Parti travailliste : les raisons d’une régression

Parti travailliste : les raisons d’une régression

Plus d’élu dans le Nord, seulement deux dans les Iles, le mouvement de Louis Kotra Uregeï est l’un des grands battus dans le camp indépendantiste. Un revers qui a plusieurs explications…

 

Les municipales de mars avaient donné un premier signe que les provinciales de mai ont confirmé de manière éloquente. En cinq ans, le Parti travailliste a perdu beaucoup, tant sur le terrain que dans les urnes, notamment dans une Province nord où il n’est plus que l’ombre de lui-même, passant de 2 594 voix en 2009 à seulement 1 478 le 11 mai. Ce recul, s’il était prévisible, est devenu si important qu’il peut être qualifier aujourd’hui de véritable régression.

Deux facteurs peuvent expliquer cette tendance. Primo, le choix de la tête de la liste : Geroges Mandaoué était-il le meilleur candidat pour représenter son parti dans le Nord ? Rien n’est moins sûr et on se demande même aujourd’hui si Rock Doui, tête de liste en 2009, n’aurait pas fait mieux que le « ministre » du gouvernement Martin. Secundo, la défiance qui s’est opérée au sein de l’USTKE et du Parti travailliste vis-à-vis de feu Gérard Jodar ? Hnalaine Uregeï avait traduit sa colère dans une tribune publiée il y a quelques mois, les urnes viennent de confirmer que les militants ont été nombreux à ne pas comprendre l’attitude de leurs syndicat et parti à l’encontre d’un homme qui méritait sans doute meilleure sortie et plus vibrant hommage de la part des siens.

Dans la Province des îles, Louis Kotra Uregeï est en recul, en nombre de voix, dans les trois communes par rapport au premier scrutin de 2009, en mai. Et ce n’est pas la seule participation en baisse – seulement 67% – qui peut expliquer ce repli. Dans ce contexte, quel peut être l’avenir de ce mouvement ? Avec un seul élu au Congrès, auquel il faut rajouter Marie-Pierre Goyetche, élue sur la liste unitaire de Roch Wamytan dans le Sud, on voit mal comment le Parti travailliste pourrait retrouver les mêmes couleurs qu’entre 2011 et 2014, où il avait même réussi à faire élire un « ministre » – Georges Mandaoué – au sein du gouvernement : celui-là même qui est le grand vaincu en Province nord…

Th. S.

3 réflexions sur “Parti travailliste : les raisons d’une régression

  1. L’ électeur à toujours raison.Monter vite c’est prendre le risque de faire le chemin inverse a la même vitesse. La stratégie est contestable.Se relever en évitant les erreurs du passé est la seule condition pour, à nouveau parler au nom et pour ces Hommes en devenir.
    Kanaky-Nouvelle-Caledonie sort du rêve et est révolutionnairement viable…

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