Vale NC : les grands axes de la nouvelle politique de la Province sud

Vale NC : les grands axes de la nouvelle politique de la Province sud

La réunion publique d’information organisée ce vendredi 30 mai par la Province sud au sujet de l’usine du Sud a permis à Philippe Michel de présenter les nouvelles priorités qui vont désormais guider l’action de la collectivité dans ce dossier devenu très sensible. Reconnaissant les lacunes de ses prédécesseurs, le nouveau président de la Maison bleue a parlé d’un « défi collectif » à relever. Un imposant pari résumé par ces quelques constats, actions et ambitions…

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Le rapport INERIS et ses recommandations

Le rapport INERIS et ses recommandations

Ce vendredi matin, la Province sud conviait tous les intéressés à un exposé nécessaire sur la situation de Vale NC. Une rendez-vous au cours duquel les experts de l’INERIS ont présenté leur rapport à la suite de la nouvelle fuite d’acide. Cette première analyse, qui reste à être affinée, démontre les nombreuses lacunes de l’industriel et préconise malgré tout le redémarrage de l’usine du Sud. Nous vous en proposons les grandes lignes…

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Pourquoi il faut prendre la majorité dans la SLN

Pourquoi il faut prendre la majorité dans la SLN

Par André Dang *

La STCPI a été créée en l’an 2000 dans le cadre d’une structure consensuelle réunissant les trois Provinces. L’actif est constitué d’actions d’Eramet et de SLN. A ce jour, la STCPI ne détient que 34% du capital de la SLN. Or, la STCPI a pour vocation de participer au développement économique des Provinces. C’est le résultat d’une volonté de l’Etat français qui a permis les acquisitions d’actions pour environ 20 milliards de francs CFP. Au stade où nous en sommes, nous ne pouvons que constater que, non content de ponctionner la trésorerie de la SLN pour investir en dehors de la Nouvelle-Calédonie, le groupe Eramet est fragilisé dans son propre actionnariat du fait de la présence d’actionnaires privés (la famille Duval).

Eramet est donc susceptible de tomber dans l’escarcelle d’un Groupe international avec, dans la corbeille, la SLN. Cela ne serait pas la première fois, vous n’avez qu’à regarder les exemples de grandes sociétés françaises telles que Arcelor, Pechiney et prochainement Alstom. Tout cela n’est pas de la science-fiction malheureusement. En disposant de 51% dans la SLN, la Nouvelle-Calédonie garderait la maîtrise et le contrôle de sa ressource minière tout en respectant l’environnement.

Ce qu’il manque encore, c’est une vision à long terme, une transparence qui n’existe pas, à ce jour, envers le pays et, dans ce sens, une gestion axée vers la Nouvelle-Calédonie et non pas vers quelques bureaux feutrés Parisiens. Je vais vous donner quelques rapides exemples. Lorsque la SMSP a racheté à la SLN, en 1992, le domaine minier qu’elle exploite actuellement, le minerai riche avait déjà été purgé et il ne restait, selon eux, qu’environ 4,4 millions de tonnes commercialisables. Nous en avons tiré pratiquement 20 millions de tonnes de minerai humide et plus – 30 millions de tonnes du fait de l’abaissement de la teneur. Soit la transparence n’était pas au rendez-vous, soit c’était de l’ignorance, ce qui est encore pire. Plus brièvement, si l’on s’en était tenu aux déclarations de la SLN, nous aurions mis depuis longtemps, comme on dit « la clef sous la porte ».

Deuxième exemple, nous avons construit une Usine métallurgique dans le Nord (Koniambo), qui fonctionne et qui est en pleine montée en puissance. Notre filiale KNS dispose d’environ 4% seulement de la surface minière concédée du territoire pour alimenter la plus importante usine jamais construite en une seule fois dans le monde et pour un siècle de production. La SLN en dispose, à elle seule, de 53% de cette surface minière. Il serait donc tout à fait logique que ce patrimoine minier soit détenu en majorité par le pays. Et nous avons l’outil pour ce faire, la STCPI. Nous avons également les accords de notre côté puisqu’il suffit d’opérer un simple échange entre les actions Eramet et SLN comme cela a été prévu à l’époque. De cette façon, la Nouvelle-Calédonie s’écarte du risque éventuel d’un raid sur Eramet. Mais jusqu’à ce jour, la SLN a toujours pesé de son poids sur PROMOSUD pour éviter cette excellente opportunité. Il n’y a qu’à voir encore les déclarations de soumission à la SLN de Cynthia Ligeard, l’ancienne présidente de la Province sud et future présidente du gouvernement, pour comprendre le « lobbying » assuré en permanence par les dirigeants de la « vieille dame ».

Je veux mettre en garde les Calédoniens contre les conséquences de toute confiance qui serait mal placée au profit des élus dont on constate qu’ils sont parfois bien mal conseillés et qui risquent de conduire la Nouvelle-Calédonie à la perte de ses ressources minières. Ces richesses sont vitales pour le pays et je le martèle, toutes les filières minières et métallurgiques doivent être détenues en majorité par le pays. Tel a toujours été mon combat et je continuerai à défendre cette idée et cette stratégie.

Les propos de cette Tribune n’engagent que leurs auteurs.

* PDG de la SMSP.

Uramin et Areva : une mine de rien ou une affaire d’Etat ?

Uramin et Areva : une mine de rien ou une affaire d’Etat ?

Par Didier Julienne *

Il y a trois ans je livrais mon expérience en la matière à propos de la gouvernance minière pathétique  menant au rachat d’Uramin (Uramin et Areva toujours disponible dans les Echos.fr). Cette vision n’a pas changé et je regrette d’avoir à  revenir sur ce sujet à la suite  de conférences de presse récentes  et de divagations de la part de médias créant une controverse.

A mon avis, les anciens leaders de cette malheureuse affaire ont tort de s’enferrer dans une défense psychodramatique justifiant l’achat d’UraMin par l’existence d’hypothétiques et fructueux gisements d’uranium. La Cour des Comptes est en effet bien dans son rôle de rechercher et de comprendre, de ramener de la raison en auditant Areva parce que son actionnaire, le CEA, c’est l’Etat et donc les contribuables. Ces derniers, vous et moi, nous aurions perdu entre 2007 et 2011 environ 3.044 milliards d’euros dans l’affaire UraMin.

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On se trompe dans l’affaire Uramin  pour trois raisons :

①  La mine de Trekkopje en Namibie ne contient aucun minerai d’uranium en qualité suffisante et en quantité suffisante. Pour faire encore plus simple, les teneurs d’uranium de la mine de Trekkopje en Namibie seraient aux environs de 5 fois inférieurs à la mine voisine de la société Paladin qui vit avec difficulté,  5 à 8 fois inférieurs aux rebuts des  anciennes mines du Limousin et de 10 à 20 fois inférieurs aux rebuts des mines actuelles d’Areva au Niger. Comment raisonnablement penser mettre en traitement en Namibie un gisement 10 à 20 fois moins riche que ce que l’on rejette au Niger ?
Une autre réalité concerne la technique d’extraction qui ne fonctionne pas, en effet, depuis 2007, l’uranium ne sort pas de la terre namibienne.

Pas d’uranium et pas de technologie, par conséquent la mine ne vaut rien et il n’y avait effectivement aucune quantité d’uranium à comptabiliser dans les réserves de la société; et naturellement, les dépréciations d’actifs passés tardivement dans les comptes d’Areva réduisant les réserves d’uranium à zéro n’ont rien à voir avec la catastrophe de Fukushima.
Il suffit de lire la courbe des prix de l’uranium pour constater que les prix chutèrent très fortement et continument dès juin 2007 –juste après l’achat d’UraMin- pour atteindre un plus bas en mai 2010. Fukushima c’était mars 2011, trois ans avant les prix s’effondraient déjà. Cependant, neuf mois avant Fukushima, une petite spéculation s’emparait des prix mais elle se comblait dès janvier 2011, c’est à dire deux mois avant Fukushima. Il fallait attendre avril 2013, plus deux ans après Fukushima pour que les prix s’équilibrent à dès niveaux inférieurs au nadir de mai 2010.
Par conséquent la publication des comptes de 2008, 2009 ou au plus tard en 2010 n’auraient-ils pas du transcrire sans modestie et franchement la totalité cette réalité de baisse des prix dans les comptes ; mais également comptabiliser l’autre réalité plus grave liée à la disparition des volumes de l’uranium exploitable au fur et à mesure de recherches infructueuses en 2007, 2008, 2009… ?

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② Deuxièmement, la mine de Bakouma en Centrafrique ne recèle aucune quantité raisonnablement exploitable elle non plus. Non seulement c’est un gisement qui  n’atteint pas la taille critique mais en outre, techniquement, c’est un mirage géologique.

Lisez ou  relisez le livre « la mine et les mineurs de l’uranium français» – (éditions Thierry Parquet de 1996, pour les trois premiers tomes et éditions Areva pour le tome 4) c’est la Bible de la mine de l’uranium rédigée par les anciens du CEA, de la Cogema et d’Areva. Le tome 3 réédité en 1996 indique page 305, note 19 ce que les ingénieurs français de la COGEMA pensaient en 1970 à propos de Bakouma : « L’uranium est inclus dans le réseau cristallin de l’apatite, phosphate de calcium contenant du fluor et du chlore ». Tout élève ingénieur des mines ou géologue sait que l’apatite est un minéral réfractaire et donc réticent à libérer ce qu’il emprisonne, de plus l’inclusion dans le réseau cristallin envenime les choses. Le projet n’était pas viable et en 1971 Cogema jetait l’éponge.  Entre son abandon de 1971 et son rachat par Areva en 2007 la géologie de Bakouma n’a pas changé !

③ Enfin les recherches d’uranium sur les mines d’UraMin en Afrique du Sud et au Sénégal furent rapidement abandonnées après l’acquisition par manque … d’uranium.

Rien ne sortira de ces mines
Unir le retrait de Bakouma à la dramatique situation politique et humaine centrafricaine actuelle n’est-il pas aussi enténébrant que de ne relier de nécessaires dépréciations comptables qu’à l’effet déclencheur de la catastrophe humaine, environnementale et industrielle de Fukushima ?
N’en déplaise, la réalité nous indique premièrement que les géologies de Trekkopje et  Bakouma sont des mirages et deuxièmement que celles d’Afrique du Sud et du Sénégal sont des « curiosités géologiques ».
Par conséquent,  aucune extraction n’était possible. Cette opinion est partagée, la revue anglo-saxonne « Fuel Cycle Week» référence de la profession, qualifiait dans son numéro 453 l’achat d’Uramin au sommet des prix de l’uranium de « stupide »: “Unfortunately the whole project was flawed by the stupid $2.6 billion that AREVA paid for AIM-listed but South African-based UraMin Inc. at the height of the yellowcake price boom.” Il est exact qu’acheter une mine à 400 lorsqu’elle était cotée, et si j’ai bien compris offerte, à 50 quelques mois auparavant restera un étonnement récurrent.

JulienneUramin3Ensuite, que répliquer à l’argument iconoclaste « l’uranium est là, un jour on l’exploitera » ? La réponse est facile. La teneur en uranium est si basse que si un  jour une technique rentable était inventée, la mine namibienne pourrait devenir inutile tant il serait plus simple d’exploiter la faible quantité d’uranium contenu dans les pavés granitiques de nos villes ! Autre métaphore : justifier l’achat au comptant de  l’Océan Pacifique dans le but d’en extraire un jour la très faible teneur d’or qu’il contient sans pour autant connaitre de méthode d’extraction économique!

Y-a-t-il  une affaire d’Etat ?
Est-il irréprochable le lointain ministère et la lointaine Agence de Participations de l’Etat qui firent  confiance à  leurs services qui eux-mêmes firent confiance au Conseil de Surveillance  de l’entreprise, qui  lui même fit confiance à l’entreprise, qui elle-même fit confiance à une équipe de négociateurs, qui fit confiance… au  vendeur ? Sous un autre angle : comment ne pas faire confiance aux documents présentés lorsque l’on n’a ni l’expertise minière, ni la compétence géologique, ni les connaissances techniques en traitement du minerai pour challenger l’avis de l’entreprise ?  Enfin si les documents étaient adéquats, il était facile de prendre une bonne décision. Qui  aurait-il eu le quelconque intérêt d’orienter le choix vers une erreur et pourquoi ?

Autre questionnements, pourquoi ne pas avoir écouté les géologues de la maison qui mettaient en garde ? D’après les informations, pourquoi certains furent-ils placardisés, mis à pied, ou tout simplement ignorés ? Faut-il, en effet, rappeler que les faiblesses des « merveilleux gisements » d’UraMin étaient connues de la profession et notamment de la Cogema, l’ancêtre d’Areva. Les 4 tomes du livre « la mine et les mineurs de l’uranium français» ne sont que le reflet des rapports techniques de la Cogema, du CEA, de la Compagnie Minière Dong Trieu et de Minatome (filiale de Total) stockés aux archives d’Areva à Bessines sur Gartempe. Elles conservent la mémoire géologique de gisements d’uranium de quasiment la terre entière y compris ceux d’UraMin. Sa géologie était connue, travaillée à plusieurs reprises parfois dès 1959 et elle fut classée sans intérêt.  Personne n’exhuma ces informations en 2007 avant l’acquisition.

Ultimo, si cette acquisition malheureuse était passée par pertes et profits dès 2007, il n’aurait pas été investi, en plus de l’achat, près d’un milliard supplémentaire dans des matériels miniers qui rouillent actuellement dans le désert namibien et dans la construction de cette usine de dessalement d’eau elle-même également au milieu du désert. Le comble est que cette usine non seulement coûte chaque année le prix de son entretien mais elle alimenterait désormais des mines namibiennes concurrentes ! Espérons que matériels et usine trouveront un jour preneur contribuant ainsi au redressement d’une société tenace et révoltée par toute cette affaire.

Conclusion
UraMin était une perte financière, mais elle n’affectera plus les comptes d’Areva dixit son Directeur : on a été au fond des choses, donc acte. En revanche, lorsqu’il est offert à l’observateur qui s’interroge une controverse « extérieure à l’entreprise », telle que celle citée en introduction, et qu’elle semble flouter le bilan pourtant indélébile de la réalité géologique et minière de l’affaire UraMin,  pour comprendre, ce spectateur n’est-il pas immanquablement conduit vers une autre versant ? Que penser d’éventuelles questions subsidiaires de la Cour des Comptes ou bien celles d’enquêteurs sur des espionnages, des escroqueries, des audits, des délits d’initiés, des commissions, une affaire d’Etat… etc. ? Qu’y gagner ? A ce stade, la lecture du fameux livre des vendeurs racontant en 82 pages et de l’intérieur cette affaire, « A team Enriched » publié par Brand:Mining en 2008,  mais également des conversations avec les vendeurs ou bien avec le ministère des mines namibien pourraient-elles être révélatrices d’un contexte ? Inspirée par la ruée vers l’or, cette citation attribuée à Mark Twain « une mine est un trou dans le sol appartenant à un menteur », était-elle ici à sa place dans le monde de l’uranium ?

* Stratège des ressources naturelles. Tribune publiée dans Le Cercle Les Echos.

 

 

 

La Province sud appelle chacun à s’inscrire dans une démarche de dialogue et de concertation

La Province sud appelle chacun à s’inscrire dans une démarche de dialogue et de concertation

Par Philippe Michel *

La Province sud condamne avec la plus grande fermeté les entraves à la circulation et les violences commises hier soir et aujourd’hui sur la RP1 au droit de Saint-Louis, ainsi que sur le site de l’usine du Sud. Ces exactions menacent l’intégrité des forces de l’ordre, des automobilistes et des employés de l’usine de Goro. De ce fait, elles menacent également la sécurité des installations de Vale, et pourraient conduire à un arrêt de la centrale de Prony Energie, qui assure la moitié des besoins en électricité du pays. 

Ces agissements sont d’autant plus inacceptables qu’un dialogue nourri et constant s’est instauré depuis une semaine entre l’exécutif de la Province sud, les représentants des tribus de Goro et de l’île Ouen, le comité consultatif coutumier environnemental de Goro (CCCE) et le sénat coutumier. Ces échanges ont pour objet d’analyser précisément et en toute transparence l’accident intervenu le 7 mai dernier et les moyens à mettre en œuvre pour renforcer les dispositifs de sécurité permettant de prévenir tout nouvel incident. Dans cette perspective, la Province sud a notamment diligenté une expertise externe de haut niveau auprès de l’INERIS, dont les conclusions seront rendues dans quelques jours. Elle a également décidé de procéder à la réactualisation de toutes les procédures de sécurité en vigueur et de réactiver le comité d’information, de concertation et de surveillance de l’usine du Sud (CICS), mis en sommeil depuis 2009.

C’est au vu de ces éléments que les coutumiers, réunis hier à la tribu de Goro ont « appelé à la discussion et à la concertation » sur les garanties à mettre en place dans le cadre du fonctionnement de l’usine du Sud. En conséquence, la Province appelle chacun à s’inscrire dans cette démarche de dialogue et de concertation, en cessant immédiatement les actions de blocage qui prennent la population en otage, menacent l’emploi de plusieurs milliers de salariés et dégradent la sécurité sur l’usine de Goro.

* Président de la Province sud. Communiqué publié ce dimanche 25 mai.

Ce comité directeur se doit d’être perçu comme UN CONTRAT SOLIDAIRE

Ce comité directeur se doit d’être perçu comme UN CONTRAT SOLIDAIRE

Par Daniel Goa *

L’Union calédonienne salue le comité régional et les autorités coutumières de la région de Djubéa-Kapumé et remercie le comité local de Nouméa de nous recevoir ici, à Ko We Kara. L’enseignement qu’on peut tirer à l’issue de ces élections est : que vous avez bien travaillé et notre mouvement, grâce à ses structures, a bien résisté aux tentatives de déstabilisation dont il a fait l’objet aux municipales comme aux provinciales. Je vous en remercie parce que sans votre pugnacité, nous ne serions pas parvenus aux résultats que nous connaissons. L’Union calédonienne à plus de 20 000 électeurs ! Si ça ce n’est pas un signe de bonne santé et de dynamisme, il est temps de se poser des questions. Notre mouvement se place derrière Calédonie ensemble. Cependant, il est le premier sur le pays puisqu’il est présent dans les trois provinces : 5 331 voix à la Province des îles ; 8 274 voix à la Province nord ; Et près de 7 000 voix à la Province sud. Environ !!! Je sais, beaucoup parmi nous, au regard du travail que nous avons fourni durant toutes ces années, avons encore du mal à accepter cette réalité des urnes qui s’est imposée à nous au soir du dimanche 11 mai. Interrogeons-la, elle nous dira que dans la vie rien n’est jamais acquis. Même au sein de l’Union calédonienne, le militant d’aujourd’hui ne le sera pas forcément demain. Les gens vont et viennent comme bon leur semble alors qu’ils sont des adhérents. Alors un électeur, c’est encore plus volatile…

La deuxième réponse est qu’il ne faut pas se tromper d’objectif. Parce que l’objectif principal est la sortie. Pour y aller, il faut passer par des étapes qui évaluent nos forces, et nous disent si les conditions qui s’accumulent au fil des étapes que nous franchissons sont suffisamment favorables pour espérer sortir en toute sérénité. C’est le cas des élections qui viennent de passer. En somme je veux dire que le travail de renforcement du Mouvement doit encore et plus que jamais s’amplifier. Au sortir de ce comité directeur, il faut ausculter, un par un, tous les résultats de chaque bureau de vote, tribu par tribu, dans chaque quartier de la ville, dans les entreprises, mener un travail de fourmi, jour après jour… Ce comité directeur se doit d’être perçu comme UN CONTRAT SOLIDAIRE dans lequel, chacun de nous est cocontractant. IL NOUS ENGAGE À FAIRE, DANS CHACUNE DES TROIS PROVINCES, MILLE ADHÉSIONS NOUVELLES CHAQUE ANNÉE, D’ICI 2019. Ce contrat solidaire demande une ligne politique claire. C’est le travail qui va se mettre en place dès les prochains jours avec les séminaires. Il demande un appareil efficace, qui travaille de façon organisée, régulière, rationnelle et dans la discipline. Il sera demandé au commissariat politique un suivi plus rigoureux des structures. Il demande que chaque structure, à son niveau, prépare sa propre relève. Dans beaucoup de comités locaux on n’a plus d’animateur car, par peur de se faire détrôner par la jeunesse, on ne l’a pas préparée. Il est temps de réparer cette erreur et il sera confié à l’AJKM de veiller à trouver et former dans chaque recoin du pays des jeunes pour constituer cette nouvelle vague de représentants de l’Union calédonienne, qui jour après jour, renforcera les tentacules de cette pieuvre géante qui demande à grandir encore pour libérer KANAKY. Un des moyens forts dont nous disposons aujourd’hui, ce sont les communes. UTILISONS-LES POUR RENFORCER LE MOUVEMENT!

La gouvernance ! C’est ça notre point fort ! Mettons-la en œuvre dans les communes où nous avons l’exécutif. Créons et valorisons LE LABEL DE LA GOUVERNANCE UNION CALÉDONIENNE. Il sera élaboré à partir de la mise en place de comités de pilotage qui partagent la réflexion. Voilà un modèle d’exercice du pouvoir qui privilégie les rapports de direction. Avant-hier, les Provinces ont mis en place leur exécutif. Hier, c’est au tour du Congrès. Demain ce sera au gouvernement de se mettre en place. Les résultats du partage des responsabilités au sein des commissions, confirment bien les tentatives de déstabilisations dont l’Union calédonienne a fait l’objet dans les communes où elle est bien implantée. FACE À SA MISE À L’ÉCART, L’UC S’ATTACHERA RÉSOLUMENT À UTILISER TOUS LES MOYENS POUR SE RENFORCER. Pour ce faire, le seul défi de l’Union calédonienne est le suivant : en 2019 l’Union calédonienne sera une famille de 40 000 membres. Le top départ c’est aujourd’hui, c’est maintenant, au sortir de ce comité directeur que je viens de déclarer OUVERT !!!

* Président de l’Union calédonienne. Discours d’ouverture du comité directeur de Ko We Kara, samedi 24 mai.