Usine du Sud : l’arrêt ou la fermeture ?

Usine du Sud : l’arrêt ou la fermeture ?

L’usine du Sud présente-t-elle toutes les garanties pour fonctionner dans les normes sécuritaires. Force est de constater, ces dernières années, que les nombreux incidents survenus attestent du contraire. En outre, on peut se poser moult questions sur les origines de ces accrocs. Interrogations…

 

Est-ce « l’incident de trop », comme l’a déclaré Roch Wamytan lors du débat télévisé sur NC 1ère, ce mercredi 7 mai ? Peut-être… Toujours est-il que cette liste noire recensée dans les entrailles de Goro Nickel commence à être pléthorique, sans doute trop aux yeux des observateurs attentifs et des coutumiers qui vivent à proximité de ce complexe industriel. Faites vos comptes (lire ci-dessous), depuis avril 2009, pas moins de sept incidents graves venant ruiner les promesses de Vale NC.

En effet, chacun a pu noter que ces accrocs sont souvent survenus après l’annonce d’un directeur expliquant que tout est désormais sur les bons rails et que l’usine du Sud s’apprête à monter en puissance. Or, à ce jour, personne ne sait réellement si le procédé hydrométallurgique de Goro Nickel fonctionne bien et bien malin qui peut dire ce qui est produit exactement dans cette enceinte qui doit, rappelons-le, atteindre les 60 000 tonnes de nickel. Un quantité prophétisée depuis des années mais jamais atteinte. Le sera-t-elle seulement un jour ?

De réels progrès ?

Dans ce contexte, entre mystère et méfiance, de nombreuses questions se posent qui peuvent se résumer ainsi : Vale NC serait-elle à l’origine des incidents, fomentés dans le seul but de gagner du temps ? En effet, si l’on a pu décemment offrir une période de latence à la multinationale brésilienne, nous sommes désormais bien au-delà de tout ce qui peut être admissible. Il n’est plus question de mois, mais d’années au cours desquelles personne n’est en mesure de constater de réels progrès. Et dans le fonctionnement et dans le rendement…

L’arrêt ou la fermeture ? Cette question se pose aujourd’hui avec de plus en plus d’acuité… D’autant qu’il ne faut pas oublier les conditions dans lesquelles Inco puis Vale NC ont mis la main sur le massif de Goro, d’autant que Vale NC est encore dans le protocole signé récemment avec la Province sud et la SLN pour les gisements de Prony et de Pernod. Tout ça pour quoi ? Et ce ne sont sûrement pas les milliards de salaires versés chaque mois qui peuvent tout légitimer…

Th. S.

Une si longue série…

  1. Avril 2009 : une fuite d’acide sulfurique due à un joint de téflon défectueux.
  2. Avril 2010 : un effondrement d’une colonne d’extraction contenant une solution d’acide chlorhydrique et de solvants.
  3. Juin 2010 : un technicien est grièvement blessé par un jet d’acide lors d’une opération de maintenance.
  4. Mai 2012 : une fuite d’acide sur l’unité de production d’acide sulfurique suite à la présence d’eau dans les tuyaux. L’usine est arrêtée plusieurs semaines.
  5. Avril 2012 : un ouvrier est grièvement blessé au visage par une projection de résidus d’acide.
  6. Novembre 2013 : la rupture de l’émissaire marin qui rejette l’effluent de l’usine en mer.
  7. Mai 2014 : une fuite de 100 000 litres d’effluents d’acide dans le creek de la baie Nord.

6 réflexions sur “Usine du Sud : l’arrêt ou la fermeture ?

  1. Si l’usine de Vale ferme alors que soient aussi fermées la SLN et l’usine de KNS ! Laquelle de ces usines est PARFAITE ? Aucune ! Mais elles font vivre plusieurs milliers de foyers calédoniens et pour VALE et KNS, elles ont aidé au développement des régions alentours et concernées. Restons sur VALE : si les 4 tribus de Yaté et l’ile Ouen étaient si OPPOSÉES à ce projet et si préoccupées par l’impact environnementale alors POURQUOI ACCEPTENT ELLES LES MILLIONS VERSÉS MENSUELLEMENT par VALE (genre de dîme) ? Cet argent n’est-il pas à leurs yeux tout aussi pollué ? Ah ben non c’est vrai : contrairement aux poissons, l’humain s’en délecte ! C’est Titine Cornaille et R.Mapou qui vont nourrir les presque 2500 à 3000 familles qui vivent grâce au travail fourni par VALE ? (Emplois directs et sous-traitants compris) Et R.Atiti, le grand chef, qui grâce à la SAS Goro Mines est devenu multimillionaire et a investi dans l’hôtellerie, l’immobilier, discothèque etc etc : POURQUOI IL A PAS DIT NON AUX MILLIARDS de VALE ? Et qu’en pensent les gens de Yaté et ile Ouen qui travaillent sur le site ? Ces gens qui ont accédé, par leur travail, à des conditions de vie bien meilleures (voiture, logement, crédits,
    voyages, loisirs) veulent-ils TOUT perdre parce que (malheureusement) des poissons sont morts ? Faut arrêter les reportages télé chocs et orientés car on le sait : des poissons sont morts ? Youpi ! Jackpot pour les tribus et EPLP !! RI.DI.CU.LE la Cornaille et le Mapou !

    • Tout à fait d’accord avec vous!trop,c’est trop!que toutes ces personnes qui pointent l’usine de Vale pour sa fermeture,qu’ils aillent trouver un emploi ailleurs ou qu’ils donnent aux futurs 3000 chômeurs un emploi qui paiera Crédit(voiture,maison,bateau….).Ah qu’elle est belle la mentalité du SAUVONS NOTRE PATRIMOINE alors qu’il y a des creeks pollués par des vidanges sauvages, des poissons morts asphyxiés, du braconnage de tortues..tout cela tout près de chez nous…
      Les usines en soi,ne sont pas des modèles mais pourquoi S’acharner?…pour SAUVER NOTRE BEAU LAGON ou simplement par APPÂT DU GAIN. Où on était investi tous ces millions versés?Dans des démarches écologiques ou dans une cagnotte personnelle? Enfin,laissons la réflexion se mener auprès des personnes comme nous,qui avons nos familles à charge.A bons entendeurs.

  2. Sanctionner les actionnaires et les dirigeants de Vale d’accord, menacer des miliers d’emplois c’est par contre une aberration et totalement irresponsable!!!

    • ça, c’est certain!

      Vale NC devrait prononcer un chômage technique non soldé de deux mois pour que chacun mesure bien les impacts économiques…….
      même si cela n’est pas réalisable, malheureusement….

  3. on est sur un simple problème de manager. Le pauvre Stuart doit faire avec une équipe de direction et de responsable faible en compétence.

    l’usine et les équipements ont été montés et commissionnés par des valeureuses équipes de philipinos encadrés par des australiens qui étaient primés sur des objectifs de temps. Les équipes métro et locales en place se sont cassées les dents pour essayer de commissionner objectivement.
    Aujourd’hui, beaucoup de malfaçon à gérer par des équipes d’encadrant incompétents, surpayés et maintenant désœuvrés

    rajouté à ça, le manque d’implication et de courage des salariés. Les tribus qu’il faut en permanence acheté, c’est dur à gérer.

  4. VALE ou le capitalisme d’ETAT du Brésil, détenu à 52.70% par la structure financière porteuse des parts de l’Etat la VALEPAR et à 06.30% par la BndsePar, la structure porteuse des parts de la Banque de Développement du Pays, la Bndse,
    malgré la part majoritaire de l’ETAT, elle fonctionne comme une vulgaire multinationale capitaliste sans éthique…

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