Un futur gouvernement sans surprise

Un futur gouvernement sans surprise

Ce mardi 27 mai, les élus du Congrès, peu nombreux, étaient réunis pour entériner le nombre de membres du futur gouvernement Ligeard. Et comme c’est désormais le cas depuis 1999 et le premier gouvernement Lèques issu de l’Accord de Nouméa, l’exécutif calédonien sera composé de 11 membres, une délibération approuvée à l’unanimité par les élus de l’hémicycle du boulevard Vauban. Logiquement, 6 membres non-indépendantistes (3 Calédonie ensemble, 2 FPU et 1 UCF) et 5 membres indépendantistes (3 UC-FLNKS et 2 UNI) devraient se retrouver dans ce futur gouvernement Ligeard.

Pour ce qui concerne les noms des heureux élus, il ne demeure plus que deux inconnues. Cynthia Ligeard, Bernard Deladrière, Philippe Germain, André-Jean Léopold, Gilbert Tyuienon, Jean-Louis d’Anglebermes, Anthony Lecren et Dewe Gorodey sont les noms déjà connus auxquels devraient s’ajouter encore un membre Calédonie ensemble, sans doute issu de la société civile, et un membre UNI. Deux incertitudes qui devraient être levées prochainement…

Th. S.

Du beau monde au sein de la Commission permanente

Du beau monde au sein de la Commission permanente

De mémoire d’observateur attentif de la scène politique locale, rarement la composition de la Commission permanente du Congrès n’a été aussi emplie de renoms. Outre son nouveau président, un Philippe Dunoyer qui n’est pas si oublié que cela – n’en déplaise à certains – et qui repartira sans doute en campagne lors de prochaines législatives partielles, on retrouve donc Philippe Gomès, leader de Calédonie ensemble et député de la seconde circonscription, Cynthia Ligeard, ancienne présidente de la Province sud et tête de liste FPU lors des provinciales, Sonia Backes, ancienne « ministre » préférée d’Harold Martin et tête de liste UCF lors des provinciales, sans oublier, pour les indépendantistes, Caroline Machoro-Reignier et Louis Mapou.

Autant dire que les débats ne manqueront pas d’intérêts avec de telles personnalités. Si certains en doutaient, il faut peut-être voir, dans cette composition relevée, la preuve de l’importance de cette mandature et de cette nécessité d’impliquer les têtes d’affiche au premier plan. Ce même constat peut également s’imposer en faisant l’inventaire de chaque chef de groupe au Congrès : Roch Wamytan pour l’UC-FLNKS Nationaliste, Philippe Dunoyer pour Calédonie ensemble, Louis Mapou pour l’UNI, Grégoire Bernut pour le FPU et Sonia Backes pour l’UCF.

Néanmoins, on peut s’étonner de retrouver, à ces postes-là – dans la commission permanente et chef de groupe – des élus qui vont être logiquement appelés à intégrer le gouvernement. On pense bien évidemment à Sonia Backes et à Cynthia Ligeard. Quel est l’intérêt d’une si brève apparition – quelques jours – dans ces organismes du Congrès ? Sans doute un mystère qui s’éclaircira prochainement…

Th. S.

La Commission permanente

Président : Philippe Dunoyer (Calédonie ensemble)

Membres : Thierry Santa (FPU) ; Sonia Backes (UCF) ; Philippe Gomès (Calédonie ensemble) ; Cynthia Ligeard (FPU) ; Frédéric de Greslan (Calédonie ensemble) ; Caroline Machoro-Reignier  (UC-FLNKS Nationaliste) ; Jacques Lalié (UC-FLNKS et Nationaliste) ; Marie-Pierre Goyetche (UC-FLNKS et Nationaliste) ; Louis Mapou  (UNI) ; Ithupane Tieoue (UNI)

A qui perd gagne ?

A qui perd gagne ?

La politique offre parfois des résurrections inattendues. Gaël Yanno en est sans doute le plus éclatant symbole de ces deux dernières années. Battu en 2012 lors des législatives dans la première circonscription par Sonia Lagarde, vaincu en mars 2014 lors des municipales de Nouméa par la même adversaire devenue députée et perdant – seulement troisième – avec l’UCF lors des provinciales du 11 mai dernier, l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa a collectionné les revers, plus douloureux les uns que les autres… Il n’empêche, les circonstances – cette large victoire de Calédonie ensemble mais sans majorité – viennent d’offrir une planche de salut à Gaël Yanno.

L’endémique looser vient de remporter enfin – au gré du contrat de gouvernance solidaire – un accessit, en l’occurrence la présidence du Congrès. Un bien bel exploit pour un élu dont le parti ne représente que 6 élus sur les 54 (environ 11%) que compte l’hémicycle du boulevard Vauban. L’ancien député de la première circonscription réalise en quelque sorte le même exploit qu’Harold Martin, élu à la présidence du gouvernement, en 2011, malgré le très faible nombre d’élus de son parti. Une année de répit, sur un perchoir, après tant d’ambitions et d’espoirs laminés par les urnes, voilà sans doute le plus belle des parenthèses en attendant les prochains scrutins.

Au fait, dès qu’il faudra repartir en campagne, dans le cadre de la législative partielle générée par la démission de Sonia Lagarde, que va donc faire Gaël Yanno ? Etre à nouveau candidat, non plus contre la nouvelle mairesse de Nouméa, mais face à Philippe Dunoyer, le favori Calédonie ensemble ? Ou bien alors céder sa place à une autre, en l’occurrence Sonia Backes, qui aurait maintenant de nouvelles velléités parlementaires ? Voire… En attendant, le président du Congrès a démontré sa capacité à changer quelque peu de postures et de discours devant son assemblée. Moins radical et plus consensuel dans son propos, il a démontré ces derniers jours qu’il était capable de s’adapter à cette nouvelle fonction. Bien évidemment, il lui reste maintenant à confirmer cette « positive » attitude dans les actes quotidiens de la vie de cette assemblée.

Un an, c’est à la fois long et court. Il peut même s’en passer beaucoup, de choses plus ou moins agréables, en douze mois. D’autant que les élus de l’hémicycle du boulevard Vauban vont devoir prendre très rapidement des mesures et des réformes pas très populaires, héritage d’un gouvernement Martin qui a trop souvent dépenser et distribuer sans réellement compter. Mais aujourd’hui, il faut payer, boucher les trous et remettre le curseur là où il se doit afin d’éviter la faillite pour certains organismes. Dans ce contexte, contrairement à ce qui se passe en Métropole, il faut espérer que nos élus sauront montrer l’exemple. Et faire eux aussi, lorsque c’est nécessaire, les efforts nécessaires. A la tête du Congrès, Gaël Yanno devra être l’un des superviseurs les plus attentifs de cette cure délicate et salutaire dont les élus ne pourront s’exonérer s’ils veulent être parfaitement compris par la majorité de la population. Avec un expert-comptable sur le perchoir, il y a peut-être plus de chance que les comptes soient bons…

Th. Squillario

L’ardente obligation de réussir une sortie de l’Accord de Nouméa à la hauteur de la poignée de mains de Jacques Lafleur et de Jean-Marie Tjibaou

L’ardente obligation de réussir une sortie de l’Accord de Nouméa à la hauteur de la poignée de mains de Jacques Lafleur et de Jean-Marie Tjibaou

Par Gaël Yanno *

Une majorité d’entre vous vient de m’élire dès le premier tour de scrutin à la présidence du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Je souhaite à  l’occasion de ce premier discours devant vous, remercier celles et ceux qui, ce matin, m’ont accordé leur confiance. Vous remercier d’autant plus que j’ai engagé, avec certains de ceux qui m’ont apporté leurs suffrages, des combats politiques plus ou moins rudes ces dernières semaines à l’occasion des campagnes électorales municipales et provinciales. Je souhaite également saluer mes collègues Caroline Reignier-Machoro et Emile Néchéro ainsi que les membres de notre assemblée qui leur ont apporté leur soutien. Sachez que je veillerai, en tant que démocrate, à ce que vous puissiez exercer votre mandant d’élu dans les meilleures conditions.

Permettez-moi d’exprimer brièvement et je ne serai pas long, un souvenir personnel car je retrouve cet hémicycle après l’avoir quitté il y a quinze ans en 1999 et y avoir siégé durant les deux mandatures des Accords de Matignon 1989-1995 et 1995-1999. Durant ces dix années mon cher Nicolas, d’ailleurs, j’ai assuré les fonctions que vous assurez aujourd’hui de benjamin. On a vu d‘ailleurs, qu’il y avait un vieillissement puisque j’ai réussi à tenir dix ans au poste que tu occupes aujourd’hui. J’espère que tu feras encore mieux que moi. Puisque nous sommes dans les aspects personnels et je m’en tiendrai là, je voudrais saluer les quatre autres rescapés de cette période qui sont Philippe, Harold, Paul et Roch. Puisque nous sommes cinq à avoir connu cette période, les quarante-neuf autres élus ayant été élus plus tard que nous. Permettez-moi, en cet instant, d’avoir une pensée pour Dick Ukeiwé, qui fut le premier Président du congrès du Territoire, entre 1985 et 1988. Quels que soient nos parcours et nos sensibilités, il nous a laissé à tous un héritage de dialogue, de respect et de convictions. Au-delà de nos divergences politiques, je souhaite que nous exercions notre mandat en partageant ces valeurs qui nous rassemblent. Je tiens également à saluer personnellement tous mes prédécesseurs, Albert Etuvé, Simon Loueckhote, Pierre Frogier, Harold Martin, Gérard Poadja et Roch Wamytan.

A leur suite, j’essaierai d’être un Président du Congrès impartial et ouvert au dialogue, mais je ne transigerai pas sur ce qui fonde le débat démocratique : le pluralisme, l’écoute de l’autre et le respect des opinions et des personnes. Mon élection à la présidence du Congrès revêt un caractère particulier pour deux raisons qui n’ont rien à voir avec ma personne : cette élection permet de retrouver une cohérence politique qui veut, pour un bon fonctionnement démocratique, qu’un président soit issu d’une majorité claire. Aujourd’hui, la majorité non-indépendantiste du Congrès a élu dès le premier tour de scrutin un président non-indépendantiste ; cette élection est le deuxième acte d’un accord politique issu des élections du 11 mai dernier qui s’appelle « le Contrat de gouvernance solidaire », et qui a permis aux trois partis non-indépendantistes de sceller un accord afin, d’une part, d’assurer la stabilité de nos institutions, d’autre part, d’engager des réformes urgentes et nécessaires pour la Nouvelle-Calédonie et la province Sud, et enfin d’établir le plus rapidement possible un dialogue constructif avec les indépendantistes afin de préparer au mieux la sortie de l’Accord de Nouméa. Je salue l’esprit de dialogue, et le sens des responsabilités de ceux, et notamment je pense plus particulièrement à mes collègues de Calédonie ensemble et du Front pour l’unité qui, avec nous, l’Union pour la Calédonie dans la France, adversaires d’hier, ont su se mettre autour d’une table et discuter dans l’intérêt général de tous les Calédoniens. Je salue la raison et la sagesse de ceux qui sont sortis vainqueurs de ces élections, sans être majoritaires, et ont su associer d’autres formations politiques pour rassembler l’ensemble des non-indépendantistes.

Mes chers collègues, nous sommes, dans cet hémicycle, le reflet de l’expression démocratique du vote des Calédoniens du 11 mai 2014. Nous devons en avoir conscience et être à la hauteur de la haute responsabilité qui pèse sur les épaules de chacune et de chacun d’entre nous, tout en gardant l’humilité et la simplicité qui s’imposent à notre fonction d’élu. Nous sommes le dernier Congrès de l’Accord de Nouméa. Nous nous devons, nous avons l’ardente obligation, Monsieur le Haut-Commissaire, de réussir une sortie de l’Accord de Nouméa à la hauteur de la poignée de mains de Jacques Lafleur et de Jean-Marie Tjibaou du 26 juin 1988. Chacun de ces deux hommes ayant été pour les uns ou pour les autres et aujourd’hui pour nous tous, des hommes d’Etat responsables qui ont tracé le chemin de paix qui nous permet de vivre heureux depuis vingt-cinq ans.

Dans les prochains mois, nous aurons à débattre de sujets majeurs pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Plus que jamais, nous avons le devoir d’aller au bout de ces débats pour dégager ensemble les meilleures solutions dans l’intérêt de tous les Calédoniens. Je pense bien sûr à la question de l’avenir institutionnel, mais également aux décisions courageuses que nous aurons à prendre pour assurer le développement économique et social de la Nouvelle-Calédonie. L’école, l’agriculture, l’énergie, la mine, la santé, le financement de notre modèle social : les enjeux ne manquent pas. Je suis sûr que nous saurons, ensemble, proposer des solutions innovantes pour préparer l’avenir de tous nos enfants. Je tiens à saluer l’ensemble du personnel du Congrès, je connais votre compétence et votre dévouement et tous les élus présents savent qu’ils peuvent compter sur vous pour remplir dans les meilleures conditions possibles le mandat qui leur a été confié.

Je souhaite poursuivre la modernisation de notre institution à laquelle chacun de mes prédécesseurs a apporté sa précieuse contribution. Je crois notamment à la nécessité de rendre plus accessibles nos travaux à la société calédonienne. Nous devons ouvrir en grand les portes et les fenêtres de cette belle institution, pour en faire une véritable maison de la citoyenneté, le cœur battant de la démocratie calédonienne. Le Congrès doit être un lieu de débat et de pédagogie pour tout ce qui concerne la vie démocratique de la Nouvelle-Calédonie. Un effort tout particulier devra être fait en direction de notre jeunesse. Il est de notre responsabilité d’intéresser nos enfants à ce que nous faisons. C’est à nous de donner du sens et de le transmettre. Cette ouverture doit également enrichir le dialogue que nous avons avec tous les acteurs économiques et sociaux. Je ne crois pas que les élus que nous sommes sont tout-puissants, qu’ils savent tout sur tout. Nous devons remplir notre mandat humblement et être toujours à l’écoute des personnes qui seront directement impactées par nos décisions.

Mes chers collègues, l’honneur d’une assemblée se mesure à la place qu’elle accorde à chacun de ses membres, quel que soient son poids politique, ses convictions ou ses origines. Chacun d’entre vous pourra compter sur ma vigilance de chaque instant pour que sa voix soit toujours entendue et sa place toujours respectée. Avant d’être de sensibilité indépendantiste ou loyaliste, avant d’être du Nord, des Iles ou du Sud, avant d’être conservateurs ou progressistes, nous sommes des femmes et des hommes profondément attachés à cette terre de Nouvelle-Calédonie. Nous représentons nos concitoyens et nous sommes à leur service. N’oublions jamais cet honneur et soyons dignes de leur confiance. Vive la Nouvelle-Calédonie, Vive la France.

* Président du Congrès. Discours prononcé le vendredi 23 mai.

Nouvelle mandature… Nouveau look

Nouvelle mandature… Nouveau look

Cette élection du nouveau bureau du Congrès, ce vendredi 23 mai, a permis de revoir des têtes connues mais aussi de nouveaux visages arpentant pour la première fois l’hémicycle du boulevard Vauban. Première tendance, dans le registre vestimentaire, si les non-indépendantistes avaient tous sortis les costumes, du côté de la gent masculine, force est de constater, côté indépendantiste, des tenues moins strictes, à l’exception notable de Roch Wamytan qui portait une cravate.

Nicole Robineau, la doyenne de ce nouveau Congrès, aurait pu nous jouer un remake de la montée des marches de Sharon Stone – tout de rouge vêtue – hier lors du festival de Cannes, mais elle a préféré, sur les conseils de sa fille, une apparence plus traditionnelle et mesurée pour ce rendez-vous. En fait, la surprise est surtout venue de Paul Néaoutyine, avec nouvelle coupe de cheveux très courts, et un accoutrement digne des Fidjiens. Un choix capillaire justifié par le début de cette « nouvelle mandature, pour être plus aéré ». Il y a une semaine, déjà, l’UC-FLNKS pouvait penser que le président réélu de la Province nord ne manquait pas d’air. Aujourd’hui, chacun a pu constater que Paul Néaoutyine peut également ventiler et imprimer sa marque. Voilà qui promet…

Th. S.

Le nouveau bureau du Congrès

Le nouveau bureau du Congrès

Après l’élection du président du Congrès et une petite pause, les élus de l’hémicycle du boulevard Vauban ont procédé à l’élection du bureau. En lice, une liste de l’intergroupe Calédonie ensemble-FPU-UCF et deux listes indépendantistes, l’UC-FLNKS Nationaliste et l’UNI. A l’issue de ce scrutin, les non-indépendantistes ont recueilli cinq postes et la première vice-présidence, qui échappe donc aux indépendantistes, lesquels ont obtenu deux sièges pour l’UC-FLNKS Nationaliste et un pour l’UNI…

 

Président : Gaël Yanno

YannoGood

 

1er vice-président : Francis Euriboa

Euriboa

 

 

 

 

 

 

 

 

2ème vice-présidente : Caroline Machoro-Reignier (UC-FLNKS Nationaliste)

Machoro

 

 

 

 

 

3ème vice-présidente : Hélène Iékawé

4ème vice-présidente : Nicole Robineau

Robineau

 

 

 

 

 

5ème vice-président : Emile Néchéro (UNI)

6ème vice-président : Jacques Lallié (UC-FLNKS Nationaliste)

7ème vice présidente : Sutita Sio-Lagadec

8ème vice-présidente : Rusmaeni Sanmohamat

Congrès : un match entre Nouméa et Canala

Congrès : un match entre Nouméa et Canala

Candidat des trois partis non indépendantistes, Gaël Yanno s’est retrouvé face à deux rivaux lors de l’élection à la présidence du Congrès : Caroline Machoro-Reignier (UC-FLNKS Nationaliste) et Emile Néchéro (UNI). Deux élus de Canala…

Caroline Machoro-Reignier et Emile Néchéro ont fait le plein de leurs voix. Tout comme Gaël Yanno...

Caroline Machoro-Reignier et Emile Néchéro ont fait le plein de leurs voix. Tout comme Gaël Yanno…

CongresNechero

Même si ce scrutin était joué d’avance – les non-indépendantistes possédant quatre voix de plus que les indépendantistes dans l’hémicycle du boulevard Vauban, il n’en demeure pas moins que ce rendez-vous était assorti de quelques inconnues‪. En premier lieu, contre qui Gaël Yanno, le candidat désigné dans le cadre du contrat de gouvernance, allait-il devoir composer ? Sans surprise, et l’UC-FLNKS nationaliste et l’UNI ont présenté chacun un candidat, en l’occurrence Caroline Machoro-Reignier et Emile Néchéro. Deux rivaux issus de Canala pour s’opposer au Nouméen Yanno. Peut-être un clin d’œil pour le Haut-commissaire, si fâché avec cette commune depuis l’affaire de Nakéty.

Une autre inconnue taraudait l’UCF, car la veille de cette élection, jeudi 22 mai, Isabelle Lafleur avait demandé quelques garanties écrites à son candidat à la présidence du Congrès. Visiblement, la présidente du RPC a obtenu ce qu’elle attendait de la part du MPC puisqu’elle et Nicole Robineau ont voté pour Gaël Yanno. A l’issue de ce seul tour, un bulletin blanc, sans doute Basile Citré, et le plein des voix pour les autres : le candidat non-indépendantiste a obtenu les 29 voix de son camp, devant Caroline Machoro-Reignier (15 voix) et Emile Néchéro (9 voix).

Avant ce scrutin et avant d’être élu vers les 10 heures ce vendredi matin, Gaël Yanno a bien pris soin de serrer les mains de tous les élus de l’hémicycle du boulevard Vauban. Sans doute le besoin de montrer de nouvelles dispositions, notamment du côté des indépendantistes avec lesquels l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa a toujours eu quelques problèmes relationnels, notamment lors des campagnes électorales. Bien évidemment, il en faudra sûrement plus que ces politesses matinales pour convaincre de la pertinence du choix du candidat UCF à la tête du Congrès.

Th. S.