L’union non-indépendantiste après les élections ? Pas si simple

L’union non-indépendantiste après les élections ? Pas si simple

Ils seraient donc prêts à se retrouver à l’issue du scrutin du 11 mai. Divisés et chacun de leur côté avant, mais réunis après… c’est promis. Toutefois, quelques lourdes divergences laissent à penser que cette nouvelle union espérée ne sera pas évidente…

 

Ils s’invectivent et se critiquent durant le campagne et lorsque les urnes auront rendu leur verdict, ils est donc question de tout oublier pour se réunir au sein d’un même camp. Cette énième promesse n’engage bien évidemment que ceux qui la reçoivent, d’autant que le précédent en la matière, à savoir le pacte républicain scellé après les provinciales de 2009 entre le RUMP, Calédonie ensemble et l’Avenir ensemble n’a duré que quelques mois avant de voler en éclats.

Cinq ans après, il est d’ailleurs fort possible que ce soit le grand exclu de ce pacte, le parti de Philippe Gomès, qui arrive en tête et qui soit donc en position de force à l’issue du scrutin. Le Front pour l’unité et l’UCF seront-ils capables de s’asseoir autour de la même table que Calédonie ensemble, presque obligés de suivre les conditions du vainqueur dans le Sud ? Rien n’est moins sûr…

Un point nickel qui résume tout

D’abord parce que le référendum éclairé du député de la seconde circonscription ne cesse d’être torpillé par ces deux adversaires appelés donc à devenir d’éventuels partenaires. Ensuite parce qu’il existe de profondes divergences entre Calédonie ensemble et les autres. Enfin parce qu’en matière minière, le parti de Philippe Gomès veut aller là où les deux autres ne veulent pas se rendre.

Ce seul point nickel résume les difficultés à venir dans le cadre d’une possible union post-électorale du camp non-indépendantiste. En effet, comment le FPU et l’UCF pourraient-elles accepter de monter à 51% dans le capital de la SLN alors qu’ils répètent que la Province sud en particulier et les collectivités en général ne doivent pas prendre trop de risques financiers ? Et de quelle manière ces deux mêmes partis réagiront-ils lorsque Calédonie ensemble mettra tout en œuvre pour revoir le protocole d’accord récemment signé avec Vale et Eramet pour les gisements de Prony et Pernod ? Sauf à se dédire et à se ridiculiser, on ne voit pas comment mesdames Ligeard et Backes pourraient aller dans ce même sens, effectivement…

Th. S.

2 réflexions sur “L’union non-indépendantiste après les élections ? Pas si simple

  1. Il serait sans doute décent d’attendre le résultat des urnes par respect des électeurs, avant de glorifier Gomès comme vous le faites. Le terrain au quotidien nous démontre que la suffisance et le mépris affichés par cet individu lassent, on peut observer de nombreux revirements, notamment dans le nord. Attendre et voir comme disent les Anglo-saxons.

    Envoyé depuis mon HTC

    • C’est vrai que ce sont les seules rumeurs qui restent à propager par ses détracteurs… Il n’y a ni suffisance ni mépris chez M. Philippe GOMES. En revanche, il y a une réalité terrain dans le Nord qui n’est pas du tout celle que vous voulez bien véhiculer.
      RDV le 11 mai.

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