Pour Didier Julienne, en l’état actuel, on ne peut pas sauver la SLN

Pour Didier Julienne, en l’état actuel, on ne peut pas sauver la SLN
Didier Julienne estime que la SLN ne peut pas s'en sortir si elle ne change pas.

Didier Julienne estime que la SLN ne peut pas s’en sortir si elle ne change pas.

Interrogé par Alain Jeannin de France Ô, le stratège des ressources naturelles, qui intervient dans l’industrie, la finance et auprès de gouvernements, est très sceptique sur les capacités de la Société le nickel à surmonter la crise actuelle. Dangers…

Le spécialiste nickel de France Télévisions vient de nous proposer une excellente interview de Didier Julienne. Ce fin connaisseur du monde des entreprises minières a donc été naturellement interrogé sur l’état d’Eramet et surtout de sa filiale calédonienne. Avec une question claire et sans ambiguïté : « Peut-on sauver la SLN, l’une des plus anciennes usines de nickel au monde ? ».

Et la réponse de M. Julienne est sans appel. « Non, je ne le crois plus dans les circonstances et son environnement actuels. Je pensais au sursaut lorsque je prenais la peine, par deux conférences à Nouméa et par des articles dans le journal Les Echos, de prévenir d’une surproduction du marché du nickel et par conséquent que les horizons de prix seraient une contrariété pour une SLN aux coûts élevés. Il n’y a donc pas d’effet surprise du côté des prix et ni de stratégie de communication convaincante si elle exprime réellement une soudaine et imprévue adversité du marché engendrée par son premier consommateur mondial, la Chine. »

« Changer de modèle économique »

Le stratège interrogé par France Ô parle aussi de ce mirage qui a peut-être leurré son monde. « Cela dit, une illusion fut peut-être entretenue par des prédictions financières, je veux dire non industrielle, qui annonçaient encore en juillet dernier au cours de la Conférence internationale du nickel de Nouméa que les prix 2013 seraient à 16 500 dollars US et que la perspective de 30 000 dollars était en vue. Mais à présent, les cours sont stabilisés à 13 500-14 000 dollars US. Pour sauver SLN, il faudrait radicalement changer de modèle économique et de stratégie, donc changer de gouvernance. » Bien évidemment, cet avis n’engage que son auteur, mais compte tenu de la valeur des expertises de M. Julienne, il y a bien évidemment matière à sérieusement s’inquiéter. Car la SLN est vieille, car elle ne dispose guère de marges de manœuvre et qu’on ne perçoit guère d’éclaircies à l’horizon. Chacun a également remarqué les silences de la direction depuis que Patrick Buffet, le PDG d’Eramet, a tiré la sonnette d’alarme.

Th. S.

Une réflexion sur “Pour Didier Julienne, en l’état actuel, on ne peut pas sauver la SLN

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