Ce que vous avez manqué ces deux derniers jours

Ce que vous avez manqué ces deux derniers jours

L’interview de Didier Julienne au sujet de l’usine du Sud

La Province sud entend assumer toutes ses responsabilités

Des Bleus en demi-teinte

Les lourds enjeux du gouvernement

Quand Wamytan laisse Dang sans voix

Avec ou sans Lazare ?

L’autosatisfaction de Martin

Wamytan nous en dit plus sur son projet minier

Cette Histoire qu’il ne faut pas occulter

Les citadelles du FPU et de l’UCF

Les citadelles du FPU et de l’UCF

Même si, en apparence, l’unité semble de rigueur depuis la mise en œuvre du contrat de gouvernance solidaire, il règne de vives dissensions, en interne, au sein du Front pour l’unité et de l’Union pour la Calédonie dans la France. Oppositions…

Au sein de l'UCF, Sonia Backes symbolise cette difficulté de concilier ambitions et unité...

Au sein de l’UCF, Sonia Backes symbolise cette difficulté de concilier ambitions et unité…

De tout cela, ils n’aiment pas en parler publiquement, mais lorsqu’ils discutent en privé, il n’existe plus guère de limites pour étaler tout ce qu’ils ont sur le cœur. Et si Calédonie ensemble apparaît très homogène, derrière son leader incontesté, il n’en va pas de même pour les deux partenaires non-indépendantistes. Au sein de l’UCF, nous avons déjà évoqué ici les relations plutôt crispées entre Sonia Backes et Gaël Yanno, mais aussi l’acrimonie d’Isabelle Lafleur, s’estimant trop à l’écart dans cette distribution des beaux rôles institutionnels.

En fait, il semble évident que le MPC cherche à être la locomotive de l’Union pour la Calédonie dans la France, mais avec deux élus qui exigent les commandes pour mener ce mouvement sur les bons rails, rien n’est simple. Sans surprise, cette prééminence du Mouvement populaire calédonien n’est pas vraiment du goût du RPC des Lafleur qui ont financé les municipales et les provinciales et s’estiment un peu lésés. Quant au MRC de Philippe Blaise, patience… Nul doute que le début de la mandature et les dossiers sensibles lui offriront moult occasions d’afficher certaines amertumes…

Les jeunes du FPU remontés

Dans les rangs du Front pour l’unité, la première secousse est venue des jeunes – les élus et celles qui ne le sont pas – peu satisfaits de se voir exclus des discussions avec Calédonie ensemble et l’UCF. Cynthia Ligeard, leur tête de liste, avait pourtant parié sur le renouvellement, mais ce sont bien les « vieux » – Harold Martin et Didier Leroux notamment – qui mènent les débats pour leur camp. Un choix très controversé par les Santa, Bernut et Ruffenach qui sont même allés jusqu’à demander une entrevue avec Pierre Frogier. Toutefois, comme le président du Rassemblement devait être trop occupé, il a préféré les envoyer vers Eric Gay, lequel leur a fait comprendre, en résumé, qu’ils n’avaient pas à l’ouvrir. Bonjour l’ambiance…

Bien évidemment, Philippe Gomès scrute les atermoiements de ses deux nouveaux partenaires avec intérêt. Il note les premiers accrocs et attend les prochaines déchirures. Serein et déterminé, d’autant que Calédonie ensemble reste sur trois succès depuis 2012 alors que le FPU et l’UCF viennent d’encaisser autant de revers consécutifs. De plus, le député de la seconde circonscription n’a pas oublié les meurtrissures de son échec de 2007 lors des législatives dans la première circonscription. Et il avait eu beaucoup de mal à le digérer. Un revers, c’est déjà dur à encaisser, alors trois…

Th. S.

Mais où qu’il sera donc Harold ?

Mais où qu’il sera donc Harold ?

Tout sourire et très décontracté lors de l’élection du nouveau bureau de la Province sud, le président du gouvernement a étonné, d’autant qu’on ne sait pas vraiment ce qu’il a obtenu dans cette réunification. Postures…

La paix des braves entre Philippe Michel et Harold Martin...

La paix des braves entre Philippe Michel et Harold Martin…

Harold Martin aux côtés de Philippe Michel pour échanger paisiblement en compagnie de Cynthia Ligeard… Quelle divine évolution après ces nombreuses séances au Congrès où l’invective et les insultes étaient souvent au rendez-vous des échanges entre ces deux mêmes hommes. Ce vendredi 16 mai, toutefois, il fallait croire que tout ou presque était oublié, que les rancœurs étaient placardisées et qu’il fallait afficher sa bonne humeur.

Dans ce rôle-là, le maire de Païta a été parfait, plaisantant avec les uns, épiloguant avec d’autres, comme si de rien n’était. Toutefois, à la lecture du contrat de gouvernance scellé entre les trois grands partis non indépendantistes, on se demande bien ce qui peut satisfaire l’actuel président du gouvernement dont le nom n’apparaît plus dans cette nouvelle répartition des institutions.

A-t-il été aussi oppressant et menaçant vis-à-vis du Front pour l’unité – avec cette sixième place sur la liste de Cynthia Ligeard – pour ça ? Cette disparition annoncée des premiers rôles ? Voire… Quoi qu’il en soit, Harold Martin, après avoir sacrifié les Vittori, Robineau et autre Ohlen durant la campagne provinciale, sait aujourd’hui qu’il ne peut pas vraiment faire de même avec tous les collaborateurs qui attendent d’en savoir plus sur leur avenir. Encore aussi flou que celui du maire de Païta…

Th. S. 

Province sud : une élection en images

Province sud : une élection en images

Le nouveau bureau de la Province sud a été élu ce matin, marqué par la mise en place du contrat de gouvernance scellé entre Calédonie ensemble, le Front pour l’unité et l’Union pour la Calédonie dans la France. Panorama…

Harold Martin de nouveau aux côtés de Philippe Michel, et en bons termes, une image qu'on n'avait plus vu depuis trois ans au moins.

Harold Martin de nouveau aux côtés de Philippe Michel, et en bons termes, une image qu’on n’avait plus vu depuis trois ans au moins.

Philippe Gomès aimable envers Cynthia Ligeard devant un Harold Martin tout sourire, c'est sans doute cela l'effet contrat de gouvernance...

Philippe Gomès aimable envers Cynthia Ligeard devant un Harold Martin tout sourire, c’est sans doute cela l’effet contrat de gouvernance…

Deux nouvelles élues, Nina Julié et Marie-Françoise Hmeun, entourent un revenant, Philippe Germain.

Deux nouvelles élues, Nina Julié et Marie-Françoise Hmeun, entourent un revenant, Philippe Germain.

L'UCF et le FPU sont du même côté au sein de l'Assemblée, face à Calédonie ensemble. Un signe ?

L’UCF et le FPU sont du même côté au sein de l’Assemblée, face à Calédonie ensemble. Un signe ?

Et au milieu de l'hémicycle, les sept élus indépendantistes...

Et au milieu de l’hémicycle, les sept élus indépendantistes…

Evelyne et Jean Lèques dans le public pour assister à cette élection. Un symbole de la réconciliation du camp non indépendantiste ?

Evelyne et Jean Lèques dans le public pour assister à cette élection. Un symbole de la réconciliation du camp non indépendantiste ?

Faut-il avoir la victoire modeste ? Telle est sans doute la question qui taraude l'esprit de Philippe Gomès depuis la mise en place de ce contrat de gouvernance...

Faut-il avoir la victoire modeste ? Telle est sans doute la question qui taraude l’esprit de Philippe Gomès depuis la mise en place de ce contrat de gouvernance…

 

Peut-il y avoir une entente à trois avec Martin ?

Peut-il y avoir une entente à trois avec Martin ?

Si les trois partis majeurs du camp non-indépendantistes discutent depuis lundi 12 mai d’une plateforme commune, on peut se demander si la présence du président du gouvernement, si honni par Calédonie ensemble, ne va pas réduire cette alliance à deux : le parti vainqueur des provinciales dans le Sud et l’UCF…

 

Même si Philippe Michel a déclaré ce lundi 12 mai, dans le journal télévisé de NC 1ère, que l’éventuelle future entente entre son parti, le FPU et l’UCF ne voulait pas dire qu’ils seraient forcément d’accord sur tout, on se demande déjà, depuis la proclamation des résultats, si certains points ne réduisent pas les chances de rassembler le plus grand nombre.

L’emblématique cas Martin résume parfaitement ce contexte. En effet, durant ces deux campagnes – municipale et provinciale –, on ne peut pas dire que les relations entre Calédonie ensemble et le maire de Païta se sont franchement arrangées. En mars, Harold Martin a été poussé au second tour par Frédéric de Greslan et même s’il a été réélu de justesse, il doit composer maintenant avec un recours en annulation de cette élection. Plus récemment, Philippe Gomès a chargé la mule, clamant à moult reprises qu’on ne peut pas être caché dans la benne (6ème d’une liste) et vouloir ensuite reprendre le volant (donc les commandes des institutions).

Lors de ce scrutin du 11 mai, Harold Martin n’avait pas hésité à sacrifier les élus de son parti – Pascal Vittori, Sylvie Robineau et Isabelle Ohlen – pour trouver une place sur la liste FPU. Cynthia Ligeard va-t-elle en faire de même – le sacrifice du président du gouvernement – pour se greffer dans cette nouvelle entente non-indépendantiste ? Voire… Quoi qu’il en soit, il n’est pas interdit de penser, compte tenu de l’histoire récente et de toutes les rancœurs accumulées, que le trio annoncé se réduira à un duo : Calédonie ensemble avec l’Union pour la Calédonie dans la France…

Th. S.

De la mise en examen à la mise en scène

De la mise en examen à la mise en scène

Le Front pour l’unité a enfin montré Harold Martin, pourtant absent sur ses affiches électorales, sur les écrans de la campagne télé officielle. Ce mardi 6 mai, le maire de Païta a été fidèle à lui-même. Extravagant et trop peu convaincant…

MartinCampOff

 

En 2004, après le passage d’Harold Martin, pour l’Avenir ensemble, sur les écrans de la campagne télévisée officielle des provinciales, feu Jacques Lafleur n’avait pas hésité à rebaptiser le maire de Païta devenu « la marquise poudrée ». Dix ans plus tard, la nouvelle prestation officielle du candidat de la liste conduite par Cynthia Ligeard pourrait être affublée d’un nouveau sobriquet : « le signataire effarouché ». Durant ces deux minutes, en effet, celui qui est encore président du gouvernement nous a offert un grand moment télé.

Pour ceux qui l’auraient oublié, il a d’abord rappelé sa qualité de signataire qui a donc rejoint le FPU pour trouver un nouvel accord. Il a ensuite repris un argument de Philippe Gomès, clamant que les référendums ne règlent rien et qu’ils peuvent même générer de la violence. Chemise bleu foncé sur fond rose, les bras qui moulinent souvent, Harold Martin est enfin entré dans le vif du sujet au bout d’une minute. « Fort de mes cinq années à la présidence du gouvernement et de ma qualité de signataire, je dis que vous pouvez avoir confiance dans notre capacité à mettre en œuvre cet accord, parce que c’est un accord de bon sens. »

Il est donc opportun de rappeler que le maire de Païta, durant cette mandature qui s’achève, n’a pas été à la tête du gouvernement durant cinq ans. Il est également nécessaire de souligner que le candidat de la liste FPU, qui veut des élus « irréprochables », est doublement mis en examen : dans ce contexte, peut-on lui faire confiance ? Enfin, il faut aussi reprendre les récentes déclarations des indépendantistes qui ne veulent pas de ce troisième accord. Bref, Harold Martin a fait le boulot sans être réellement crédible et convaincant. Mais si une suite est envisagée à « La vérité si je mens », nul doute que le maire de Païta pourra briguer un rôle. Ses essais, ce mardi 6 mai sur les écrans de NC 1ère, étaient parfaits…

Th. S.

Les grandes inconnues du 11 mai (2)

Les grandes inconnues du 11 mai (2)

Après les incertitudes planant sur une commune, en l’occurrence Bourail, place à l’embarras d’un parti, l’Avenir ensemble. Tout du moins ce qu’il en reste…

 

Que reste-t-il des 9 894 voix que l’Avenir ensemble avait recueillies en 2009 ? Déjà, si ce parti n’avait pas subi les ultimes secousses d’une scission entre Harold Martin et les autres élus – Pascal Vittori, Sylvie Robineau, Isabelle Ohlen – refusés par le Front pour l’unité (FPU), cette question aurait eu bien du mal à trouver une réponse claire, tant son audience s’est érodée au fil des ans et d’un travail de terrain un peu délaissé. Mais aujourd’hui, alors que le maire de Païta est là, sur la liste de Cynthia Ligeard, et que les autres sont aux abonnés absents, force est de constater qu’on peut se demander si ce résultat de 2009 ne s’est pas réduit comme une peau de chagrin.

Dans son fief, lors du dernier scrutin municipal de mars, tout le monde a pu constater qu’Harold Martin était en perte de vitesse, loin de rassembler la majorité de ses administrés comme il avait pu le faire auparavant. A cette évidence s’ajoute une tendance en provenance de Boulouparis notamment. En effet, ils sont nombreux les électeurs de mars de Pascal Vittori à confier qu’ils ne voteront pas en faveur du FPU après ce qu’il est advenu à leur favori mis à l’écart.

Dès lors, si l’Avenir ensemble se résume pour ce scrutin provincial au seul Harold Martin, lui-même en recul et à la réputation si sulfureuse, il y a tout lieu de penser que la liste de Cynthia Ligeard ne bénéficiera pas d’un surplus de voix très conséquent de ce côté-là. Pour s’en convaincre, il suffira de reprendre les résultats de l’Avenir ensemble il y a cinq ans dans toutes les communes du Sud et de les comparer avec les résultats du FPU. Pour vous mettre en appétit, sachez que le parti d’Harold Martin, en 2009, avait récolté 1 800 voix à Païta et le RUMP de l’époque 773 suffrages ; à Dumbéa 974 voix et le RUMP 2 289 ; au Mont-Dore 1 258 et le RUMP 3 106… Préparez vos calculettes dimanche prochain.

Th. S.