Petite anthologie du Brotisme ordinaire (chapitre 2)

AGE_1111232627.jpgEnsuite, lorsqu’il est question d’aborder la restriction des ventes d’armes, qui devait intervenir dès janvier, M. Brot indique ne pas en savoir plus sur le sujet. Il  fustige même « le temps que la bureaucratie met pour pondre un texte ». Une réaction incompréhensible puisque le Haussaire – énarque capable de traiter n’importe quel sujet en deux parties et quatre sous-parties – est lui-même un pur produit de cette bureaucratie qu’il dénigre.

Et lorsqu’on ose l’interroger sur le sentiment d’insécurité et la délinquance qui augmente, le représentant de l’Etat coupe la parole et tempête : « Non, non, il n’y a pas de sentiment d’insécurité. Ça n’existe pas. Il y a de la sécurité ou de l’insécurité ». Et il poursuit sur les données à deux chiffres en zone gendarmerie sans préciser ce qu’il entend par là. Si les auditeurs ont compris quelque chose, c’est qu’ils sont très forts. Mais surtout, le Haussaire botte en touche immédiatement en rappelant : « Mais vous savez, l’insécurité, ce n’est pas seulement l’affaire de l’Etat ».

Ah bon ! Mais l’affaire de qui alors ? Est-ce une manière de suggérer aux simples citoyens qu’ils doivent assurer eux-mêmes leur propre sécurité ? Il semble pourtant que seul l’Etat détient la légitimité pour faire usage de la force afin de rétablir l’ordre. Si l’Etat n’est plus seul à détenir ce pouvoir, qui donc sont ceux qui peuvent réprimer l’insécurité ?

Maudite bureaucratie

Un même constat d’impuissance concernant la vie chère. Lorsqu’on demande à M. Brot, garant de l’application de cet accord entériné au Congrès, ce qu’il peut faire, il déclare ne pas être content et minimise la situation en considérant qu’il ne s’agit que d’un « incident de parcours ». Mais le meilleur est à venir, quand il s’agit d’évoquer les raisons de la révocation de la mission de Jean-Pierre Lieb, venu à la demande du président du Congrès. Qui a donc annulé ? « C’est l’Etat », mais il s’agit « d’une viscosité bureaucratique » dont il ne faut pas « faire un pataquès ou un fromage ». Forcément, rien de bien anormal à ce que l’Etat réponde favorablement à la demande de Roch Wamytan, qu’il dépêche un missionnaire avant de revenir sur sa décision et de le remettre dans l’avion avant même qu’il puisse effectuer son travail. Encore une conséquence de cette maudite bureaucratie… Personne n’est donc fautif.

A suivre

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