Haut-commissariat : la mystique de l’Etat… Beaucoup de communication mais peu de moyens

Le Haut-commissariat de la République nous informe qu’un chef d’Etat-major de la zone de défense et de sécurité vient d’être nommé, lequel affirme d’ores et déjà : « Nos forces sont à disposition ». Outre le fait que l’on peut se demander de quelles forces il s’agit – sans doute celles des FANC et de la gendarmerie –, on peut espérer que le Haussariat, qui ne dispose plus de moyens, ne reprenne pas à la Nouvelle-Calédonie le véhicule qu’il avait acheté juste avant le transfert de compétence de la sécurité civile pour l’attribuer au chef d’Etat-major.

Après quelques recherches, il apparaît qu’un avis de vacance de poste avait été publié le 13 décembre 2013 pour recruter un commandant de sapeurs-pompiers chargé notamment de la planification ORSEC zonale, de la coopération civilo-militaire et de l’assistance au préfet de zone en matière de sécurité civile. Cet avis de la fin de l’année dernière ne vas pas jusqu’à préciser que le candidat sélectionné serait le commandant Préault, mais tout le monde à Nouméa savait déjà, tant Jean-Jacques Brot avait vanté les mérites de M. Préault, cet officier de sapeurs-pompiers avec lequel le Haut-commissaire « a fait Xynthia ». De là à penser que la publication de l’avis de vacance de poste était de pure forme, tout étant déjà joué d’avance, il n’y a qu’un pas…

Mais au fait, chef de quel Etat-major ? Nulle trace dans l’organigramme du Haut-commissariat d’une telle structure, dont on ne connaît pas la composition. A titre d’exemple, l’Etat-major de zone de défense et de sécurité de Polynésie française, c’est huit personnes. Combien en Nouvelle-Calédonie ? Mystère… Mais le commandant nous explique très sérieusement qu’il est responsable des accords Franz qui consiste à venir en aide à nos voisins en cas de catastrophe naturelle. A moins que ce ne soit le contraire, l’Australie et la Nouvelle-Zélande disposant de moyens beaucoup plus importants que l’Etat français pour agir dans ce domaine.

Comme l’avis de vacance de poste du 13 décembre 2013 rappelle que la loi organique « prévoit un pouvoir de substitution d’action du préfet de zone dans les cas où les autorités de la Nouvelle-Calédonie n’auraient pas pris toutes les mesures nécessaires visant à assurer la sécurité civile après mise en demeure de celles-ci », on peut supposer que Jean-Jacques Brot trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir mettre en œuvre ce pouvoir, et la mise en demeure est sans doute déjà rédigée afin de l’envoyer au gouvernement au moindre manquement de sa part. Il ne faudrait quand même pas qu’on s’imagine que les transferts de compétences s’apparentent à un désengagement de l’Etat.

Th. Squillario

3 réflexions sur “Haut-commissariat : la mystique de l’Etat… Beaucoup de communication mais peu de moyens

  1. Monsieur Squillario,
    Vous devez être bien déçu de voir que le Haut-Commissaire en Nouvelle-Calédonie informe si rapidement de la mise en place d’un qu’un chef d’Etat-major de la zone de défense et de sécurité. Vous vous étonnez également du court laps de temps entre l’appel à candidature (13/12/2013) et la nomination de Monsieur le commandant Clément Préault, arrivé sur le Territoire le 5 février dernier, en poste depuis le 10 février courant. Vous laissez même comprendre que cette appel à candidature « était de pure forme, tout étant déjà joué d’avance, il n’y a qu’un pas… » Vous connaissez bien les us et coutumes en Nouvelle-Calédonie. Mais en l’occurrence il s’agit là d’une affirmation purement gratuite qui pourrait vous attirer des poursuites.
    En somme vous êtes mécontent de la mise en place de cet Etat-Major. Quel Etat-Major dites vous ? Sachez, qu’en Métropole il existe une organisation composée de réservistes et apte à assurer ce rôle. Les dispositions sont sans doute différentes ici, mais Monsieur le Haut-Commissaire n’est pas tenu d’expliquer la disposition et la mise en place de ces moyens.
    Vous pensez tout bonnement que le Haut-Commissariat « trépigne » d’impatience pour recourir à une réquisition Vous oubliez, Monsieur Squillario que, dans cette éventualité c’est la vie et la protection des calédoniens qu’il assurerait.
    Noter qu’il aurait déjà pu prendre ce genre de réquisition lorsqu’il s’agissait d’empêcher le chef du gouvernement à s’envoler vers la Polynésie alors que les calédoniens étaient dans la rue. Que c’est lui
    qui a réuni les protagonistes afin de trouver un accord sur la vie chère.
    Ne vous en déplaise la Nouvelle-Calédonie a trouvée un homme sans couardise, probe et intelligent, ce qu’elle n’avait pas eu depuis fort longtemps.
    J.Plusquin

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