Des bilans, mais quelles perspectives ?

Des bilans, mais quelles perspectives ?

Cette campagne provinciale focalise davantage aujourd’hui sur les rivalités entre partis que sur de véritables propositions pour l’avenir. Pourtant, les sujets ne manquent qui demandent des éclaircissements et des projections…

 

Que faut-il attendre de cette campagne provinciale 2014 ? A moins d’un mois du scrutin, force est de constater que nous sommes loin de connaître un débat constructif entre les différentes listes en présence. Pour l’heure, chacun s’échine à torpiller l’autre, l’accusant de tous les maux. Par exemple, lorsque Calédonie ensemble sort un bilan peu glorieux et enthousiasmant des équipes au pouvoir, basé sur quelques éléments emblématiques et significatifs, le Rassemblement-FPU organise une conférence de presse pour y répondre, évoquant des « mensonges » et une « campagne de caniveau ».

Des critiques, des piques, mais toujours rien, pour l’heure, dans le registre des projets de sociétés pour l’avenir. Il y a donc tout lieu de penser que cette élection, comme tant d’autres avant elle, se jouera sur l’affect et que les Calédoniens voteront d’abord pour celle ou celui qui semble leur donner le plus confiance pour gérer au mieux l’avenir dans cette dernière ligne droite de l’Accord de Nouméa.

La campagne électorale toujours peu propice aux vérités

En outre, comme il ne faut jamais trop attendre que les vérités sortent lors d’une campagne électorale, il y a tout lieu de penser que les nombreux sujets importants seront occultés ou bien alors qu’ils recevront quelques lieux communs en guise de réponses aux problèmes qu’ils peuvent poser. Par exemple, un universitaire polynésien a expliqué récemment, dans les travées du Congrès, que l’économie calédonienne devait impérativement se réformer, que sa crise n’était pas conjoncturelle mais bien structurelle…

Qui, parmi les candidats à cette course provinciale, a répondu à Florent Venayre ou exposer des pistes pour s’en sortir ? A notre connaissance, personne. Et bien d’autres dossiers vont sans doute subir le même sort, tant ils nécessitent des remèdes qui ne vont pas plaire à la majorité de la population. Mieux vaut donc ne pas en parler, il sera grand temps de le faire une fois élu, face aux implacables réalités. Pour l’heure, il est seulement question de déficits et de milliards à trouver… Le 12 mai, il s’agira de combler ses trous avec de nouvelles sources de financement. Sans craindre la rébellion des urnes…

Th. S.

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