Pour Frogier, même après avoir vu Ayrault, rien n’est réglé

Pour Frogier, même après avoir vu Ayrault, rien n’est réglé
Pierre Frogier n'est pas parvenu à convaincre pour son comité des signataires urgent et le report des provinciales.

Pierre Frogier n’est pas parvenu à convaincre pour son comité des signataires urgent et le report des provinciales.

Après les deux députés calédoniens, Sonia Lagarde et Philippe Gomès, le sénateur Pierre Frogier est allé à son tour voir le Premier ministre à Matignon. Et si les deux parlementaires Calédonie ensemble sont ressortis rassurés, le président du Rassemblement, lui, estime toujours que rien n’est réglé dans cette affaire des listes électorales.

 

 

« Si les problèmes calédoniens pouvaient se régler avec des solutions juridiques, cela se saurait depuis bien longtemps. » A la sortie de son entrevue avec le Premier ministre, Pierre Frogier a confirmé que cette affaire de radiation des listes électorales se résume désormais à une opposition très claire : la logique juridique face à la philosophie politique.

Et si Sonia Lagarde et Philippe Gomès, après avoir vu Jean-Marc Ayrault la veille de sa rencontre avec le sénateur calédonien, ont confirmé qu’ils étaient plutôt réconfortés par la teneur des propos du locataire de Matignon, Pierre Frogier, lui, a répété que la solution au problème était politique. Selon le président du Rassemblement, la seule application du droit français ne mettra pas un terme à cette crise, alors que d’importantes élections se profilent.

Parmi les 6 720, combien sont arrivés après novembre 1998 ?

Naturellement, le comité des signataires réuni en urgence et le report du scrutin provincial voulus par le sénateur calédonien n’ont pas rencontré le succès escompté du côté du Premier ministre. Mais alors que Jean-Marc Ayrault répète donc que les personnes installées avant novembre 1998 disposent du droit de vote pour les provinciales, l’inscription sur la liste électorale de 1998 n’étant que l’un des moyens d’apporter la preuve de cette installation, il faut naturellement se demander quelle part ces personnes-là représentent parmi les 6 720 cas dénoncés par les indépendantistes.

A cette question, toujours pas de réponses claires et précises. Or, ce chiffre est important, car s’il s’avère que de nombreux cas douteux sont arrivés après novembre 1998, et qu’ils ne peuvent donc pas être inscrits sur cette liste spéciale, chacun pourra constater qu’il y a eu beaucoup de polémique pour pas grand-chose… Mais il sera alors naturellement nécessaire de s’interroger sur le laxisme ou les manœuvres de certaines mairies peu enclines à rester dans les règles.

Th. S.

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