L’Abel et la bête… de sexe

L’Abel et la bête… de sexe

WelcomeNyPap

« Welcome to New York » d’Abel Ferrara fait le buzz sur le Net. Sorti seulement sur ce média virtuel, le film veut susciter une envie égrillarde alors que le plus grand festival de cinéma bat son plein. DSK, sujet sulfureux depuis trois ans, endosse le physique énorme de Gérard Depardieu qui en fait des tonnes et détone. 7e lard… Abel Ferrara a son œuvre derrière lui et l’on se souvient de quelques pépites déjà dérangeantes dans le milieu hollywoodien : King of New York avec Christopher Walken et Bad Lieutenant avec Harvey Keitel. Mis au ban et cinéaste maudit (un rôle où il excelle), il continue de tourner avec peu de moyens (peu de sorties en salles) et beaucoup d’idées.

Concernant ce film qui fait beaucoup de tapage au vu du sujet, il dit que le personnage de DSK lui importe peu, il ne le connaît pas et son enveloppe n’est qu’un prétexte pour parler de l’addiction. Ici, au sexe et au pouvoir alors que lui-même a connu une déchéance à l’alcool qu’il a, apparemment, surmontée. Le personnage principal du film ne serait pas DSK, mais le cinéaste « himself » et la bête Depardieu jouerait l’Abel. Le problème du viol des femmes serait aussi au cœur du film… Pourquoi pas ? Mais, ce que l’on voit sur l’écran (du téléviseur) correspond peu à une réflexion.

En préambule, Depardieu parle de son rôle et abonde dans le sens du maître : DSQ est inintéressant et Gégé se méfie des « politiques ». Puis, on entre dans le vif du sujet (le cas de le dire) avec des scènes de sexe où Dévereaux (nom de DSK dans le film) se roule dans le champagne, la crème (fouettée?), la luxation et la fêlure (célèbre contrepèterie) avec des call-girls blondes et d’autres membres de la confrérie partouzarde. L’homme de pouvoir se tape en apéro une dénommée Roxane ce qui est normal vu que Depardieu avait déjà joué de son appendice dans « Cyrano ».

L’acteur grogne en jouissant, surjoue en grognant et l’actrice beaucoup moins en ayant la bouche pleine. Non rassasié, notre priapique continue avec deux lesbiennes brunes dans une resucée de film porno (sans voir les sexes ce qui est évident avec le bide de Gégé qui fait… écran) et, enfin, il poursuit avec l’affaire de la salle de bain où la culpabilité de son personnage est clairement montrée. D’ailleurs, Dévereaux dit : « Vous savez qui je suis ? » Plus de vingt minutes de film assez gavant et ennuyeux – pas de quoi fouetter un masochiste diront les puristes du X. Le reste est un téléfilm sans charme, parsemé de relents antisémites – involontaires ? – où l’on apprend rien de neuf sur l’affaire, le juridique et son entourage qui n’ait été déjà ressassé. A part un phénomène de curiosité, on peut douter de l’intérêt et du succès du film. Personne ne sortira grandi de ce non événement cinématographique, tarifé à 7,99 euros. Ni les acteurs, ni le réalisateur, ni les (rares) spectateurs. Rideau !

Rolross

Sept jours en mai

Sept jours en mai

Cette référence au film de John Frankenheimer, datant de 1964, exprime la durée idéale pour un festivalier cannois désirant assouvir sa passion pelliculaire. Hélas, pour votre serviteur, ce lundi sera son dernier jour « étoilé ». Clap de faim cinéphilique…

 

Quatrième jour – Badauds, piétons et automobilistes ont été ébahis par l’arrivée d’un tank sur le bord de mer. Il faut dire que la production et l’équipe des « Expendables », version 3, avaient mis le paquet pour promouvoir ce certain type de cinéma. Que l’on aime ou pas les grosses machines (gun??), la publicité lourdingue, si l’on ose dire, s’imposait pour les derniers feux de nos gros bras vieillissants – Stallone et Schwarzie en tête de pont. Même si ce cirque accroche toujours les regards et emplit les oreilles, « beaucoup de bruit pour pas grand-chose! » aurait dit le plus célèbre citoyen de Stratford upon Avon.

Après le soleil généreux du week-end ayant rempli les trottoirs et les terrasses de la Croisette, le ciel du lundi s’est obscurci de nuages bas et gris, générateurs d’une pluie fine et glaciale. Bref, un temps à mettre un cinéphile bien au chaud, à l’intérieur d’une salle éclairée par la seule magie d’un écran. Et ce dernier n’a pas été déçu par le film de 9 heures de la Quinzaine. Place aux gens du voyage avec le film de Jean-Charles Hue « Mange tes morts ». Un cinéma de véracité, de spontanéité, interprété par des amateurs très crédibles de cette communauté, toujours aussi méconnue, et à laquelle le réalisateur, admirateur de John Ford, donne chair et sang à travers un script fort et dramatique. La fratrie en virée mènera son voyage au bout de la nuit sombre. Dialogues crus, émotion et interprétation étonnante (et détonante) prennent le spectateur/gadjo à la gorge.

Lors de la séance suivante, la direction change carrément malgré un sujet similaire: un trajet dramatique et violent pour trois hommes que le destin réunit. « Cold in July » le film de Jim Mickle (déjà remarqué à la Quinzaine l’an dernier) est une réflexion sur l’emprise de la violence en milieu ordinaire. Ou comment un père de famille sans histoire en arrive-t-il à imiter le Travis de « Taxi Driver ». Un beau film de genre (et d’auteur) qui met en valeur un excellent trio d’acteurs bétons: Sam Shepard, Don Johnson et Michael C. Hall (tout juste sorti de la série Dexter). Bref, du noir profond et du rouge sang à un rythme crescendo. Comme nous l’avions déjà mentionné dans un article précédent, ces 110 minutes illustrent parfaitement la qualité artistique et « grand public » des nouvelles programmations cannoises. Pour moi, Cannes tire son rideau avec tristesse. Je saisis la canne de mon parapluie afin d’affronter le rideau de pluie extérieur. Nuages flottants… A l’année prochaine!

Sur la Croisette, Rolross

Cannes ville ouverte… au cinéma

Cannes ville ouverte… au cinéma

Ce titre, inspiré du grand Roberto Rossellini, colle parfaitement à cette période du festival où la ville s’ouvre à tous les cinémas. voici quelques films inédits, projetés tout chauds en avant-première sur la Croisette. Quinzaine du blanc, du noir et de la couleur…

 

Troisième jour – Si, jusqu’à la fin des années 90, les sélections en place prônaient un cinéma exigeant, sérieux, voire élitiste, le XXIe siècle a apporté des changements notoires dans les programmations. D’abord cantonnés hors compétition, les films dits « grand public » sont sortis du bois et ont été largement primés. Pour preuve, « Pulp Fiction » de Tarantino, « Old Boy » et les films asiatiques fantastiques, entre autres. la Quinzaine des Réalisateurs n’a pas échappé à cette mutation bien venue en projetant des films de genre, policiers et comédies, films d’animation et thrillers.

Cette année, « Kkeut-kaa-ji-gan-da » (A Hard Day) de Seong-hun Kim est un polar coréen bien ficelé, tout en tension, où un cadavre encombrant va mener la danse forcément macabre pour un flic de la Criminelle qui tombe sur encore plus corrompu que lui. La grande force du film au scénario millimétré réside dans le ton de comédie adopté, tout en gardant les frissons du genre. Un coup à ne plus voir l’enterrement d’un proche sous un angle tristounet.

« Les Combattants » de Thomas Cailley (un jeune cinéaste issu de la FEMIS) est aussi une comédie fonctionnant sur un jeune couple en formation. Loin des clichés et des prises de tête dans une cuisine, les deux jeunes comédiens épatants (Kevin Azaïs et Adèle Haenel) nous baladent dans une histoire d’amour très originale, fort drôle et grave à la fois, en pleine nature. Une réussite qui relègue les « panouilles franchouillardes » de Dany Boon et consort au rayon des m… à oublier. Car on peut amuser sans vulgarité et avec intelligence!

Enfin, une fois n’est pas coutume, nous parlerons d’un documentaire très riche « National Gallery » de Frederick Wiseman. En nous promenant dans les couloirs, les salles et les arcanes du célèbre Musée londonien, le réalisateur brosse le tableau complet, si l’on ose dire, d’une institution culturelle avec chiffres financiers et rapport humains mélangés. C’est également une mise en abîme subtile, intelligente et bien construite d’histoires éternelles, traversant les siècles, racontées par des tableaux de maîtres. Donc, comment développer un scénario sur l’écran d’une toile réservée aux pinceaux ? C’est simple, il vous suffira d’aller musarder dans ce superbe et long (près de 3 heures) opéra visuel qui met des couleurs dans notre vie. Ce qui n’est pas rien par les temps qui courent. A demain pour deux nouvelles (é)toiles !

En direct de la croisette, Rolross

Citizen Cannes

Citizen Cannes

Chaque année au mois de mai, la célèbre ville côtière devient la capitale incontournable du 7e Art. Pour le grand public, le festival de Cannes se résume à des paillettes, un tapis rouge et des marches d’escalier éclaboussées par les flashs des photographes. Mais, au-delà de la façade clinquante, Cannes reste la Mecque des cinéphiles. Déambulation…

 

Premier jour – En gros plan noir et blanc, le Marcello Mastroianni de la « Dolce Vita » nous regarde avec malice derrière ses lunettes noires. Une icône s’étalant en grand format à la mesure de l’événement pour nous rappeler que le cinéma est éternel comme ses acteurs. Une image de « Grand Frère » comme on les préfère…

Lors de la cérémonie d’ouverture, le bunker (surnom bétonné du palais) était en état de Grace. Rapport à la projection hors compétition de la biopic sur Grace Kelly devenant la princesse de Monaco. Le film d’Olivier Dahan ne bouleversera pas la planète cinéphile, contrairement à la famille princière très pointilleuse sur les secrets de la Principauté. On y voit une actrice qui boude à jouer son rôle de première dame et est à deux doigts de concevoir un plan retour à Hollywood où son mentor Alfred l’attend avec impatience. Appeler à régner ou rappeler (à l’ordre) par Rainier ? C’est ce que l’on pourra voir avec ce film classique, de bonne facture avec une Nicole Kidman s’en tirant avec les honneurs.

Deuxième jour – Cannes est depuis plusieurs années verrouillé par les professionnels. Si votre serviteur pouvait vaquer sans problème de salle en salle, il y a quelques décennies, afin de se rassasier de multiples bobines, il n’en est plus question aujourd’hui. Il faut présenter un fameux sésame – un badge de pro – pour pénétrer la caverne d’Ali Baba que sont devenues les salles obscures. Seules, deux sélections (et non des moindres) sur cinq sont encore accessibles aux thuriféraires de l’écran total : La Semaine de la Critique et La Quinzaine des Réalisateurs. Pour le public, il y a encore possibilité d’acheter des tickets peu onéreux pour savourer en avant-première des films d’auteurs internationaux en version originale et avec une qualité de projection irréprochable.

Parmi les badauds, venant arpenter la Croisette à la recherche d’hypothétiques stars (qui se protègent du soleil et de la foule idolâtre), peu savent que les actrices et acteurs ne sont jamais plus abordables que par écrans interposés. C’est dans ce seul périmètre qu’ils sont des géants et non dans le petit écran où, invités le temps du festival, ils déversent des banalités polies en réponse à des questions prévisibles. Le fameux Grand Journal d’une chaîne câblée y perd d’ailleurs la force de son adjectif.

Cette année, la Quinzaine présente plus d’une vingtaine de films avec, en ouverture, un hommage à Alain Resnais, une reprise du « Massacre à la tronçonneuse » de Tobe Hooper et dix-neuf inédits pour en prendre plein les mirettes. Je vous ferai part de ma moisson sur trois jours lors d’un prochain article. A suivre…

Rolross

Patiente passion

Patiente passion

CinePromessePapPatrice Leconte est de retour avec un projet original : son premier film en langue étrangère – ici, l’anglais. En 2012, il nous avait déjà étonnés avec un pur film d’animation « Le magasin des suicides », nous ayant laissés sur notre faim scénaristique. Nouveau film donc (alors qu’il annonce sa retraite cinématographique depuis quelques années) avec une adaptation littéraire de Stefan Zweig « Voyage dans le passé ». C’est pourquoi l’on s’attendait à un opus majeur du genre « Le mari de la coiffeuse », « Tandem », voire « Ridicule ».

A la veille de la guerre de 1914,un jeune homme pauvre mais intelligent devient le secrétaire particulier d’un sidérurgiste allemand de la Ruhr. Ce dernier, vieillissant et malade, a une jeune épouse. On devine la suite, le trio est formé et le destin en marche. Une situation classique déjà vue partout (littérature et cinéma). Evidemment, l’étiquette de ces grands bourgeois transforme cette flamme en amour impossible. De plus, cette passion platonique est incroyablement patiente chez les deux jeunes gens épris.

Exilé au Mexique, le jeune homme se raccroche à la promesse de la jeune femme de l’attendre… La nouvelle est bien transcrite, les images sont aussi superbes que les décors et l’amour pudiquement transi des deux tourtereaux est subtil. Les plus grandes actions du film résident dans des regards discrets, des frôlements ténus de mains et un vase qui tombe à terre. Amateurs de sensations fortes s’abstenir. Autre bémol, tout le monde parle anglais avec l’accent d’Oxford alors que l’action se passe en Allemagne et que tous les protagonistes sont Allemands (??).

Cependant, si l’on aime cette atmosphère romantique chère au réalisateur James Ivory, on sera comblé par la mise en scène et le classicisme du script. L’interprétation d’Alan Rickman (le mari) et de Rebecca Hall (la jeune épouse) est parfaite, le jeune Richard Madden étant plus tendre et moins convaincant malgré ses beaux yeux bleus. Une belle réalisation, donc, qui est la promesse d’une séance agréable à l’œil quoiqu’un peu surannée comme ce cinéma d’un autre âge.

Rolross

UNE PROMESSE de Patrice Leconte – France/Belgique/GB – Drame avec Rebecca Hall, Richard Madden, Alan Rickman, Maggie Steed – 1 h 38VOSTF. Film parrainé par la Province sud dans le cadre de l’opération CINESUD.

SmileyRire

 

 Pour les amoureux de Zweig et de Platon !

Arche ou crève !

Arche ou crève !

CinéNoéPapS’il y a une mine de scénarii, c’est bien dans la Bible qu’elle se trouve. Hollywood en fait ses choux, voire ses veaux, gras à une certaine époque avec « Les Dix Commandements » de Cecil B. De Mille ou carrément avec « La Bible » de John Huston. Ces films étaient assez près du Livre avec les premiers effets spéciaux qui faisaient entrer les foules en salles – tel le célèbre passage de la mer Rouge. En 2014, le numérique étant très performant, l’épisode de Noé avec arche et déluge était prometteur. Le scénario s’éloigne – et c’est tant mieux – du texte original pour avoir des répercussions actuelles. En effet, dans un monde apocalyptique à la Mad Max, l’Homme – ayant oublié Dieu – s’entretue pour des richesses terrestres. Le profit égoïste engendrant la violence, un grand coup de torchon s’impose d’où le déluge provoqué par la colère divine. On pourrait y voir la montée des Océans consécutive à l’industrialisation à outrance faisant fi du réchauffement climatique. Sauver les animaux qui eux sont restés près de la nature, contrairement à l’homme arrogant qui ne respecte pas la création, n’est pas si incroyable ; d’autant plus que, dans le cycle des grandes disparitions d’espèces, la race humaine ne fera pas le poids en face de certains insectes, pour ne citer qu’eux. Bref, c’est arche ou crève !

Puis, le récit lorgne vers un autre épisode biblique pour stigmatiser le fanatisme religieux qui gangrène notre époque. C’est pourquoi Noé, dans la seconde partie du film se comporte comme Abraham prêt à sacrifier son fils Isaac – ici, ce sont deux bébés-filles – car il pense que Dieu veut la destruction totale des humains, lui-même et sa petite famille n’étant que son instrument. La morale est donc de croire en l’homme avant tout. La fin du film redevient plus classique avec la colombe et son rameau d’olivier dans le bec et, surtout, l’enivrement de Noé qui induira la malédiction de Cham, un de ses trois fils – celui qui fondera les peuples des branches africaines, voués à l’esclavage de ceux engendrés par ses deux frères Sem et Japhet. La traite négrière a dû s’en inspirer… On a même droit à l’arc-en-ciel signant l’alliance de Dieu et des hommes. Ça c’est pour le fond…

La forme est à l’échelle du projet naval, c’est-à-dire gigantesque. Le film présente une belle esthétique : les paysages sont en scope magnifique, les décors décoiffent, les interprètes assurent – Crowe en patriarche têtu et la belle Jennifer Connelly que l’on aimerait bien connaître « bibliquement » – et les effets animaliers font mouche (si l’on ose dire). Là où le bât blesse, c’est d’avoir mis dans le scénario des géants de pierre, sorte d’anges gardiens du clan Noé, qui se déplacent et agissent comme des « Transformers » mal branlés à la voix caverneuse. Sûrement pour attirer un public ado, déjà noyé dans un déluge de pop corn. D’où un côté risible, encore souligné par des dialogues au ras des pâquerettes qui ont du mal à pousser d’ailleurs. Trop arrosées sans doute !

Rolross

NOÉ de Darren Aronofsky – USA – Aventure biblique avec Russel Crowe, Jennifer Connelly, Anthony Hopkins, Emma Watson, sans parler d’une figuration animale numérique conséquente – 2 h 19.

SmileysNoé

 

A voir ou à boire, un poil bêbête quand même !

Rio bravo !

Rio bravo !

CinéRioPapDisons-le tout de go, la suite du succulent Rio est une réussite qui va enthousiasmer petits et grands. Eh oui ! les adultes n’auront aucune crainte à accompagner leurs enfants ou petits-enfants et, si vous n’en avez pas sous la main, qu’importe, allez-y quand même ! L’animation portée à ce niveau depuis quelques années (Pixar, Blue Sky) est un pur bonheur qui n’a pas besoin de la 3D, gadget une fois de plus inutile tant l’image est saturée d’inventivité visuelle. Notre sympathique famille d’aras bleus, Blu, Perla et leurs trois « arasillons », déménage en pleine forêt amazonienne à la recherche de leurs tuteurs humains écolos – qui luttent contre des méchants « déforestateurs » – et, également, de leurs racines sauvages.

Vous l’aurez compris, le scénario dispense un message écologique pour les jeunes et une réflexion sur un retour à la nature loin des villes. Dans un rythme effréné de sambas de carnaval, la ville de Rio dont c’est l’année « futjeballistique » sert de décor dans un premier temps avant d’expédier nos héros dans de merveilleux paysages forestiers. Symphonie de couleurs alliée à une comédie musicale (les chansons de L’ara) et à une chorégraphie parfaite que seule l’animation peut rendre, les séquences s’enchaînent sans temps mort avec des idées et des gags toutes les trois secondes.

Bref, du cinoche qui rend heureux écrit par de belles plumes (d’aras ?) et qui vole haut. Donc, à l’instar de cette attachante famille de volatiles (et de leurs compères ailés aussi), prenez votre envol pour nidifier pendant 102 minutes dans un fauteuil en salle. En route, attachez vos ceintures et gare aux zygomatiques tétanisés !

 Rolross

Rio 2 en 2D/3D de Carlos Saldanha – USA/Brésil – Animation – Voix de Laetitia Casta et Lorant Deutsch, entre autres – 1 h 42.

Smileyrire

Volez dans ce carnaval