Etre pourvoyeur d’emplois autorise-t-il tous les droits ?

Etre pourvoyeur d’emplois autorise-t-il tous les droits ?

La dernière fuite de l’usine du Sud et ses prolongements violents à Saint-Louis et sur le site de Goro n’ont pas tardé à nous ramener à une question essentielle qui dépasse d’ailleurs largement le seul cadre de Vale NC : sous prétexte des nombreux emplois créés, est-on au-dessus des lois ? Comme si les nouveaux dégâts environnementaux – ces quelques kilos de poissons grillés à l’acide – ne pesaient rien face aux milliards de francs versés chaque mois en salaires ou en contrats pour les sous-traitants… Comme s’il était nécessaire d’oublier ces nouveaux impacts d’une morne série devenue bien trop longue pour ne privilégier que les aspects financiers… Comme si, en résumé, il ne fallait penser qu’à l’immédiat, sans trop se soucier du reste, le nez dans guidon, incapable de voir plus loin.

Bien évidemment, on ne peut nier le poids économique de l’usine du Sud dans l’économie calédonienne, mais chacun est en droit aujourd’hui de contester l’attitude de cet industriel visiblement plus concerné par ses droits et privilèges que par ses devoirs et obligations. En outre, si Vale était une multinationale exemplaire, cela se saurait. Il y a tout juste deux ans, avant le sommet mondial sur le développement durable, un rapport portait des accusations lourdes et accablantes à l’encontre du géant brésilien. Selon une organisation – Articulation internationale des victimes de Vale (AIVV) – regroupant 30 mouvements sociaux au Brésil, en Argentine, au Canada, au Chili et au Mozambique, Vale aurait causé en 2010 des dégâts sur l’équivalent d’une superficie de 741,8 km². Surface sur laquelle on peut ajouter désormais la superficie acide calédonienne.

Dans ce contexte, il ne faut pas non plus occulter la faillite des institutions et organismes qui doivent surveiller de près ce grand complexe industriel. La Province sud et ses observatoires, mais aussi la DIMENC ou encore la Direction du travail ont-ils été réellement à la hauteur, capables de veiller et de prévenir comme il se doit ? Rien n’est moins sûr… Il est assurément plus juste de penser que le mastodonte brésilien fait sa loi et ne laisse guère de place aux contre-pouvoirs mis en place. Sinon, comment expliquer ces accidents à répétition, techniques puis humains, qui finissent toujours mal sous le regard consterné et désabusé de prétendus censeurs qui admettent parfois être un peu occultés voire méprisés.

Cette dernière fuite est-elle « l’accident de trop », comme l’avait déclaré Roch Wamytan lors du débat télévisé des provinciales sur NC 1ère ? Sans doute, mais s’il ne doit pas forcément condamner une usine à la fermeture, il oblige à une remise en cause pleine et entière de son organisation et de toutes les supervisions et autres vérifications. Il va sans dire que Vale NC ne peut plus continuer de la sorte, murée dans ses convictions et exemptée de la moindre autocritique. Il va sans dire que la Province sud et ses satellites doivent désormais être mesure de prouver qu’ils peuvent influer voire s’opposer à la multinationale. Sans de nouvelles postures, empreintes de franchise, et de nécessaires garanties en matière de sécurité et d’efficacité, il n’y aura pas de retour à la normale pour l’usine du Sud…

Th. Squillario

A qui perd gagne ?

A qui perd gagne ?

La politique offre parfois des résurrections inattendues. Gaël Yanno en est sans doute le plus éclatant symbole de ces deux dernières années. Battu en 2012 lors des législatives dans la première circonscription par Sonia Lagarde, vaincu en mars 2014 lors des municipales de Nouméa par la même adversaire devenue députée et perdant – seulement troisième – avec l’UCF lors des provinciales du 11 mai dernier, l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa a collectionné les revers, plus douloureux les uns que les autres… Il n’empêche, les circonstances – cette large victoire de Calédonie ensemble mais sans majorité – viennent d’offrir une planche de salut à Gaël Yanno.

L’endémique looser vient de remporter enfin – au gré du contrat de gouvernance solidaire – un accessit, en l’occurrence la présidence du Congrès. Un bien bel exploit pour un élu dont le parti ne représente que 6 élus sur les 54 (environ 11%) que compte l’hémicycle du boulevard Vauban. L’ancien député de la première circonscription réalise en quelque sorte le même exploit qu’Harold Martin, élu à la présidence du gouvernement, en 2011, malgré le très faible nombre d’élus de son parti. Une année de répit, sur un perchoir, après tant d’ambitions et d’espoirs laminés par les urnes, voilà sans doute le plus belle des parenthèses en attendant les prochains scrutins.

Au fait, dès qu’il faudra repartir en campagne, dans le cadre de la législative partielle générée par la démission de Sonia Lagarde, que va donc faire Gaël Yanno ? Etre à nouveau candidat, non plus contre la nouvelle mairesse de Nouméa, mais face à Philippe Dunoyer, le favori Calédonie ensemble ? Ou bien alors céder sa place à une autre, en l’occurrence Sonia Backes, qui aurait maintenant de nouvelles velléités parlementaires ? Voire… En attendant, le président du Congrès a démontré sa capacité à changer quelque peu de postures et de discours devant son assemblée. Moins radical et plus consensuel dans son propos, il a démontré ces derniers jours qu’il était capable de s’adapter à cette nouvelle fonction. Bien évidemment, il lui reste maintenant à confirmer cette « positive » attitude dans les actes quotidiens de la vie de cette assemblée.

Un an, c’est à la fois long et court. Il peut même s’en passer beaucoup, de choses plus ou moins agréables, en douze mois. D’autant que les élus de l’hémicycle du boulevard Vauban vont devoir prendre très rapidement des mesures et des réformes pas très populaires, héritage d’un gouvernement Martin qui a trop souvent dépenser et distribuer sans réellement compter. Mais aujourd’hui, il faut payer, boucher les trous et remettre le curseur là où il se doit afin d’éviter la faillite pour certains organismes. Dans ce contexte, contrairement à ce qui se passe en Métropole, il faut espérer que nos élus sauront montrer l’exemple. Et faire eux aussi, lorsque c’est nécessaire, les efforts nécessaires. A la tête du Congrès, Gaël Yanno devra être l’un des superviseurs les plus attentifs de cette cure délicate et salutaire dont les élus ne pourront s’exonérer s’ils veulent être parfaitement compris par la majorité de la population. Avec un expert-comptable sur le perchoir, il y a peut-être plus de chance que les comptes soient bons…

Th. Squillario

Ce que révèle la polémique autour du départ du Haussaire

Ce que révèle la polémique autour du départ du Haussaire

Dimanche 18 mai, en fin d’après-midi, lorsque nous avons publié notre article « Brot va faire ses valises », nous relayons l’information donnée par une de nos sources au ministère de l’Outre-mer, laquelle est reconnue pour son sérieux. Dans notre métier, il est toujours précieux de compter sur de tels informateurs pour être en mesure d’effectuer sérieusement son travail et parfois même de devancer l’actualité officielle. A la suite de notre article, lundi 19 mai, du côté de Paris, les relais de NC 1ère ont donc demandé la confirmation de notre propos qui, sans surprise, a été « démenti » par le ministère des Outre-mer. Toutefois, alors que nous sommes les seuls à avoir divulgué cette information, nous n’avons pas reçu la moindre réaction de la rue Oudinot pour contester nos écrits.

Il s’en est suivi une salve d’attaques plus ou moins gratuites, avec Calédosphère au firmament de son art lorsqu’il s’agit de raconter tout et n’importe quoi. Que le site de Franck Thériaux et d’autres Calédoniens défendent le Haut-commissaire, cela ne nous dérange pas. Libre à chacun d’avoir ses favoris. Toutefois, cette addiction ne doit pas occulter les vérités qui dérangent, que nous avons été parmi les rares à relater au sujet de Jean-Jacques Brot. En outre, ces soutiens béats au représentant de l’Etat mettent en exergue un endémique tropisme calédonien : privilégier un seul point de vue et occulter tous les autres, notamment celui des Kanak. Or, aujourd’hui, qu’on l’accepte ou pas, tous les avis comptent dans ce pays et pour ce qui concerne le Haut-commissaire, on ne peut pas dire qu’il ait fait l’unanimité. Loin de là…

Durant cette même journée du lundi 19 mai, et cela n’a pas connu autant d’échos que les vives attaques dont nous avons été les victimes, le député de la seconde circonscription a confirmé à ses troupes nos informations sur le départ du représentant de l’Etat. Contrairement à ce que de pseudos journalistes qui se cachent derrière des pseudos prétendent, il n’y avait rien de bidon dans cet article qui, comme tous les autres, est basé sur des informations sérieuses, pas les ragots qui se retrouvent sur une stratosphère virtuelle qui supporte visiblement de moins en moins une concurrence qui met en évidence toutes ses lacunes.

Th. Squillario

Une drôle de campagne…

Une drôle de campagne…

Il demeure une drôle d’impression à l’issue de cette campagne provinciale. Comme un goût d’inachevé, eu égard aux sujets occultés alors que la mandature qui s’annonce est cruciale, ou d’entremêlé, causé par les si récentes municipales de mars. Deux importants scrutins en un peu plus d’un mois, cela peut faire beaucoup, effectivement, même si les enjeux ne sont pas véritablement les mêmes. Il n’empêche, il a donc fallu passer des trottoirs et des poubelles à l’avenir institutionnel sans la moindre pause.

Et au terme de ces semaines de campagne, dans les trois Provinces, on reste un peu sur notre faim. A l’aube de cette dernière mandature de l’Accord de Nouméa, chacun était en droit d’attendre des débats constructifs, des échanges fructueux, susceptibles d’éclaircir l’horizon. Malheureusement, il n’en fut rien. Sur les écrans télé, comme dans les nombreux meetings aux quatre coins du pays, les habituelles postures de deux camps arc-boutés sur leurs – vaines ? – convictions et rivés sur un seul objectif : la victoire quel qu’en soit le prix.

Ainsi, tous les partisans du maintien de la France – Calédonie ensemble, Front pour l’unité et Union pour la Calédonie dans la France – n’ont pas une seule fois mentionné l’état dans lequel se trouve le pays désormais présidé par François Hollande. Or, cet endettement chronique et cette incapacité à se réformer auront prochainement des impacts drastiques. A tous les niveaux. D’ailleurs, on peut clairement se demander combien de temps la France pourra encore honorer financièrement ses engagements en Nouvelle-Calédonie. Dès lors, avant même de se demander comment il faudra faire sans les 150 milliards de francs CFP transférés chaque année – argument souvent balancé aux indépendantistes –, il semble opportun d’envisager une sérieuse baisse de cette précieuse manne.

Ainsi, les indépendantistes n’ont toujours pas esquissé les contours d’un projet de société viable et équilibré. Un peu comme s’il fallait d’abord atteindre un but avant d’en dévoiler la nature et le paysage. Dans ce contexte, un autre exemple a frappé plus d’un observateur : la Charte du peuple Kanak… Pas un seul candidat n’en a parlé durant cette campagne alors que le Sénat coutumier en a fait un « outil incontournable » pour discuter de l’avenir. Nous-mêmes avons demandé aux trois principales têtes de liste non-indépendantistes en Province sud leur avis sur cette charte. Mais pas la moindre réponse de Cynthia Ligeard, Sonia Backes et Philippe Gomès. Peut-être un nouveau sujet tabou…

Quoi qu’il en soit, ces nombreuses et diverses questions éludées ou occultées, les – heureux ? – élus devront rapidement s’en emparer. Parce que les cinq années qui viennent seront déterminantes et qu’elles ne proposeront pas de nouveaux délais et répits. Dans la dernière ligne droite de l’Accord de Nouméa, il va falloir avancer et réformer ensemble. Enfin… sans craindre la sanction électorale. Car ce sera la fin d’un cycle, à terminer en beauté, avec courage et volonté.

Th. Squillario

Du danger de tirer des conclusions hâtives

Du danger de tirer des conclusions hâtives

Il y a seulement quelques semaines, peu après l’intervention de Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée nationale, en réponse à Sonia Lagarde, certains n’avaient pas hésité à écrire ou à dire que l’affaire des radiations de la liste spéciale était réglée. Dans la foulée ou presque, après que les commissions électorales aient rejeté la majorité des demandes des indépendantistes, certains annonçaient que Mathias Chauchat était désavoué.

A chaque fois, plutôt que d’abonder dans le même sens, nous avions pris la peine de répondre à ces constats péremptoires en émettant quelques réserves, expliquant qu’il était sûrement précipité et oublieux, au regard de l’histoire calédonienne, d’être aussi affirmatif. Aujourd’hui, force est de constater que l’actualité récente nous donne plutôt raison. D’une part parce que l’affaire des radiations n’est toujours pas réglée ; d’autre part parce l’universitaire calédonien, si décrié, n’a pas été vraiment désapprouvé par les décisions des juges dans le Nord et quelques autres, ciblées, dans le Sud.

Nous sommes les premiers à penser aujourd’hui que le numérique permet de réagir quasiment en temps réel, d’informer très rapidement et de nourrir un débat qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Toutefois, cette promptitude n’exonère pas des règles minimales en matière d’information, elle ne doit pas être non plus un prétexte à des arrière-pensées très éloignées de notre métier, donc forcément plus proche de la propagande.

Il en a été de même avec Jean-Jacques Brot, Haut-commissaire érigé en sauveur par les réseaux sociaux qui n’ont pas voulu regarder plus loin que le bout de leur nez. Dans cette procession bien-pensante, nous avons été parmi les rares à écrire quelques vérités sur le représentant de l’Etat, notamment son mensonge sur l’affaire de Nakéty. Bizarrement, ceux qui estimaient que l’affaire des radiations était réglée et que M. Chauchat était désavoué n’ont jamais repris cette information sur M. Brot… Il est vrai qu’elle ne correspondait pas vraiment à leur doctrine. Et qu’il valait donc mieux ne pas en parler. Néanmoins, la douceur des illusions est toujours rattrapée par l’âpre réalité, bien plus embarrassante et parfois incommodante…

Th. Squillario

Dans le dur…

Dans le dur…

Nous ne sommes pas certains que le verdict du Tribunal de première instance de Nouméa conduira les soi-disant vainqueurs à déclamer leur succès haut et fort. En effet, cette grande majorité de rejets des radiations ressemble aujourd’hui à une victoire à la Pyrrhus, que le Tribunal de Koné a déjà largement placé sous une lumière bien moins éclatante. Comment une même juridiction peut-elle entériné 90% de radiations dans le Nord et en rejeter pratiquement autant dans le Sud ? Deux poids et autant de démesures ? Voire…

Aujourd’hui, les verdicts attendus de cette grande série en trois actes – nous n’en sommes qu’au deuxième – n’ont toujours rien réglé dans cette affaire. Pis encore, les sentences du Nord n’ont pu que raffermir les convictions des indépendantistes et leur laisser penser, à l’instar de l’Union calédonienne après son comité directeur de Hienghène, que ce qui s’est passé dans le Sud n’est qu’un « déni de justice ». En invitant ses militants et l’ensemble des délégués du FLNKS à ne pas signer les listes électorales spéciales et leurs tableaux annexes, le parti de Daniel Goa appelle à un premier boycott.

Une démarche qu’il serait dangereux de prendre à la légère, tant l’histoire de ce pays a démontré que les mêmes causes produisent souvent les mêmes méfaits. Dans ce contexte, avec une liste spéciale qui est loin d’être « indiscutable » – comme l’attendait George Pau-Langevin, la ministre des Outre-mer – pour le FLNKS et le Parti travailliste, que faut-il attendre du prochain scrutin du 11 mai ? D’ores et déjà des remises en question de ses résultats dans le Sud…

En outre, alors que certains évoquent un possible troisième accord, pendant que d’autres expliquent le besoin de revenir sur le gel du corps électoral après l’Accord de Nouméa, il ne faut sans doute pas s’illusionner plus longtemps. Les indépendantistes ont fait de cette restriction l’une des bases de la décolonisation inscrite dans l’Accord de Nouméa et ils ne reviendront sûrement pas dessus avant bien longtemps. A moins d’un mois des provinciales, l’ambiance est plus délétère que jamais, exacerbée par cette liste si spéciale qu’elle va peut-être devenir prochainement fatale…

Th. Squillario

La peur de l’autre

La peur de l’autre

Heureusement que nous sommes en 2014, tout proche du terme de l’Accord de Nouméa, symbole du vivre ensemble et du destin commun, parce que sinon, nous serions tentés de nous croire revenus des années en arrière. A une époque où il ne faisait pas bon se côtoyer. Ces quelques années de crise où le radicalisme régnait en maître, les uns fustigeant, voire même tirant, sur les autres. En ces moments douloureux, on pouvait sans doute comprendre les distances et les rancœurs qui pouvaient prévaloir dans ces deux camps ennemis.

Mais aujourd’hui, près de trente ans après, alors que les accords de Matignon et de Nouméa sont passés par là, comment traduire cette nouvelle défiance avérée entre les indépendantistes et les non-indépendantistes ? Quel que soit le geste ou l’approche effectué par les uns – Rassemblement ou Calédonie ensemble – vis-à-vis des autres – Union calédonienne et PALIKA – dans certaines communes, notamment dans le Nord, force est de constater que la critique abrupte tombe inéluctablement sur eux. Comme si leur démarche ne pouvait être qualifiée que de traitrise alors que, dans le contexte actuel, il serait bien plus opportun, en effet, de discuter et de travailler ensemble. Plutôt que de rester chacun dans son coin, arc-boutés sur ses convictions.

En ce sens, lundi 24 mars, le journal télévisé de NC 1ère a donné un bien mauvais exemple, invitant d’abord trois élus non-indépendantistes – Sonia Backes, Philippe Gomès et Grégoire Bernut – avant de convier trois indépendantistes – Gilbert Tyuienon, Louis Kotra Uregeï et Charles Washetine – et de donner encore du grain à moudre aux plus radicaux. D’ailleurs, tous les téléspectateurs ont pu se rendre compte de la différence entre les deux trios. Les premiers n’ont cessé de s’invectiver et de se couper la parole pendant que les seconds ont plutôt fait preuve de respect et d’écoute de l’autre.

Nous voulons bien croire que l’Union pour la Calédonie dans la France est un cas à part qui croit que l’on peut gérer le pays tout seul, sans la moindre collaboration avec les indépendantistes, mais tout de même… Leur obstination à s’enferrer dans une dialectique surannée et fantasmagorique ne doit pas obstruer la réalité, bien différente. Fort heureusement, les prochaines provinciales sauront sans doute ramener tout le monde à la raison, à compter du 12 mai. Le lendemain de ce scrutin, il ne sera plus question de fadaises ou d’illusions, mais bien de pragmatisme face aux ultimes défis et enjeux de l’Accord de Nouméa. De nouvelles étapes où chacun devra travailler avec l’autre, sans en avoir peur…

Th. Squillario