Le public de l’UCF : quelques enseignements…

Le public de l’UCF : quelques enseignements…

En réunion ce mercredi 16 avril à l’Apetahi, la liste menée par Sonia Backes s’est prêtée au jeu des questions-réponses face à la cinquantaine de personnes qui avaient fait le déplacement.

 

Après l’exposé de Gaël Yanno sur le programme de l’Union pour la Calédonie dans la France, la parole a été logiquement donnée au public lors de cette réunion de campagne. Le corps électoral a été un sujet souvent évoqué. D’abord par une résidente arrivée en 2004 qui s’est qualifiée elle-même comme une « sous-citoyenne ».

Cette personne se demandait si elle serait en mesure de voter lors du référendum de sortie, ce à quoi il lui a bien évidemment été répondu par la négative. Toutefois, cet exemple démontre combien il aurait été opportun, comme le souhaitaient certains, de distribuer une brochure à l’arrivée à La Tontouta afin de permettre à chacun de savoir exactement où il met les pieds.

Dans un autre registre, un solide gaillard, « fidèle de Jacques Lafleur », s’est étonné que le gel du corps électoral n’ait pas fait descendre plus de monde dans les rues, comme cela avait pu être le cas, pour d’autres raisons, en 1985. Visiblement, ce partisan de l’UCF ne comprenait pas très bien cette résignation ambiante.

Gomès comparé à Louis XIV

Et puis il y a eu le registre consacré à Philippe Gomès. Avec un public très partagé sur le sujet. D’un côté, un Dominique Frontier clamant que l’UCF n’est pas « assez méchante » avec le leader de Calédonie ensemble et qu’il « faut le bombarder ». Une autre personne comparant le député à Louis XIV. De l’autre côté, cependant, certains qui assènent qu’il « ne faut pas se tromper d’ennemi »… qui est d’abord le FLNKS. Néanmoins, Gaël Yanno a vite réagi, déclarant qu’il n’est pas question d’employer le terme « ennemi », mais plutôt « rival » ou « adversaire ». Nul doute que la campagne municipale a fait comprendre à l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa qu’il faut soigner son vocabulaire et utiliser des mots adéquats.

Il n’empêche, en conclusion de cette réunion, Sonia Backes a voulu clairement démarquer son UCF du Rassemblement-FPU et de Calédonie ensemble : « Pierre Frogier a été faible avec les indépendantistes, Philippe Gomès le sera également. » Sous-entendu, moi, je serais ferme. Cependant, au vu des priorités présentées par l’Union pour la Calédonie dans la France, il faudra sans doute un peu plus que de la fermeté pour espérer convaincre les partenaires de l’Accord de Nouméa du bien-fondé de ce programme basé sur le stand-by à tous les niveaux…

Th. S.

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