Aux abois, Martin raconte n’importe quoi

Aux abois, Martin raconte n’importe quoi

Avec Harold Martin, il faut souvent s’attendre à tout, même au plus incroyable. Il y a quelques mois, en tant que président du gouvernement aux abois, il avait dressé un bilan dithyrambique de son mandat à la tête de l’exécutif. Sauf que cette élogieuse conclusion ne résistait pas à notre analyse s’appuyant sur son discours de politique générale. Plus récemment, dans le cadre de la campagne des municipales, cette fois sous sa casquette de maire sortant contraint au second tour, il accumule les propos et les démarches qui illustrent son désarroi et sa peur de perdre. Dernier exemple en date, son interview, ce mercredi 26 mars, sur les ondes de Radio Djiido.

Visiblement prêt à ratisser très large, tant il est conscient de sa pâle situation électorale, Harold Martin est allé jusqu’à annoncer que son rival, Frédéric de Greslan, avait descendu le drapeau indépendantiste de la mairie dans la nuit. Que la tête de liste Calédonie ensemble avait même profité du départ des vigiles qui surveillent la mairie jusqu’à 5 heures du matin pour effectuer cette délicate opération et que, prévenu par Gérald At-Chee de cet incident, il avait à nouveau hissé l’étendard indépendantiste. Il faut sans doute déborder d’imagination et ne pas être bien dans son paddock pour trouver pareille argumentation qui n’est en fait que pure allégation.

En effet, comme il a besoin d’aller chercher les voix un peu partout, le maire sortant de Païta se dit sûrement qu’il y a matière à en trouver dans les rangs indépendantistes qui ont visiblement choisi de demander à leurs troupes d’aller à la pêche ce dimanche. Du coup, Harold Martin tente d’appuyer là où cela peut faire mal, en l’occurrence ce double drapeau remis en question par Calédonie ensemble. Sauf que la tête de liste UC battu au premier tour nous confirme effectivement que deux drapeaux ont été enlevés à Karikouié et à la mairie, mais qu’il ne sait pas qui a bien pu effectuer cette manœuvre. D’après nos informations, Harold Martin ne serait pas étranger à cette manipulation qui témoigne, une fois de plus, de sa situation précaire et peu enviable. Toutefois, le président du gouvernement connait bien cette formule si souvent utilisée : plus c’est gros, plus ça passe… En l’occurrence, c’est tellement énorme que nous en restons tous coi.

Th. S.

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