Petite anthologie du Brotisme ordinaire (chapitre 3)

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Il n’empêche, le Haussaire, dépositaire des pouvoirs de la République comme il aime tant le rappeler, se défend, arguant qu’il n’a pas été mis « dans la boucle » car avec lui, «  ce machin ne se serait pas produit comme ça ». Et il se justifie. Il était en Basse-Bretagne où il tentait de « résister aux intempéries » quand « nuitamment », il a été informé de cette affaire, que « c’était malencontreux de faire cette mission à ce moment-là parce que le sujet est grave » et enfin que cette même affaire « n’est pas passée par les services normaux de l’Etat ». Vous avez dit scoop ? Faut-il en déduire qu’il y aurait des services parallèles ?

Jean-Jacques Brot en conclut qu’il « ne se sent pas du tout responsable », mais que, néanmoins, il prend sa part « pour le compte de l’Etat ». Et d’ajouter : « Parce que christiquement, je me prenais les péchés de l’Etat sur ma tronche. » Pour en finir sur le sujet, il a précisé : « Il y a aussi un Etat qui continue à exister dans ce territoire. J’existe. » Pur ceux qui ne l’auraient pas encore compris : l’Etat, c’est lui.

Pro-Backes

Interrogé sur son sujet préféré, le transfert de la sécurité civile, « l’Etat » nous dit, à propos de la nomination d’Eric Backes : « Ce candidat m’a l’air tout à fait bien » avant de préciser « je le connais personnellement, il est très bien ». En effet, ils auraient une expérience en commun : « un stage en préfecture de sécurité civile », plus vraisemblablement un stage de sécurité civile en préfecture. Il aura donc fallu que l’Etat vienne à la rescousse et délivre ce satisfecit pour que la candidature si décriée du mari de la « ministre » soit légitimée. Il est vrai, toutefois, qu’un stage en préfecture permet d’acquérir quelques connaissances bureaucratiques.

De plus, si le Haussaire se déclare satisfait des efforts déployées par le gouvernement – il peut l’être car ce ne sont pas les moyens transférés par l’Etat qui ont permis de réaliser ce qui a été mis en place en trois mois par deux ou trois sapeurs-pompiers locaux –, il affirme aussi être « en ordre de bataille en cas de coup dur ». Avec quoi ? Un commandant de sapeur-pompier qu’il fait venir de Métropole et avec lequel il avait travaillé lors de la tempête Xynthia ?

On peut toutefois s’interroger : un officier de sapeurs-pompiers, même expérimenté, est-ce suffisant puisque, dans le même temps, le lieutenant-colonel Vidot doit mettre fin à son détachement car il ne convenait pas à M. Brot.

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