Nous nous sommes tant détestés…

Nous nous sommes tant détestés…

Les quatre jours de négociations entre Calédonie ensemble, le Front pour l’unité et l’Union pour la Calédonie dans la France ont accouché d’un contrat de gouvernance. Le minimum vital pour apporter de la stabilité aux institutions. Toutefois, les profondes divergences demeurent…

Le plus dur reste à affaire pour que cette nouvelle alliance permette à tout le monde de regarder dans le même sens.

Le plus dur reste à faire pour que cette nouvelle alliance permette à tout le monde de regarder dans le même sens.

Il y a quelques jours encore, cette réunion des trois grands partis non indépendantistes était impensable et improbable, tant les campagnes municipale et provinciale avaient été âpres, viriles, parfois même féroces. Mais aujourd’hui, vendredi 16 mai, à l’issue d’un scrutin qui n’a donné de majorité à personne, Gaël Yanno et Cynthia Ligeard étaient à la droite de Philippe Gomès. Et derrière ce trio mis en avant pour expliquer les grandes lignes d’un « contrat de gouvernance solidaire », tous les élus des trois partis, y compris un Harold Martin plaisantant avec Philippe Michel.

On a tout oublié et on recommence ? Pas vraiment… Les trois mouvements désormais réunis ont simplement trouvé le minimum qui peut les rassembler afin d’aborder cette mandature historique dans les meilleures conditions. Trois points essentiels symbolisant la naissance de ce contrat : assurer la stabilité des institutions ; mettre en œuvre les réformes nécessaires pour le pays et dialoguer de manière constructive à la fois avec les indépendantistes mais aussi avec l’Etat.

Prony et Pernod ? On verra plus tard…

Dans le registre de la répartition des postes, comme nous l’avons annoncé, Philippe Michel est devenu le président de la Province sud, en attendant que Gaël Yanno prenne les commandes du Congrès et que Cynthia Ligeard soit élue à la tête du gouvernement. Dans ces trois institutions, Calédonie ensemble a transformé son leadership provincial en présences supérieures à celles des deux autres partis arrivés derrière.

Cependant, au-delà de cette distribution des rôles, force est de constater que les grandes divergences ont été laissées, pour l’heure, de côté. Par exemple, lorsque les gisements de Prony et de Pernod ont été évoqués en conférence de presse, quelques sourires en coin et une réponse évasive pour expliquer qu’il n’y a pas d’accord et qu’on verra donc plus tard. En outre, Gaël Yanno et Philippe Gomès se sont également empressés de clamer que ce contrat de gouvernance n’aurait pas le moindre prolongement dans les arènes municipales, notamment à Nouméa et à Païta. En résumé, presque contraint et forcé, malgré son excellent résultat provincial, Calédonie ensemble doit composer avec le FPU et l’UCF. Pour un contrat à durée indéterminée lors de cette mandature ? Rien n’est moins sûr…

Th. S.

Une réflexion sur “Nous nous sommes tant détestés…

  1. « Presque contraint et forcé, malgré son excellent résultat provincial, C.E doit composer avec le FPU et l’UCF »
    Question : comment en aurait-il pu ětre autrement ? Et c’est la moindre des choses qu’ils se répartissent les responsabilités institutionnelles, c’est la volonté des calédoniens. « Il faut redonner la parole au PEUPLE » , ce sont les termes employés par la mobylette. Il en avait plein la bouche du PEUPLE , ben aujourd’hui il l’a sous les yeux la volonté du peuple.
    Dans le contrat de gouvernance il y a une tendance hégémonique trés marquée de C.E.
    A tout vouloir on finit par TOUT perdre !

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