Pezet, l’homme qui tombe à PPIC ?

Michel Pezet, un avocat socialiste condamné en 1998.

Michel Pezet, un avocat socialiste condamné en 1998.

La Province sud a donc choisi un avocat socialiste, par ailleurs élu (député de 1986 à 1993), à la carrière pour le moins détonnante. En effet, dans l’affaire Urba, où il avait été mis en cause en 1991, la justice avait innocenté Michel Pezet le 16 décembre 1998 de toute accusation d’enrichissement personnel mais l’avait condamné pour « recel de fonds utilisés [pour un financement politique] en dehors de tout enrichissement personnel ». C’est donc ce même homme, Michel Pezet, que la Province sud est allé chercher pour relancer l’affaire des PPIC (Programme provincial d’insertion citoyenne) à quelques mois des provinciales. Un choix qui n’a pas été du goût de tout le monde au sein du Barreau calédonien où on s’est étonné, parfois publiquement, de cet appel « à un socialiste » de la part d’une collectivité qui ne cesse de se réclamer UMP et de droite.

Toutefois, il y a peut-être une explication à tout ça. En effet, ces derniers mois, Claude Benitah, homme de réseaux au passé sulfureux, est parvenu à faire sa place dans le parti de Pierre Frogier. On l’a même vu à Païta lors du congrès du Rassemblement. On ne sait pas quel est son rôle exactement, mais M. Benitah se voit visiblement confier des missions et il fréquente des cadres du Rassemblement comme Bernard Deladrière et Cynthia Ligeard. De plus, il est originaire du Sud de la France (Cannes), pas loin du Marseille de Michel Pezet… Et les deux hommes sont également et surtout franc-maçons. On peut donc penser que ces proximités sont à l’origine du déplacement de l’avocat socialiste à Nouméa.

Michel Pezet est-il parvenu pour autant à rallumer la flamme d’une affaire déjà classée ? Voire… Pour l’heure, la présidente de la Province sud a été entendue. Et Philippe Gomès n’a pas manqué de souligner son étonnement de voir cette affaire d’emplois accordés notamment à la communauté wallisienne et futunienne resurgir à trois mois des provinciales. Comme un arrière-goût de Spot, cette autre affaire pour laquelle le député de la seconde circonscription avait été inquiété avant d’être blanchi. Pour l’heure, il est bon de le rappeler, seul Harold Martin, le président du gouvernement et maire de Païta, se présente en candidat mis en examen. Et doublement… Ce qui n’est pas commun.

Th. S.

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