Ce que vous avez manqué ces deux derniers jours

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L’autosatisfaction de Martin

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Les deux dernières inconnues du gouvernement levées

Les deux dernières inconnues du gouvernement levées

Le futur exécutif présidé par Cynthia Ligeard est maintenant clairement identifié. Sauf surprise de dernière minute, c’est Thierry Cornaille pour Calédonie ensemble et Valentine Eurisouké pour l’UNI qui devraient être les derniers arrivants. Composition…

 

Les onze membres du futur gouvernement Ligeard appelé à prendre la succession de l’équipe Martin sont donc maintenant tous dévoilés. On connaissait depuis quelques jours les neuf premiers noms : Gilbert Tyuienon, Jean-Louis d’Anglebermes et Anthony Lecren pour l’UC-FLNKS, Philippe Germain et André-Jean Léopold pour Calédonie ensemble, Cynthia Ligeard et Bernard Deladrière pour le FPU, Sonia Backes pour l’UCF, Dewe Gorodey pour l’UNI…

Il ne manquait plus que les deux derniers « ministrables », un Calédonie ensemble et un UNI dont les noms viennent d’être plus ou moins dévoilés. En effet, pour ce qui concerne le parti de Paul Néaoutyine, le choix s’est porté sur Valentine Eurisouké, ancienne mairesse de Houaïlou (2008-2014) et ancienne élue de la Province nord et du Congrès. Et du côté du parti de Philippe Gomès, la personnalité de la société civile serait Thierry Cornaille, l’ancien directeur de la SIC, qui a subi de plein fouet les heurts et malheurs de Saint-Louis, étant obligé, de retour d’un récent dîner sur Nouméa, de passer une nuit dans sa voiture à cause des blocages. Tous ces noms devraient être prochainement officialisés…

Th. S.

Un futur gouvernement sans surprise

Un futur gouvernement sans surprise

Ce mardi 27 mai, les élus du Congrès, peu nombreux, étaient réunis pour entériner le nombre de membres du futur gouvernement Ligeard. Et comme c’est désormais le cas depuis 1999 et le premier gouvernement Lèques issu de l’Accord de Nouméa, l’exécutif calédonien sera composé de 11 membres, une délibération approuvée à l’unanimité par les élus de l’hémicycle du boulevard Vauban. Logiquement, 6 membres non-indépendantistes (3 Calédonie ensemble, 2 FPU et 1 UCF) et 5 membres indépendantistes (3 UC-FLNKS et 2 UNI) devraient se retrouver dans ce futur gouvernement Ligeard.

Pour ce qui concerne les noms des heureux élus, il ne demeure plus que deux inconnues. Cynthia Ligeard, Bernard Deladrière, Philippe Germain, André-Jean Léopold, Gilbert Tyuienon, Jean-Louis d’Anglebermes, Anthony Lecren et Dewe Gorodey sont les noms déjà connus auxquels devraient s’ajouter encore un membre Calédonie ensemble, sans doute issu de la société civile, et un membre UNI. Deux incertitudes qui devraient être levées prochainement…

Th. S.

Djaïwé ne peut pas être « ministre »

Djaïwé ne peut pas être « ministre »

Depuis quelques jours, une rumeur laisse entendre que l’ancien vice-président de la Province nord, déclaré inéligible à la suite des législatives de 2012, pourrait devenir membre du futur gouvernement Ligeard. Ambition impossible…

 

Dans les allées du Congrès, vendredi 23 mai à l’occasion de l’élection du nouveau bureau de l’hémicycle du boulevard Vauban, certains n’hésitaient pas à avancer que Jean-Pierre Djaïwe, présent lors de cette séance, pourrait accompagner Dewe Gorodey, pour l’UNI, dans le futur exécutif appelé à être dirigé par Cynthia Ligeard. Une rumeur qui a animé les débats entre ceux qui pensaient que l’inéligibilité de l’ancien candidat indépendantiste aux législatives de 2012 dans la seconde circonscription n’était pas un problème et les autres qui estimaient le contraire.

Toutefois, la réalité de la loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie et son article 110 répondent clairement à cette question : « Les membres du gouvernement sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l’ordre de présentation. (…) Les candidats doivent satisfaire aux conditions requises pour être électeurs et éligibles aux assemblées des Provinces. En cas de doute sur l’éligibilité d’un candidat, le Haut-commissaire de la République peut saisir, dans les quarante-huit heures du dépôt des listes, le Tribunal administratif qui se prononce dans les quarante-huit heures. Si le Tribunal administratif constate qu’un candidat est inéligible, la liste dispose de vingt-quatre heures pour se compléter. » En résumé, Jean-Pierre Djaïwé ne peut pas être « ministre ».

Th. S.

De drôles de tractations

De drôles de tractations

Dans le cadre de leur contrat de gouvernance, Calédonie ensemble, le Front pour l’unité et l’Union pour la Calédonie dans la France sont passés aux discussions concernant les postes au sein du futur du gouvernement. Des échanges qui ne poseraient pas de problème si nous n’avions pas un exécutif collégial au sein duquel siègent aussi les indépendantistes…

 

Ce mardi matin encore, ils se sont retrouvés dans les bureaux du gouvernement pour tenter de trouver des terrains d’entente concernant les portefeuilles du futur gouvernement Ligeard. Calédonie ensemble, le FPU et l’UCF discutent, mais ils oublient sans doute que leur répartition ne peut pas s’exonérer de la présence des futurs « ministres » indépendantistes qui ne vont sûrement pas se pointer pour récupérer tout ce dont ne voulait pas le camp non indépendantiste. Car il nous semble que cette distribution des rôles ne peut pas se faire dans le dos de certains, mis devant le fait accompli.

C’est justement contre cette stratégie que Calédonie ensemble avait pesté, ses trois « ministres » ayant toujours refusé les attributions imposées par Harold Martin et consorts. Les temps ont-ils changé ? Voire… En attendant, il se confirme que l’appétit de Sonia Backes demeure insatiable puisqu’elle réclame l’agriculture, mais aussi l’énergie et quelques autres secteurs. Du côté du FPU, la présence de Bernard Deladrière se précise également, mais avec quels portefeuilles ? Et pour ce qui concerne Calédonie ensemble, à l’exception de Philippe Germain, prêt à redevenir « ministre » comme il l’avait été du temps du gouvernement Gomès, on peine à connaître les identités des deux autres postulants. La rumeur fait état de personnalités de la société civile et le nom de Pierre-Henry Charles circule. Du côté des indépendantistes, on parle du maintien d’Anthony Lecren pour l’UC et de la présence de l’inamovible Dewe Gorodey pour le PALIKA. Affaires à suivre…

Th. S.

Il y aurait de l’eau dans le gaz entre Backes et Yanno

Il y aurait de l’eau dans le gaz entre Backes et Yanno

Malgré le nouveau contrat de gouvernance, tout ne se passerait pas si bien, au sein de l’Union pour la Calédonie dans la France (UCF), entre la tête de liste des provinciales et le grand battu des municipales à Nouméa. Tensions…

 

Gaël Yanno est-il revenu en pôle-position au sein de son mouvement ? Si on se fie à la conférence de presse du vendredi 16 mai, lors de la présentation des grandes lignes du contrat de gouvernance scellé entre Calédonie ensemble, le Front pour l’unité et l’Union pour la Calédonie dans la France, on peut effectivement le penser. Car c’est bien lui, le battu des municipales de Nouméa, qui était aux premières loges, en compagnie de Cynthia Ligeard et de Philippe Gomès. Lui et pas Sonia Backes, la tête de liste de l’UCF le 11 mai dernier.

Pourtant, nous étions nombreux à penser, après la défaite de l’ancien Premier adjoint au maire de Nouméa, que le leadership, au sein de l’Union pour la Calédonie dans la France, avait changé et que ce nouveau revers de Gaël Yanno – deux ans après celui des législatives – l’avait condamné à être plus en retrait, derrière Sonia Backes. Sauf que les récents événements semblent démontrer le contraire puisque c’est encore l’ancien député de la première circonscription, et personne d’autre, qui se voit confier la présidence du Congrès.

En fait, la campagne des provinciales a mis en lumière l’image peu attractive de la « ministre » préférée d’Harold Martin, une tendance clairement remarquée, tant en dehors qu’au sein de l’UCF où certains se sont finalement rendus compte que Gaël Yanno passait mieux que Sonia Backes. Bien évidemment, ces constats ont généré quelques vives tensions, plus que jamais d’actualité. Il reste maintenant à savoir si le temps va finir par apaiser les esprits… En attendant, dans les coulisses, on évoque le portefeuille de l’agriculture, dans le futur gouvernement Ligeard, pour Sonia Backes. Le nom de Bernard Deladrière, pour le FPU, est également avancé pour faire partie du nouvel exécutif…

Th. S.