Fin de la procrastination, place à l’action

Fin de la procrastination, place à l’action

La Nouvelle-Calédonie est devenue une grande adepte, comme l’Etat français, de cette tendance à tout remettre à plus tard. Mais aujourd’hui, l’urgence est de mise… Et plutôt que de procrastiner, il faut agir

 

Faut-il s’étonner du récent bilan très morose présenté par l’IEOM pour l’année 2013 ? Non bien évidemment. Déjà, durant les années de vaches grasses, entre 2004 et 2009, lorsque le même Institut s’enthousiasmait pour la formidable croissance de la Nouvelle-Calédonie, nous mettions en garde sur les aspects très provisoires, parfois même illusoires, de cette économie si florissante. Dans le même temps, nous répétions déjà qu’il fallait mettre en œuvre d’inévitables réformes, notamment dans le domaine de la fiscalité.

Toutefois, la frénésie ambiante – cette impression d’être à l’abri de tout – et un certain manque de courage de la part des élus ont totalement occulté certaines réalités qui, dans le contexte actuel, bien plus morose, rejaillissent encore plus drues et ardues. Dans le même temps, des experts – notamment Etienne Wasmer et Florent Venayre – ont également apporté leurs analyses, évoquant les limites de cette économie trop publicisée et ce besoin impérieux de la réformer. Il n’empêche, ces conclusions ne semblent pas encore avoir trouvé le moindre prolongement dans les programmes de nos partis politiques. Comme s’il était dangereux d’aborder cet autre sujet fâcheux qui, sans réelles solutions, nous conduira dans un mur dont nous sommes déjà si proches.

Plus le temps…

A l’instar de l’Etat français, la Nouvelle-Calédonie est devenue une grande adepte de la procrastination, cette tendance à tout remettre systématiquement au lendemain. Depuis plus de trente ans maintenant – de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy en passant par Jacques Chirac –, ils ont été nombreux les présidents de la République à croire qu’ils avaient le temps de ne pas réformer. Et aujourd’hui, François Hollande n’en a plus du temps, oppressé qu’il est par les réalités européennes et économiques.

Il en va de même pour la Nouvelle-Calédonie qui n’a pas daigné, durant ses belles années, se remettre en question. Mais en 2014, alors que la crise est là, avec ses problèmes structurels, elle ne peut plus fermer les yeux. De la réduction des inégalités au toilettage de la fiscalité en passant par une réforme de sa Fonction publique, les défis ne manquent pas, qui ne pourront être une nouvelle fois balayés du revers de la main par les élus qui prendront le pouvoir le 12 mai.

Th. S.

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