De la mise en examen à la mise en scène

De la mise en examen à la mise en scène

Le Front pour l’unité a enfin montré Harold Martin, pourtant absent sur ses affiches électorales, sur les écrans de la campagne télé officielle. Ce mardi 6 mai, le maire de Païta a été fidèle à lui-même. Extravagant et trop peu convaincant…

MartinCampOff

 

En 2004, après le passage d’Harold Martin, pour l’Avenir ensemble, sur les écrans de la campagne télévisée officielle des provinciales, feu Jacques Lafleur n’avait pas hésité à rebaptiser le maire de Païta devenu « la marquise poudrée ». Dix ans plus tard, la nouvelle prestation officielle du candidat de la liste conduite par Cynthia Ligeard pourrait être affublée d’un nouveau sobriquet : « le signataire effarouché ». Durant ces deux minutes, en effet, celui qui est encore président du gouvernement nous a offert un grand moment télé.

Pour ceux qui l’auraient oublié, il a d’abord rappelé sa qualité de signataire qui a donc rejoint le FPU pour trouver un nouvel accord. Il a ensuite repris un argument de Philippe Gomès, clamant que les référendums ne règlent rien et qu’ils peuvent même générer de la violence. Chemise bleu foncé sur fond rose, les bras qui moulinent souvent, Harold Martin est enfin entré dans le vif du sujet au bout d’une minute. « Fort de mes cinq années à la présidence du gouvernement et de ma qualité de signataire, je dis que vous pouvez avoir confiance dans notre capacité à mettre en œuvre cet accord, parce que c’est un accord de bon sens. »

Il est donc opportun de rappeler que le maire de Païta, durant cette mandature qui s’achève, n’a pas été à la tête du gouvernement durant cinq ans. Il est également nécessaire de souligner que le candidat de la liste FPU, qui veut des élus « irréprochables », est doublement mis en examen : dans ce contexte, peut-on lui faire confiance ? Enfin, il faut aussi reprendre les récentes déclarations des indépendantistes qui ne veulent pas de ce troisième accord. Bref, Harold Martin a fait le boulot sans être réellement crédible et convaincant. Mais si une suite est envisagée à « La vérité si je mens », nul doute que le maire de Païta pourra briguer un rôle. Ses essais, ce mardi 6 mai sur les écrans de NC 1ère, étaient parfaits…

Th. S.

4 réflexions sur “De la mise en examen à la mise en scène

  1. une belle partie de rigolade !!!!! j’en n’ai encore les larmes aux yeux…..le ridicule ne tu pas ! a mon grand regret. ils ont oubliés la « communication » dans les transferts de compétences…..c’était affligeant on se serait cru aux temps de l’ORTF……télévisuellement De gaulle a fait mieux …….a la radio !.
    nouvelle caledonie terre d’inepties, terre de pillages.

  2. il est pourtant mignon sur ce petit fond rose et puis il doit faire chaud sur le plateau donc il est bien obligé de faire le brasseur d’air comme d’hab…

  3. Je suis loin, très loin d’être un supporter du bouledogue, mais depuis toutes ces années il est encore dans l’arène du rodéo politique. Pour ce qui est de ses casseroles, laissons les juges juger, les procureurs requérir, les avocats plaider et la justice passer…tôt ou tard on reçoit la monnaie de sa pièce.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s