Le FLNKS sûr de son bon droit, le droit français

Le FLNKS sûr de son bon droit, le droit français
Gérard Reignier est persuadé que le droit français va dans le même sens que les aspirations du FLNKS.

Gérard Reignier est persuadé que le droit français va dans le même sens que les aspirations du FLNKS.

Le Front indépendantiste vient de s’exprimer sur le dossier du corps électoral. A la manœuvre, Gérard Reignier (Union calédonienne) et Charles Washétine (PALIKA) qui ont affiché une redoutable sérénité. Presque trop sûrs de leur fait… 

Si la droite calédonienne semble plus que jamais préoccupée par ces nombreuses radiations initiées par Roch Wamytan, les indépendantistes, eux, apparaissent plus que jamais tranquilles. Lors de ce rendez-vous avec la presse, dans les locaux de l’Avenir, ils ont souhaité refaire un bref historique de l’évolution du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Un rappel, de l’époque Messmer (sa lettre de 1972) jusqu’aux engagements de campagne du candidat Hollande en 2012, en passant par le gel de 2007, pour tenter de mieux expliquer le sens de leur démarche. Au passage, Gérard Reignier a expliqué que cette mise à jour du tableau annexe était déjà évoquée, en décembre 2006, dans le rapport du député Didier Quentin, mais aussi en janvier 2007, dans le rapport du sénateur Jean-Jacques Hyest.

« La responsabilité de l’Etat aurait voulu qu’il s’engage à aller jusqu’au bout », a martelé le secrétaire général de l’UC pour justifier tout ce temps perdu et ce calendrier désormais si tendu avec la proximité des provinciales. Après avoir remercié Jean-Jacques Brot d’avoir retrouvé la liste générale de 1998, M. Reignier a admis, dans le contexte de radicalisation actuel, que « le travail ne sera pas facile », mais également que « la logique de la fin de décolonisation doit prévaloir, dans le respect de l’Accord de Nouméa et de la Constitution française ».  Le Front indépendantiste estime, en effet, que la lecture du droit et des jurisprudences de la Cour de cassation va dans son sens et qu’il obtiendra donc gain de cause. Et lorsqu’il a été question de la récente intervention de Jean-Marc Ayrault, en réponse à Sonia Lagarde à l’Assemblée nationale, M. Reignier a avoué que l’Etat avait donné suffisamment de garanties sur le sujet. Et que ces assurances allaient dans le même sens que les objectifs indépendantistes… Si certains estiment aujourd’hui que cette affaire est réglée, nous sommes loin de partager leur avis.

Au passage, le FLNKS ne s’est pas gêné pour contrarier les plans de Pierre Frogier. En effet, selon le secrétaire général de l’Union calédonienne, il n’est pas question ni de repousser les élections provinciales ni de réunir de toute urgence un comité des signataires. Lundi 3 mars, les juges vont donc débuter leurs travaux et les contrôles dans les commissions mises en place pour cela. C’est seulement là, et pas ailleurs, que nous aurons les premières réponses aux questions qui se posent. Encore une fois, entre les dires des uns et les garanties des autres, il faut se montrer extrêmement prudent.

Th. S.

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