Ce comité directeur se doit d’être perçu comme UN CONTRAT SOLIDAIRE

Ce comité directeur se doit d’être perçu comme UN CONTRAT SOLIDAIRE

Par Daniel Goa *

L’Union calédonienne salue le comité régional et les autorités coutumières de la région de Djubéa-Kapumé et remercie le comité local de Nouméa de nous recevoir ici, à Ko We Kara. L’enseignement qu’on peut tirer à l’issue de ces élections est : que vous avez bien travaillé et notre mouvement, grâce à ses structures, a bien résisté aux tentatives de déstabilisation dont il a fait l’objet aux municipales comme aux provinciales. Je vous en remercie parce que sans votre pugnacité, nous ne serions pas parvenus aux résultats que nous connaissons. L’Union calédonienne à plus de 20 000 électeurs ! Si ça ce n’est pas un signe de bonne santé et de dynamisme, il est temps de se poser des questions. Notre mouvement se place derrière Calédonie ensemble. Cependant, il est le premier sur le pays puisqu’il est présent dans les trois provinces : 5 331 voix à la Province des îles ; 8 274 voix à la Province nord ; Et près de 7 000 voix à la Province sud. Environ !!! Je sais, beaucoup parmi nous, au regard du travail que nous avons fourni durant toutes ces années, avons encore du mal à accepter cette réalité des urnes qui s’est imposée à nous au soir du dimanche 11 mai. Interrogeons-la, elle nous dira que dans la vie rien n’est jamais acquis. Même au sein de l’Union calédonienne, le militant d’aujourd’hui ne le sera pas forcément demain. Les gens vont et viennent comme bon leur semble alors qu’ils sont des adhérents. Alors un électeur, c’est encore plus volatile…

La deuxième réponse est qu’il ne faut pas se tromper d’objectif. Parce que l’objectif principal est la sortie. Pour y aller, il faut passer par des étapes qui évaluent nos forces, et nous disent si les conditions qui s’accumulent au fil des étapes que nous franchissons sont suffisamment favorables pour espérer sortir en toute sérénité. C’est le cas des élections qui viennent de passer. En somme je veux dire que le travail de renforcement du Mouvement doit encore et plus que jamais s’amplifier. Au sortir de ce comité directeur, il faut ausculter, un par un, tous les résultats de chaque bureau de vote, tribu par tribu, dans chaque quartier de la ville, dans les entreprises, mener un travail de fourmi, jour après jour… Ce comité directeur se doit d’être perçu comme UN CONTRAT SOLIDAIRE dans lequel, chacun de nous est cocontractant. IL NOUS ENGAGE À FAIRE, DANS CHACUNE DES TROIS PROVINCES, MILLE ADHÉSIONS NOUVELLES CHAQUE ANNÉE, D’ICI 2019. Ce contrat solidaire demande une ligne politique claire. C’est le travail qui va se mettre en place dès les prochains jours avec les séminaires. Il demande un appareil efficace, qui travaille de façon organisée, régulière, rationnelle et dans la discipline. Il sera demandé au commissariat politique un suivi plus rigoureux des structures. Il demande que chaque structure, à son niveau, prépare sa propre relève. Dans beaucoup de comités locaux on n’a plus d’animateur car, par peur de se faire détrôner par la jeunesse, on ne l’a pas préparée. Il est temps de réparer cette erreur et il sera confié à l’AJKM de veiller à trouver et former dans chaque recoin du pays des jeunes pour constituer cette nouvelle vague de représentants de l’Union calédonienne, qui jour après jour, renforcera les tentacules de cette pieuvre géante qui demande à grandir encore pour libérer KANAKY. Un des moyens forts dont nous disposons aujourd’hui, ce sont les communes. UTILISONS-LES POUR RENFORCER LE MOUVEMENT!

La gouvernance ! C’est ça notre point fort ! Mettons-la en œuvre dans les communes où nous avons l’exécutif. Créons et valorisons LE LABEL DE LA GOUVERNANCE UNION CALÉDONIENNE. Il sera élaboré à partir de la mise en place de comités de pilotage qui partagent la réflexion. Voilà un modèle d’exercice du pouvoir qui privilégie les rapports de direction. Avant-hier, les Provinces ont mis en place leur exécutif. Hier, c’est au tour du Congrès. Demain ce sera au gouvernement de se mettre en place. Les résultats du partage des responsabilités au sein des commissions, confirment bien les tentatives de déstabilisations dont l’Union calédonienne a fait l’objet dans les communes où elle est bien implantée. FACE À SA MISE À L’ÉCART, L’UC S’ATTACHERA RÉSOLUMENT À UTILISER TOUS LES MOYENS POUR SE RENFORCER. Pour ce faire, le seul défi de l’Union calédonienne est le suivant : en 2019 l’Union calédonienne sera une famille de 40 000 membres. Le top départ c’est aujourd’hui, c’est maintenant, au sortir de ce comité directeur que je viens de déclarer OUVERT !!!

* Président de l’Union calédonienne. Discours d’ouverture du comité directeur de Ko We Kara, samedi 24 mai.

L’ardente obligation de réussir une sortie de l’Accord de Nouméa à la hauteur de la poignée de mains de Jacques Lafleur et de Jean-Marie Tjibaou

L’ardente obligation de réussir une sortie de l’Accord de Nouméa à la hauteur de la poignée de mains de Jacques Lafleur et de Jean-Marie Tjibaou

Par Gaël Yanno *

Une majorité d’entre vous vient de m’élire dès le premier tour de scrutin à la présidence du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Je souhaite à  l’occasion de ce premier discours devant vous, remercier celles et ceux qui, ce matin, m’ont accordé leur confiance. Vous remercier d’autant plus que j’ai engagé, avec certains de ceux qui m’ont apporté leurs suffrages, des combats politiques plus ou moins rudes ces dernières semaines à l’occasion des campagnes électorales municipales et provinciales. Je souhaite également saluer mes collègues Caroline Reignier-Machoro et Emile Néchéro ainsi que les membres de notre assemblée qui leur ont apporté leur soutien. Sachez que je veillerai, en tant que démocrate, à ce que vous puissiez exercer votre mandant d’élu dans les meilleures conditions.

Permettez-moi d’exprimer brièvement et je ne serai pas long, un souvenir personnel car je retrouve cet hémicycle après l’avoir quitté il y a quinze ans en 1999 et y avoir siégé durant les deux mandatures des Accords de Matignon 1989-1995 et 1995-1999. Durant ces dix années mon cher Nicolas, d’ailleurs, j’ai assuré les fonctions que vous assurez aujourd’hui de benjamin. On a vu d‘ailleurs, qu’il y avait un vieillissement puisque j’ai réussi à tenir dix ans au poste que tu occupes aujourd’hui. J’espère que tu feras encore mieux que moi. Puisque nous sommes dans les aspects personnels et je m’en tiendrai là, je voudrais saluer les quatre autres rescapés de cette période qui sont Philippe, Harold, Paul et Roch. Puisque nous sommes cinq à avoir connu cette période, les quarante-neuf autres élus ayant été élus plus tard que nous. Permettez-moi, en cet instant, d’avoir une pensée pour Dick Ukeiwé, qui fut le premier Président du congrès du Territoire, entre 1985 et 1988. Quels que soient nos parcours et nos sensibilités, il nous a laissé à tous un héritage de dialogue, de respect et de convictions. Au-delà de nos divergences politiques, je souhaite que nous exercions notre mandat en partageant ces valeurs qui nous rassemblent. Je tiens également à saluer personnellement tous mes prédécesseurs, Albert Etuvé, Simon Loueckhote, Pierre Frogier, Harold Martin, Gérard Poadja et Roch Wamytan.

A leur suite, j’essaierai d’être un Président du Congrès impartial et ouvert au dialogue, mais je ne transigerai pas sur ce qui fonde le débat démocratique : le pluralisme, l’écoute de l’autre et le respect des opinions et des personnes. Mon élection à la présidence du Congrès revêt un caractère particulier pour deux raisons qui n’ont rien à voir avec ma personne : cette élection permet de retrouver une cohérence politique qui veut, pour un bon fonctionnement démocratique, qu’un président soit issu d’une majorité claire. Aujourd’hui, la majorité non-indépendantiste du Congrès a élu dès le premier tour de scrutin un président non-indépendantiste ; cette élection est le deuxième acte d’un accord politique issu des élections du 11 mai dernier qui s’appelle « le Contrat de gouvernance solidaire », et qui a permis aux trois partis non-indépendantistes de sceller un accord afin, d’une part, d’assurer la stabilité de nos institutions, d’autre part, d’engager des réformes urgentes et nécessaires pour la Nouvelle-Calédonie et la province Sud, et enfin d’établir le plus rapidement possible un dialogue constructif avec les indépendantistes afin de préparer au mieux la sortie de l’Accord de Nouméa. Je salue l’esprit de dialogue, et le sens des responsabilités de ceux, et notamment je pense plus particulièrement à mes collègues de Calédonie ensemble et du Front pour l’unité qui, avec nous, l’Union pour la Calédonie dans la France, adversaires d’hier, ont su se mettre autour d’une table et discuter dans l’intérêt général de tous les Calédoniens. Je salue la raison et la sagesse de ceux qui sont sortis vainqueurs de ces élections, sans être majoritaires, et ont su associer d’autres formations politiques pour rassembler l’ensemble des non-indépendantistes.

Mes chers collègues, nous sommes, dans cet hémicycle, le reflet de l’expression démocratique du vote des Calédoniens du 11 mai 2014. Nous devons en avoir conscience et être à la hauteur de la haute responsabilité qui pèse sur les épaules de chacune et de chacun d’entre nous, tout en gardant l’humilité et la simplicité qui s’imposent à notre fonction d’élu. Nous sommes le dernier Congrès de l’Accord de Nouméa. Nous nous devons, nous avons l’ardente obligation, Monsieur le Haut-Commissaire, de réussir une sortie de l’Accord de Nouméa à la hauteur de la poignée de mains de Jacques Lafleur et de Jean-Marie Tjibaou du 26 juin 1988. Chacun de ces deux hommes ayant été pour les uns ou pour les autres et aujourd’hui pour nous tous, des hommes d’Etat responsables qui ont tracé le chemin de paix qui nous permet de vivre heureux depuis vingt-cinq ans.

Dans les prochains mois, nous aurons à débattre de sujets majeurs pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Plus que jamais, nous avons le devoir d’aller au bout de ces débats pour dégager ensemble les meilleures solutions dans l’intérêt de tous les Calédoniens. Je pense bien sûr à la question de l’avenir institutionnel, mais également aux décisions courageuses que nous aurons à prendre pour assurer le développement économique et social de la Nouvelle-Calédonie. L’école, l’agriculture, l’énergie, la mine, la santé, le financement de notre modèle social : les enjeux ne manquent pas. Je suis sûr que nous saurons, ensemble, proposer des solutions innovantes pour préparer l’avenir de tous nos enfants. Je tiens à saluer l’ensemble du personnel du Congrès, je connais votre compétence et votre dévouement et tous les élus présents savent qu’ils peuvent compter sur vous pour remplir dans les meilleures conditions possibles le mandat qui leur a été confié.

Je souhaite poursuivre la modernisation de notre institution à laquelle chacun de mes prédécesseurs a apporté sa précieuse contribution. Je crois notamment à la nécessité de rendre plus accessibles nos travaux à la société calédonienne. Nous devons ouvrir en grand les portes et les fenêtres de cette belle institution, pour en faire une véritable maison de la citoyenneté, le cœur battant de la démocratie calédonienne. Le Congrès doit être un lieu de débat et de pédagogie pour tout ce qui concerne la vie démocratique de la Nouvelle-Calédonie. Un effort tout particulier devra être fait en direction de notre jeunesse. Il est de notre responsabilité d’intéresser nos enfants à ce que nous faisons. C’est à nous de donner du sens et de le transmettre. Cette ouverture doit également enrichir le dialogue que nous avons avec tous les acteurs économiques et sociaux. Je ne crois pas que les élus que nous sommes sont tout-puissants, qu’ils savent tout sur tout. Nous devons remplir notre mandat humblement et être toujours à l’écoute des personnes qui seront directement impactées par nos décisions.

Mes chers collègues, l’honneur d’une assemblée se mesure à la place qu’elle accorde à chacun de ses membres, quel que soient son poids politique, ses convictions ou ses origines. Chacun d’entre vous pourra compter sur ma vigilance de chaque instant pour que sa voix soit toujours entendue et sa place toujours respectée. Avant d’être de sensibilité indépendantiste ou loyaliste, avant d’être du Nord, des Iles ou du Sud, avant d’être conservateurs ou progressistes, nous sommes des femmes et des hommes profondément attachés à cette terre de Nouvelle-Calédonie. Nous représentons nos concitoyens et nous sommes à leur service. N’oublions jamais cet honneur et soyons dignes de leur confiance. Vive la Nouvelle-Calédonie, Vive la France.

* Président du Congrès. Discours prononcé le vendredi 23 mai.

Les citadelles du FPU et de l’UCF

Les citadelles du FPU et de l’UCF

Même si, en apparence, l’unité semble de rigueur depuis la mise en œuvre du contrat de gouvernance solidaire, il règne de vives dissensions, en interne, au sein du Front pour l’unité et de l’Union pour la Calédonie dans la France. Oppositions…

Au sein de l'UCF, Sonia Backes symbolise cette difficulté de concilier ambitions et unité...

Au sein de l’UCF, Sonia Backes symbolise cette difficulté de concilier ambitions et unité…

De tout cela, ils n’aiment pas en parler publiquement, mais lorsqu’ils discutent en privé, il n’existe plus guère de limites pour étaler tout ce qu’ils ont sur le cœur. Et si Calédonie ensemble apparaît très homogène, derrière son leader incontesté, il n’en va pas de même pour les deux partenaires non-indépendantistes. Au sein de l’UCF, nous avons déjà évoqué ici les relations plutôt crispées entre Sonia Backes et Gaël Yanno, mais aussi l’acrimonie d’Isabelle Lafleur, s’estimant trop à l’écart dans cette distribution des beaux rôles institutionnels.

En fait, il semble évident que le MPC cherche à être la locomotive de l’Union pour la Calédonie dans la France, mais avec deux élus qui exigent les commandes pour mener ce mouvement sur les bons rails, rien n’est simple. Sans surprise, cette prééminence du Mouvement populaire calédonien n’est pas vraiment du goût du RPC des Lafleur qui ont financé les municipales et les provinciales et s’estiment un peu lésés. Quant au MRC de Philippe Blaise, patience… Nul doute que le début de la mandature et les dossiers sensibles lui offriront moult occasions d’afficher certaines amertumes…

Les jeunes du FPU remontés

Dans les rangs du Front pour l’unité, la première secousse est venue des jeunes – les élus et celles qui ne le sont pas – peu satisfaits de se voir exclus des discussions avec Calédonie ensemble et l’UCF. Cynthia Ligeard, leur tête de liste, avait pourtant parié sur le renouvellement, mais ce sont bien les « vieux » – Harold Martin et Didier Leroux notamment – qui mènent les débats pour leur camp. Un choix très controversé par les Santa, Bernut et Ruffenach qui sont même allés jusqu’à demander une entrevue avec Pierre Frogier. Toutefois, comme le président du Rassemblement devait être trop occupé, il a préféré les envoyer vers Eric Gay, lequel leur a fait comprendre, en résumé, qu’ils n’avaient pas à l’ouvrir. Bonjour l’ambiance…

Bien évidemment, Philippe Gomès scrute les atermoiements de ses deux nouveaux partenaires avec intérêt. Il note les premiers accrocs et attend les prochaines déchirures. Serein et déterminé, d’autant que Calédonie ensemble reste sur trois succès depuis 2012 alors que le FPU et l’UCF viennent d’encaisser autant de revers consécutifs. De plus, le député de la seconde circonscription n’a pas oublié les meurtrissures de son échec de 2007 lors des législatives dans la première circonscription. Et il avait eu beaucoup de mal à le digérer. Un revers, c’est déjà dur à encaisser, alors trois…

Th. S.

Cela se précise pour le futur gouvernement

Cela se précise pour le futur gouvernement

Les tractations se poursuivent pour les trois partis réunis au sein du contrat de gouvernance. Et le nouveau gouvernement Ligeard commence à prendre tellement forme qu’on se demande bien ce qui va rester pour les indépendantistes. Hégémonie ?

 

Il ne reste plus guère d’inconnues pour Calédonie ensemble, le Front pour l’unité et l’Union pour la Calédonie dans la France. La répartition des secteurs du futur gouvernement appelé à être présidé par Cynthia Ligeard a sérieusement avancé depuis le début de cette semaine. Du côté du parti de Philippe Gomès, dix ans après Didier Leroux pour l’Avenir ensemble, il semble qu’un nouveau super-ministre va être nommé en la personne de Philippe Germain, qui devrait avoir la Fiscalité, les Douanes, les Mines et NC 2025 dans son escarcelle. Le deuxième membre Calédonie ensemble de l’exécutif serait le porte-parole et il devrait s’occuper, lui, de l’Energie (qui échappe donc à Sonia Backes), du Budget et du Logement. Mais toujours pas de nom à notre connaissance. En revanche, le troisième membre du parti vainqueur en Province sud serait issu de la société civile, il se nommerait André-Jean Léopold, l’ancien directeur de la DDEC, et serait chargé de l’Enseignement et de la Jeunesse.

Du côté du Front pour l’unité, la future présidente, Cynthia Ligeard, devrait avoir les portefeuilles de la Fonction publique, du Transport aérien et de la Coopération régionale. Et comme nous l’avons déjà annoncé ces derniers jours, Bernard Deladrière aurait la Santé, le Médipôle et les relations avec les Provinces et les communes dans sa besace. Enfin, la seule et unique membre UCF de cet exécutif à venir, Sonia Backes, à qui l’on souhaite un joyeux anniversaire, aurait l’Agriculture et la Protection sociale. Cette première distribution des rôles va sans doute intéresser les cinq futurs membres indépendantistes de ce futur gouvernement qui vont sans doute s’apercevoir qu’il ne leur reste plus grand chose, si ce n’est le Travail, les Sports et la Culture. Vous avez dit morne plaine ?

Th. S. 

La liste de déclaration de groupes pour le Congrès

La liste de déclaration de groupes pour le Congrès

UC-FLNKS et Nationaliste (15 noms)

Président : Roch Wamytan ; Vice-Président : Caroline Machoro-Reignier ; Membres : Henriette Hmaé, Angy Boehe, Prisca Holéro, Isabelle Bearune, Neko Hnepeune, Mathias Waneux, Daniel Goa, Gilbert Tyuienon, Pierre-Chanel Tutugoro, Sylvain Pabouty, Louis-Kotra Ureguei, Marie-Pierre Goyetche, Jacques Lalié.

CALEDONIE ENSEMBLE (15 noms)

Président : Philippe Dunoyer ; Vice-Président : Frederic de Greslan ; Membres : Philippe Germain, Philippe Gomès, Marie-Françoise Hmeun, Hélène Iekawé, Nina Lucas-Julié, Martine Lagneau, Nicolas Metzdorf, Philippe Michel, Dominique Molé, Gérard Poadja, Marie-Hyacintha Santino, Sutita Sio-Lagadec, Corine Voisin.

UNI (9 noms)

Président : Louis Mapou ; Vice-Président : Ithupane Tieoué ; Membres : Paul Néaoutyine, Monique Poithily, Joseph Goromido, Yvana Bouanou, Emile Nechero, Nadège Wackenthaler-Faivre, Charles Washetine.

FRONT POUR L’UNITE et ENTENTE PROVINCIALE NORD (FPU-EPN) (8 noms)

Président : Grégoire Bernut ; Vice-Président : Rusmaeni Samohamat ; Membres : Cynthia Ligeard, Thierry Santa, Henriette Falelavaki, Harold Martin, Nicole Andréa-Song, Francis Euriboa.

UNION POUR LA CALEDONIE DANS LA France (6 noms)

Président : Sonia Backes ; Vice-Président : Gil Brial ; Membres : Yanno Gael, Isabelle Lafleur, Nicole Robineau, Philippe Blaise.

 

Personne seul n’appartenant pas à un groupe : DYNAMIK AUTOCHTONE (LKS) (1 nom)

Basile Citré

De drôles de tractations

De drôles de tractations

Dans le cadre de leur contrat de gouvernance, Calédonie ensemble, le Front pour l’unité et l’Union pour la Calédonie dans la France sont passés aux discussions concernant les postes au sein du futur du gouvernement. Des échanges qui ne poseraient pas de problème si nous n’avions pas un exécutif collégial au sein duquel siègent aussi les indépendantistes…

 

Ce mardi matin encore, ils se sont retrouvés dans les bureaux du gouvernement pour tenter de trouver des terrains d’entente concernant les portefeuilles du futur gouvernement Ligeard. Calédonie ensemble, le FPU et l’UCF discutent, mais ils oublient sans doute que leur répartition ne peut pas s’exonérer de la présence des futurs « ministres » indépendantistes qui ne vont sûrement pas se pointer pour récupérer tout ce dont ne voulait pas le camp non indépendantiste. Car il nous semble que cette distribution des rôles ne peut pas se faire dans le dos de certains, mis devant le fait accompli.

C’est justement contre cette stratégie que Calédonie ensemble avait pesté, ses trois « ministres » ayant toujours refusé les attributions imposées par Harold Martin et consorts. Les temps ont-ils changé ? Voire… En attendant, il se confirme que l’appétit de Sonia Backes demeure insatiable puisqu’elle réclame l’agriculture, mais aussi l’énergie et quelques autres secteurs. Du côté du FPU, la présence de Bernard Deladrière se précise également, mais avec quels portefeuilles ? Et pour ce qui concerne Calédonie ensemble, à l’exception de Philippe Germain, prêt à redevenir « ministre » comme il l’avait été du temps du gouvernement Gomès, on peine à connaître les identités des deux autres postulants. La rumeur fait état de personnalités de la société civile et le nom de Pierre-Henry Charles circule. Du côté des indépendantistes, on parle du maintien d’Anthony Lecren pour l’UC et de la présence de l’inamovible Dewe Gorodey pour le PALIKA. Affaires à suivre…

Th. S.

Avez-vous des nouvelles de Bretegnier ?

Avez-vous des nouvelles de Bretegnier ?

L’ancien élu du Rassemblement passé sous les couleurs de l’UCF juste avant les municipales de mars doit apprécier modérément le scénario qui se déroule sous ses yeux depuis quelques jours. Anticipations…

 

Lorsqu’il avait quitté le parti de Pierre Frogier pour rejoindre celui de Gaël Yanno, le président de PROMOSUD avait notamment mis en exergue les divergences qui pouvaient exister, dans le registre économique, entre lui et Cynthia Ligeard, alors présidente de la Province sud. De plus, ces derniers mois, Pierre Bretegnier n’avait cessé de clamer, dans les institutions et dans les médias, que Calédonie ensemble menait une politique « socialiste ». Mais depuis le lancement des campagnes, il n’a plus rien dit. Silence radio. En outre, chacun a noté son absence sur la liste UCF menée par Sonia Backes.

Avant le scrutin du 11 mai, on pouvait déjà se poser moult questions sur les réelles intentions du président de PROMOSUD. Attendait-il un poste de « ministre » dans le futur gouvernement ? Voire… Et depuis le résultat des provinciales et le contrat de gouvernance scellé entre son mouvement, son ancien parti et les « socialistes » de Calédonie ensemble, on peut encore davantage s’interroger sur l’avenir de Pierre Bretegnier. Va-t-il trouver une place dans cette nouvelle répartition institutionnelle ? Et si oui, laquelle ? « Ministre » du futur gouvernement Ligeard, cela semble impossible car l’UCF n’aura qu’un portefeuille visiblement réservé à Sonia Backes. Maintenant qu’il n’est plus élu, les possibilités semblent très restreintes. Et compte tenu de ses relations tendues avec les deux nouveaux partenaires de l’Union pour la Calédonie dans la France, on voit mal où il pourrait finalement atterrir.

Th. S.