Dang et Alla sur la voie du rapprochement

Il n’a pas fallu attendre trop longtemps, lors de ce débat entre Pierre Alla et André Dang, accompagnés pour l’occasion par Philippe Gomès, pour que le PDG de la SMSP et le président du conseil d’administration de la SLN se répondent au coup par coup, laissant au député de la seconde circonscription le rôle de porteur de micro. La montée dans le capital de la Société le nickel a bien évidemment été le gros point de crispations. Selon M. Alla, cette prise de majorité calédonienne (50,01%) est une interprétation qui n’est pas partagée par la SLN. « Cette option n’existe pas, elle ne peut être que l’aboutissement d’une négociation avec un prix. »

Mais pour M. Dang, l’opportunité existe bel et bien puisqu’il y a possibilité d’échanger les actions Eramet en actions SLN. En 2007, par exemple, 1% d’Eramet est devenu 4% dans la Société le nickel. « Les 50,01% sont donc toujours d’actualité. » Cependant, pour le PDG de la SMSP, l’essentiel c’est la ressource minière. « Les chiffres de la DIMENC et de madame Duthilleul sont faux. » Fort de l’exemple du Koniambo, pour lequel Eramet avait indiqué que ses ressources étaient insuffisantes avant que la SMSP ne démontre le contraire, M. Dang a donc insisté sur les grands écarts qui peuvent exister entre les prévisions et la réalité, mais aussi sur cette carence de sa société qui n’a jamais eu de titres miniers. « La SLN est un bel outil, mais elle n’est plus compétitive. » En réponse, M. Alla a indiqué qu’il ne voulait pas rentrer dans une querelle de chiffres – défavorables ? – et que le rapport Duthilleul – si décrié – démontrait que le modèle SLN restait encore le meilleur. 

« Faire du gagnant-gagnant »

 C’est alors que le troisième intervenant est entré en scène. Après avoir indiqué que la SLN devait être calédonienne, sous conditions (lire ci-dessous), M. Gomès en a appelé à la bonne volonté de chacun. Alors que la SMSP a besoin de minerai pour la seconde tranche de son usine en Corée du Sud et que la SLN en dispose sur ses mines  inexploitées ou à teneur faible, « ne peut-on pas commencer à faire du gagnant-gagnant ? ». A cette invitation, M. Alla a évoqué un chemin tracé qui mérite d’être exploré, mais le modèle de gestion calédonienne, comme celui d’Aircalin par exemple, « n’est pas celui auquel aspire la SLN ». Et comme la solidarité existe déjà avec la SMSP, « il faut la renforcer ».

De son côté, M. Dang a indiqué le but de cette prise de majorité dans la SLN : « Nous voulons que les décisions viennent de la STCPI. » Et alors que la Société le nickel perd de l’argent, le PDG de la SMSP ne comprend pas le versement de dividendes. Tout comme M. Gomès. « Une erreur dont on n’a pas fini de payer le prix. » 

Th. S.

Le préalable à la prise de majorité dans la SLN

Une STCPI revue et corrigée

Si Calédonie ensemble a rappelé qu’il faut que la SLN soit calédonienne, Philippe Gomès n’a pas manqué d’assortir cette ambition d’un préalable concernant la société qui porte les actions de la Nouvelle-Calédonie dans le capital d’Eramet et dans celui de la Société le nickel. Premier point, la présidence de cette STCPI ne doit plus être réservée à la seule Province nord. Ce n’est plus possible. Second point, rendre plus égalitaire la répartition des dividendes. Non plus 75% pour le Nord et les Îles et 25% pour le Sud, mais 50-50. Troisième point, dimensionner autrement cette société pour en faire un outil plus performant. A ces éventuels changements, André Dang n’a rien opposé, déclarant qu’elles étaient tout à fait envisageables.

 

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