Corps électoral : la philosophie politique remporte le premier round

Corps électoral : la philosophie politique remporte le premier round
Au Mont-Dore, un magistrat entouré d'Eddy Lecourieux (Rassemblement) et de Gérard Reignier (UC).

Au Mont-Dore, un magistrat entouré d’Eddy Lecourieux (Rassemblement) et de Gérard Reignier (UC).

Les commissions administratives chargées de réviser les listes électorales ont donc donné le ton à l’issue de la première journée, notamment au Mont-Dore. Un rejet massif des radiations demandées pour absence de preuve. Désormais, c’est du côté du Tribunal de première instance que tout va se jouer…

 

 

Si certains pouvaient penser que les douze magistrats débarqués pour siéger au sein des commissions administratives joueraient la carte de la logique juridique, force est de constater, à l’issue du premier jour de contrôle, qu’ils sont davantage habités par la philosophie politique initiée par Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre, dans sa réponse à Sonia Lagarde a l’Assemblée nationale, avait délivré le point de vue de l’Etat, suivi donc ici par les magistrats.

Sans surprise, loin des jurisprudences tant évoquées par les uns et les autres depuis des semaines, les juges ont donc demandé des preuves pour justifier de la date d’arrivée des cas douteux recensés par les indépendantistes. Du coup, en l’absence de logique juridique, il ne fallait pas s’attendre à autre chose que ces refus massifs de radiations.

Loin d’être terminé

Toutefois, il ne faut pas croire que l’affaire est réglée pour autant. En tous les cas, elle est loin d’être terminée. En effet, ces commissions ne constituent qu’un premier round, visiblement déjà perdu par Wamytan et les siens. Mais ces refus des commissions vont prochainement trouver leurs prolongements devant le Tribunal de première instance où un juge sera alors chargé de trancher.

Un juge toujours politique, comme les magistrats des commissions, ou bien alors empreint d’une autre logique, plus juridique ? Il est encore un peu trop tôt pour répondre à cette question. En outre, si ce deuxième round devait encore donner tort aux indépendantistes, nous aurons droit à un troisième round, devant la Cour de cassation, celle dont les jurisprudences (Kilikili, Jolivel et Oesterlin) font débat aujourd’hui. C’est dire si cette affaire risque encore de faire la une de l’actualité ces prochaines semaines.

Th. S.

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