L’UCF annonce ses couleurs

L’UCF annonce ses couleurs

La liste menée par Sonia Backes était en réunion ce soir à la Belle Vie. L’occasion de présenter les grandes lignes de son programme. Sans surprises…

Gil Brial est le seul leader de l'UCF à ne pas s'être exprimé ce mercredi soir à l'Apetahi.

Gil Brial est le seul leader de l’UCF à ne pas s’être exprimé ce mercredi soir à l’Apetahi


Ils étaient presque tous là, à l’exception d’Isabelle Lafleur, les leaders de l’Union pour la Calédonie dans la France. Et ils ont été trois – Philippe Blaise, Sonia Backes et Gaël Yanno – à prendre la parole dans le restaurant l’Apetahi devant une cinquantaine de personnes. Mais c’est l’intervention de l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa qui a été la plus intéressante. En effet, le grand battu des municipales à Nouméa a exposé les grandes lignes du programme de son mouvement. « L’UCF souhaite dire avant l’élection ce qu’elle fera après. »

Sans prononcer le terme de fédéralisme, qu’il a pourtant souvent mis en exergue il y a de nombreux mois, Gaël Yanno a donc expliqué les quatre grands thèmes prioritaires de la liste désormais conduite par Sonia Backes. Primo, le lien avec la France qui ne peut se concevoir que « dans la République française ». Secundo, un arrêt des transferts de compétences. « La Nouvelle-Calédonie a été gavée de compétences. Il n’est pas question du transfert des compétences régaliennes mais aussi des compétences de l’article 27. »

« Parler d’une seule voix »

Tertio, le corps électoral. « Il nous faut retrouver un corps électoral glissant », a répété Gaël Yanno qui ne peut entrevoir l’avenir et les prochaines discussions sans que ce sujet ne soit abordé. Enfin, la clef de répartition qu’il faut rediscuter. « Une remise à plat est nécessaire, la Province sud est étranglée. » Ce projet est accompagné d’une méthode. « Les loyalistes qui seront élus devront se mettre autour de la même table afin d’obtenir une majorité au Congrès et au gouvernement. Il nous faudra également parler d’une seule voix face aux indépendantistes. » Et surtout pas de discussions particulières avec l’Union calédonienne ou le PALIKA pour une UCF qui aspire à concevoir un même projet avec l’ensemble de son camp. Sur quelles bases ? Vous avez dit vœu pieux ?

Comme il l’a déjà souvent dit, l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa a répété qu’il ne fallait pas attendre pour le référendum. « S’il y a une volonté d’avancer, d’aboutir, tant mieux. Sinon, pour éviter l’instabilité et l’insécurité, plutôt que d’attendre quatre ans, il faut demander un référendum rapidement. » Gaël Yanno a même estimé que la Nouvelle-Calédonie pourrait « en crever » de trop attendre. Message reçu cinq sur cinq par tout le monde ? L’avenir nous le dira vite… D’abord dans les urnes.

Th. S.

2 réflexions sur “L’UCF annonce ses couleurs

  1. Pingback: Le public de l’UCF : quelques enseignements… | l'Eveil calédonien

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