Pascal Vittori : « On parle de cinq à sept listes, il ne va donc pas falloir éparpiller les voix »

VittoriSix ans après un premier échec à Boulouparis, Pascal Vittori repart en campagne pour tenter de battre enfin Alain Lazare. Un duel très particulier entre deux candidats qui sont également vice-président de la Province sud. En 2008, le candidat Avenir ensemble avait dénommé sa liste « Boulouparis autrement » ; six ans après, elle est rebaptisée : « Boulouparis en mieux ». Suffisant pour être le meilleur ?

l’Eveil : En ce mois de février, comment abordez-vous cette campagne municipale à Boulouparis ? Vous ressentez une réelle envie de changement dans cette commune dirigée depuis de nombreuses années par Alain Lazare ?

Pascal Vittori : Il y a une envie de changement oui. La difficulté, c’est la multiplication des listes. On parle de cinq à sept listes, il ne va donc pas falloir éparpiller les voix. Pour rester efficace, il faudra voter utile.

Lors du précédent scrutin, dans cette même commune, vous aviez été battu plutôt sèchement par Alain Lazare à l’issue du premier tour. Vous avez tiré des leçons de cette défaite en 2008 ?

Je ne considère pas avoir été battu sèchement la dernière fois. Alain Lazare avait fait un bon score, plus de 60%, mais j’ai également réalisé un bon résultat pour quelqu’un qui se présentait pour la première fois. J’ai obtenu 22,3%, je rappelle pour mémoire que Simon Loueckhote sur Nouméa avait fait 17%, que Jean-Pierre Aïfa avait été élu maire de Bourail alors qu’il avait fait 27% au premier tour. Plus de 22% pour une première élection, ce n’est pas ridicule. Cette année, compte tenu du nombre de listes, ceux qui seront capables de conserver une stabilité de leur électorat auront toutes leurs chances.

« Ma tentation, c’est de regrouper l’ensemble des loyalistes »

Vous êtes vice-président de la Province sud, tout comme Alain Lazare, le maire de Boulouparis et futur adversaire, cela génère de l’animosité et des tensions au sein de l’exécutif provincial ?  

Il n’y a pas de difficultés particulières pour travailler à la Province sud. Il faut bien dissocier cette collectivité, où il n’y a plus de majorité depuis 1995, où les partis loyalistes ont le devoir de se regrouper dans une majorité pour faire fonctionner les institutions, et puis les élections municipales où chacun a la possibilité de s’exprimer, de faire des propositions. Je rappelle que ma liste à Boulouparis s’appelle « Boulouparis en mieux » et que c’est une liste d’entente communale, sans étiquette politique, sur laquelle on retrouve des gens de tous les partis de droite.

Vous êtes centriste depuis fort longtemps. Nos deux députés sont affiliés à l’UDI à l’Assemblée nationale. Cela vous rapproche ou non ?

Il n’y a pas d’échanges localement. Il faut savoir que l’UDI est une fédération de partis politiques. Les deux députés ont adhéré directement à la fédération, moi je suis le représentant du Nouveau Centre, l’un des mouvements les plus importants de l’UDI. Aujourd’hui, chacun suit son propre chemin sans que cela ne pose de problèmes particuliers.

Dans le cadre d’un second tour, vous seriez tenté de panacher et de vous allier. Si oui, avec qui ? 

Ma tentation, c’est de regrouper l’ensemble des loyalistes. Si j’arrive en tête, c’est la proposition que je ferais. Je proposerais à tous les loyalistes de se regrouper derrière moi afin de constituer une majorité pour diriger la commune de Boulouparis.

Propos recueillis par Th. S.

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