Machoro : la vérité sur ce recueillement annulé si controversé

Machoro : la vérité sur ce recueillement annulé si controversé
Au départ, Jean-Jacques Brot avait accepté de se recueillir sur la tombe d'Eloi Machoro.

Au départ, Jean-Jacques Brot avait accepté de se recueillir sur la tombe d’Eloi Machoro.

L’incident qui a empêché le gouvernement de se réunir mardi 18 février est plus ou moins lié à cette visite prévue puis annulée du Haut-commissaire à Nakéty. En cause, ce passage sur la tombe d’Eloi Machoro soi-disant refusé par Jean-Jacques Brot. Mais cette affaire va beaucoup plus loin…

 

 

Tout le monde en est resté, dans cette discorde entre le représentant de l’Etat et Gilbert Tyuienon, à cette récusation – justifiée pour les uns et surprenante pour les autres – de Jean-Jacques Brot, finalement peu enclin à aller se recueillir sur la tombe d’Eloi Machoro. Pourtant, selon nos informations, lors des premières réunions à la suite des incidents sur les mines Ballande et NMC de Nakéty, le Haussaire avait donné son accord.

Des coutumiers de l’aire Xaracuu étaient présents qui s’en souviennent parfaitement et rappellent même que M. Brot avait utilisé des mots qui les ont parfois étonnés : « ces connards de la droite ». En fait, le représentant de l’Etat devait, en effectuant cette halte, ouvrir la voie à un François Hollande, dont la visite est prévue à la fin de l’année.

Comme à Ouvéa…

Car le président de la République avait prévu lui aussi – est-ce encore le cas ? – de venir se recueillir à Canala sur la tombe d’Eloi Machoro. Non pas pour saluer celui qui est toujours considéré par certains comme « le chef de guerre du FLNKS » des années 1980, mais pour débuter, comme cela a été le cas à Ouvéa, un processus de réconciliation. Sur cette île des Loyauté, après de longues années de palabres, on peut considérer qu’un grand pas a été effectué entre la population et les gendarmes.

A Canala, le vice-président du gouvernement et quelques autres veulent également entamer un même type de rapprochement entre les habitants de la commune et la gendarmerie nationale. Le Haut-commissaire devait faire le premier pas, mais il a finalement reculé au dernier moment. Et sur Radio Djiido, le 21 février, il est sans doute encore allé trop loin : « S’agissant de Canala, j’attends naturellement autre chose que d’être traité comme un benêt qui ne connaitrait pas l’histoire de la Nouvelle-Calédonie ou comme une baderne qui se prosternerait n’importe comment pour n’importe quoi. »

Jean-Jacques Brot pensait sûrement que l’on pouvait tout dire ici, mais il vient de se rendre compte que ses nombreux dérapages incontrôlés, s’ils ont pu faire plaisir à une partie de la population, n’ont pas été du goût de l’Etat. Il doit également savoir aujourd’hui que les coutumiers présents à Canala n’ont pas vraiment apprécié qu’il ne tienne ni sa parole ni ses engagements…

Th. S.

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