Ce que vous avez manqué ces deux derniers jours

Ce que vous avez manqué ces deux derniers jours

L’interview de Didier Julienne au sujet de l’usine du Sud

La Province sud entend assumer toutes ses responsabilités

Des Bleus en demi-teinte

Les lourds enjeux du gouvernement

Quand Wamytan laisse Dang sans voix

Avec ou sans Lazare ?

L’autosatisfaction de Martin

Wamytan nous en dit plus sur son projet minier

Cette Histoire qu’il ne faut pas occulter

Yanno évoque les « turpitudes » de Frogier

Yanno évoque les « turpitudes » de Frogier

Comme on pouvait s’y attendre, le nouveau président du Congrès a répondu, sur les écrans de NC 1ère, au communiqué du président du Rassemblement fustigeant Jean-François Copé. Entre Gaël Yanno et Pierre Frogier, nous sommes encore loin d’un contrat d’indulgence salutaire…

 

Le leader du MPC, parti qui est désormais le représentant officiel de l’UMP en Nouvelle-Calédonie, s’est bien gardé, lors du journal télévisé de ce jeudi 29 mai, d’évoquer l’affaire Bygmalion et ses prolongements politico-judiciaires. Non, Gaël Yanno a préféré répliquer à son ancien président de parti, un Pierre Frogier qui a profité du retrait de Jean-François Copé pour régler quelques comptes personnels dans un communiqué« C’est une façon de s’exonérer de toutes responsabilités », selon le président du Congrès. « La déroute électorale du Rassemblement, c’est la faute de Philippe Gomès, les difficultés internes du Rassemblement, c’est la faute de Jean-François Copé, il faudrait simplement que Pierre Frogier s’interroge sur ses propres responsabilités. »

Si les rapprochements entre les trois partis majeurs du camp non-indépendantiste sont bien avérés au sein du contrat de gouvernance solidaire, force est de constater, entre élus, des rivalités qui demeurent… Et une liberté de ton et de réactions qu’il faut saluer, tant elle participe à la démocratie. Et si Gaël Yanno conseille à son ancien président de parti une autocritique « plutôt que d’accuser à chaque fois d’autres de ses propres turpitudes », il serait peut-être opportun d’organiser un débat entre les deux hommes qui pourraient ainsi échanger les yeux dans yeux en direct. Et non plus par communiqués interposés…

Th. S.

La France… Mauvais exemple à ne pas suivre

La France… Mauvais exemple à ne pas suivre

Alors que la Nouvelle-Calédonie va devoir accepter et digérer quelques nécessaires réformes, il faut espérer que nos élus seront plus courageux et pragmatiques que les politiques – UMP et PS – qui sont à la tête de l’Etat français depuis plus de vingt ans. Démarcation…

  

Deux nouveaux rapports – de la Cour des comptes et du Haut conseil des finances publiques (HCFP) – jettent une lumière crue sur l’état des finances publiques et la capacité du gouvernement socialiste à tenir ses engagements. En cause ? Des rentrées fiscales moins bonnes que prévu en 2013 qui remettent en cause le plan de redressement budgétaire promis par le chef de l’Etat et son Premier ministre.

En résumé, ces deux rapports annoncent qu’en 2013, la réduction du déficit a été plus faible que prévu (12,56 milliards d’euros) et que si la dépense publique a été globalement tenue, le surcroît de recettes fiscales, lui, n’atteint que la moitié du montant escompté, soit un trou de 14,6 milliards d’euros. Et les mêmes doutes planent sur le rendement des recettes fiscales pour 2014. La France est donc encore loin du bon compte et elle aura bien du mal à convaincre ses partenaires européens de la pertinence de ses choix et de sa sincérité.

La Nouvelle-Calédonie n’est pas dans les mêmes très mauvaises dispositions, mais à son niveau plus modeste, elle doit tout de même réussir là où l’Etat français a failli… dans cette capacité à dire la vérité à ses administrés et à bien leur expliquer que le remède, fut-il drastique et impopulaire, s’avère nécessaire pour éviter des lendemains qui déchantent. Ces refrains devront d’abord être entonnés pour les régimes sociaux avant probablement de s’étendre à d’autres priorités qui ont également besoin de véritables réformes.

La faute aux corporatismes et à cette douce tentation de la procrastination, l’Etat français n’a jamais été capable de dire la vérité et de prendre ses responsabilités au moment où le traitement aurait été sans doute moins rude qu’il ne le sera désormais. Avec leur petite marge de manœuvre, les élections passées, les élus calédoniens savent pertinemment ce qu’il ne faut pas faire. Il leur reste à prouver qu’ils sont capables maintenant d’adopter d’autres postures que celle de l’autruche.

Th. S.

Les deux dernières inconnues du gouvernement levées

Les deux dernières inconnues du gouvernement levées

Le futur exécutif présidé par Cynthia Ligeard est maintenant clairement identifié. Sauf surprise de dernière minute, c’est Thierry Cornaille pour Calédonie ensemble et Valentine Eurisouké pour l’UNI qui devraient être les derniers arrivants. Composition…

 

Les onze membres du futur gouvernement Ligeard appelé à prendre la succession de l’équipe Martin sont donc maintenant tous dévoilés. On connaissait depuis quelques jours les neuf premiers noms : Gilbert Tyuienon, Jean-Louis d’Anglebermes et Anthony Lecren pour l’UC-FLNKS, Philippe Germain et André-Jean Léopold pour Calédonie ensemble, Cynthia Ligeard et Bernard Deladrière pour le FPU, Sonia Backes pour l’UCF, Dewe Gorodey pour l’UNI…

Il ne manquait plus que les deux derniers « ministrables », un Calédonie ensemble et un UNI dont les noms viennent d’être plus ou moins dévoilés. En effet, pour ce qui concerne le parti de Paul Néaoutyine, le choix s’est porté sur Valentine Eurisouké, ancienne mairesse de Houaïlou (2008-2014) et ancienne élue de la Province nord et du Congrès. Et du côté du parti de Philippe Gomès, la personnalité de la société civile serait Thierry Cornaille, l’ancien directeur de la SIC, qui a subi de plein fouet les heurts et malheurs de Saint-Louis, étant obligé, de retour d’un récent dîner sur Nouméa, de passer une nuit dans sa voiture à cause des blocages. Tous ces noms devraient être prochainement officialisés…

Th. S.

Il n’y a pas que l’argent qui compte

Il n’y a pas que l’argent qui compte

Parmi les nouveaux élus des institutions, il fait partie de ces rares qui ont accepté de faire de la politique en sachant pertinemment que ce choix leur en coûtera. Mais pour Philippe Blaise, l’essentiel n’est pas de gagner moins…

 

En bon banquier – il est cadre de la BCI depuis de nombreuses années –, Philippe Blaise sait compter. Et depuis qu’il a décidé de franchir le Rubicon, en prenant une place éligible sur la liste de l’UCF lors des provinciales, il a vite fait ses calculs, confirmés aujourd’hui puisqu’il admet, sans langue de bois, qu’il gagne « environ 150 000 francs de moins par mois » dans les institutions. Cependant, l’essentiel n’est pas là pour ce quadra qui reconnaît que l’argent n’a jamais été une priorité pour lui et qu’il a toujours dépensé peu. « Je fais de la politique par convictions, pas pour m’enrichir », explique Philippe Blaise.

En outre, cette nouvelle vie lui offre également d’autres perspectives, moins draconiennes, en matière d’emploi du temps. Un peu plus de liberté, même si le travail au sein des commissions et sur le terrain demande parfois de l’assiduité. L’ancien cadre de la BCI souligne aussi qu’il avait besoin de changer d’air, que son travail au sein de l’établissement bancaire n’était plus aussi enthousiasmant et que, au terme de cette mandature, s’il le faut, il retournera dans le privé où il aura toujours sa place. En attendant, Philippe Blaise n’a pas voulu nous en dire plus sur ses débuts politiques, ses bonnes ou ses mauvaises surprises. La seule confidence qu’il a daignée nous accorder ? Que nous sommes très bien informés ! On se contente comme on peut…

Th. S.

Un futur gouvernement sans surprise

Un futur gouvernement sans surprise

Ce mardi 27 mai, les élus du Congrès, peu nombreux, étaient réunis pour entériner le nombre de membres du futur gouvernement Ligeard. Et comme c’est désormais le cas depuis 1999 et le premier gouvernement Lèques issu de l’Accord de Nouméa, l’exécutif calédonien sera composé de 11 membres, une délibération approuvée à l’unanimité par les élus de l’hémicycle du boulevard Vauban. Logiquement, 6 membres non-indépendantistes (3 Calédonie ensemble, 2 FPU et 1 UCF) et 5 membres indépendantistes (3 UC-FLNKS et 2 UNI) devraient se retrouver dans ce futur gouvernement Ligeard.

Pour ce qui concerne les noms des heureux élus, il ne demeure plus que deux inconnues. Cynthia Ligeard, Bernard Deladrière, Philippe Germain, André-Jean Léopold, Gilbert Tyuienon, Jean-Louis d’Anglebermes, Anthony Lecren et Dewe Gorodey sont les noms déjà connus auxquels devraient s’ajouter encore un membre Calédonie ensemble, sans doute issu de la société civile, et un membre UNI. Deux incertitudes qui devraient être levées prochainement…

Th. S.

Cet ami dont on se passerait bien

Cet ami dont on se passerait bien

L’affaire Bygmalion n’a pas fini de secouer l’UMP et son président. Un Jean-François Copé plus que jamais sur un siège éjectable. Du coup, ses alliés calédoniens, hier si prolixes, ne pipent mot. Mutismes…

 

Il y a quelques semaines encore, Gaël Yanno et le MPC prononçaient aussi souvent son nom que celui de son parti. Jean-François Copé par ci, UMP par là, le rattachement du nouveau parti calédonien à la grande maison nationale offraient moult refrains laudateurs à celui qui n’était pas encore le président du Congrès. Mais aujourd’hui, alors même que son sort personnel semble bien plus enviable, l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa se contente de citer l’UMP, oubliant son président Copé.

Nul doute que Gaël Yanno a bien perçu, lui aussi, les prolongements et les répercussions de cette affaire Bygmalion. Ce mardi 27 mai, celui qui est encore le boss de l’UMP a convoqué un bureau politique à l’Assemblée nationale, rendez-vous qui doit permettre à Jean-François Copé de s’expliquer sur les soupçons de favoritisme qui pèsent contre lui.

Tous les ténors du parti devraient être présents lors de ce rendez-vous, d’autant que de nouvelles accusations de « fausses factures » sont maintenant portées par l’avocat de Bygmalion, Me Patrick de Maisonneuve. Voilà qui compromet davantage l’avenir de Jean-François Copé à la tête de l’UMP. Même si Jérôme Lavrilleux, son directeur de cabinet, a essayé de désamorcer cette énième bombe, reconnaissant que des meetings de Nicolas Sarkozy avaient été indûment facturés à l’UMP, ce parti semble plus que jamais au bord de l’implosion.

Les grandes manœuvres ont d’ailleurs démarré en interne. Si le président sur la sellette fait tout pour s’accrocher à son poste, ses opposants internes feront tout pour le pousser vers la sortie. Ainsi, le camp Fillon a déjà prévu d’exiger son départ et de proposer la mise en place d’une direction collégiale provisoire. Un intérim jugé salvateur jusqu’à l’organisation d’un nouveau congrès en octobre, qui désignera le nouveau président de l’UMP. Qu’en pensent le copéiste Yanno et le filloniste Frogier ? Pour l’heure, pas la moindre réaction publique…

Th. S.