Démons sans merveilles

Démons sans merveilles

DémonscinéPapAvec ce film adapté du livre de Mark Helprin (Winter’s Tale), Akiva Goldsman connu pour Un Homme d’Exception et de Je suis une légende se baptise à la réalisation. Mal lui en a pris car ce conte fantastique d’amour fou bravant le cours du temps se fourvoie dans une guéguerre entre des anges gardiens et des démons de seconde zone – ouh ! qu’il est méchant le Russel Crowe avec sa vilaine cicatrice – pour s’accaparer les âmes humaines. Plus manichéen, tu meurs !

Où est passé le romantisme de Quelque part dans le temps écrit par le grand Richard Matheson et dirigé par Jeannot Szwarc et à redécouvrir d’urgence ? Ici, nous n’avons que des effets spéciaux risibles (le cheval blanc ailé de Tristar qui s’est trompé de film), une bluette mièvre, des larmes de crocodiles rehaussées à la glycérine, des méchants d’opérette et cerise sur le frigo (ça se passe en hiver avec la neige, la glace et tout ça…), Will Smith en Lucifer – pour ceux qu’auraient pas compris que le Diable a une âme noire.

Résumons les clichés : la belle héritière est tuberculeuse, le beau voleur ne pourra la sauver malgré la musique sirupeuse qui dégouline des violons, les étoiles dans le ciel sont des gens gentils qui sont morts, les sbires de l’enfer ont des sales gueules et s’habillent en sombre (toujours pour ceux qui sont longs à la comprenette) et le cheval vole quand il veut vu qu’il carbure au Pégase naturel.

L’émotion est aux abonnés absents et ce conte laborieux, indigeste à force de bons sentiments, ne fera pleurer que les moins de huit ans et encore, allez savoir avec cette jeune génération… Avec en prime la présence d’Eva Marie-Saint (égérie dans les trains Hitchcockiens), seul le casting reste brillant, ce qui ne suffit pas à sauver le film. Ce fameux miracle dont le script nous rabat les ailes n’a pas lieu et la mise en scène reste engourdie. À cause du froid sans doute !

Rolross

 

Un amour d’hiver de Akiva Goldsman – USA – Romance Fantastique avec Colin Farrell, Russell Crowe, Jennifer Connely, Jessica Brown Findlay, William Hurt, Eva Marie-Saint, Will Smith – 1 h 58.

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Inutile de vous les geler en salle.

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