L’année 2013 est terminée, il était temps !

Il était temps en effet que nous nous retrouvions en 2014, l’année tant attendue. Elle va permettre aux uns et aux autres de se positionner et aux électeurs en hâte de s’exprimer, de pouvoir dire ce qu’ils pensent des cinq années écoulées. 2014, l’année de la parole

 

En mai prochain, les citoyens calédoniens seront appelés aux urnes pour désigner ceux qui siègeront dans les trois assemblées de Province et au Congrès. Ces élections, outre qu’elles désigneront les élus de la dernière mandature de l’Accord de Nouméa, celle de l’avenir, des discussions ou du référendum, vont permettre de juger ce qui a été fait depuis 2009. Une sorte de scrutin bilan. Et il s’en est passé des choses ! 

= Les non-indépendantistes

Que conserverons-nous de cette mandature 2009-2014 ? Que Jacques Lafleur est mort… Plusieurs fois. Avant de nous quitter, il aura même vécu la décomposition de son dernier parti, mais aussi le drapeau puis l’oubli. Nous retiendrons que nous sommes passés de la purge de l’indépendance à une coalition de gouvernement qui nous a conduit dans le mur avant que le parti de Pierre Frogier, en délicatesse avec l’UMP, ne mette encore une fois – la dernière ? – une barre à droite pour tenter de faire bonne figure. 

Il faut faire oublier tant de choses à des électeurs déboussolés. Nous retiendrons que Simon Loueckhote, élu en 2009 avec l’Avenir ensemble, sera passé d’un côté et de l’autre puis d’un côté et de l’autre, avec la certitude d’être à chaque fois dans le vrai ! L’Avenir ensemble dont on constate qu’il ne reste plus rien aujourd’hui que quelques élus hagards et prêts à tout pour être accueillis sur une liste… N’importe laquelle ! On retiendra enfin que Philippe Gomès, tout heureux de son score aux provinciales de 2009, finit mieux cette mandature qu’il ne l’avait entamée. Éjecté de la présidence du gouvernement – s’y sentait-il à l’aise ? –, le voilà député, dans des habits qui finalement lui siéent plutôt bien. 

= Les indépendantistes

Chez les indépendantistes, aussi, on n’est pas mécontents de voir s’achever cette mandature. Contrairement aux apparences, elle laisse plus de division qu’elle n’a provoqué de rapprochement. L’affaire de la coalition dans laquelle ont trainé l’UC et le Parti travailliste a laissé des traces et suscité bien des rancœurs. Le PALIKA, qui n’a jamais oublié qu’il était un parti de gauche, n’a jamais avalé que des indépendantistes, pour une question de postes et d’avantages, trainent leurs guêtres du côté du grand capital… 

Les élections de mai prochain vont également permettre une clarification que les indépendantistes appellent de leurs vœux, au FLNKS et dans les autres tendances, on est presque impatient de pouvoir se compter. En définitive, puisque l’on parle d’arithmétique électorale, ce sur quoi les uns et les autres vont devoir travailler concerne l’abstention qui privilégie les systèmes établis et les conservatismes. Le changement, que certains prédisent pour l’an prochain, n’est envisageable qu’à la condition que les électeurs se mobilisent.

Thierry Borde

@ ThBorde

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s