Ce que vous avez manqué ces deux derniers jours

Ce que vous avez manqué ces deux derniers jours

L’interview de Didier Julienne au sujet de l’usine du Sud

La Province sud entend assumer toutes ses responsabilités

Des Bleus en demi-teinte

Les lourds enjeux du gouvernement

Quand Wamytan laisse Dang sans voix

Avec ou sans Lazare ?

L’autosatisfaction de Martin

Wamytan nous en dit plus sur son projet minier

Cette Histoire qu’il ne faut pas occulter

Le MEDEF-NC alerte, sur l’urgence à prendre une décision, concernant l’activité de Vale-NC vis-à-vis de ses sous-traitants et fournisseurs

Le MEDEF-NC alerte, sur l’urgence à prendre une décision, concernant l’activité de Vale-NC vis-à-vis de ses sous-traitants et fournisseurs

Par le MEDEF-NC *

L’arrêt de l’usine de nickel de Vale-NC a des conséquences importantes sur l’emploi des nombreux sous-traitants et fournisseurs qui dépendent de l’industriel ; et si le cumul des salaires mensuels versés aux 1 300 salariés (1 milliard par mois), celui des 1 680 employés des fournisseurs et sous-traitants doit le dépasser.

Les incertitudes qui pèsent sur l’avenir de l’usine et une date de reprise ont amenés les fournisseurs et sous-traitants à se manifester auprès du MEDEF-NC pour témoigner de l’urgence à décider du sort réservé à un ensemble d’activités dont le périmètre économique cumulé est bien plus important que les seuls emplois de l’usine.

Concrètement, les paiements des factures aux sous-traitants ou fournisseurs sont reportés, les contrats commerciaux sont suspendus. Cette situation, dite deforce majeure par l’industriel, engendre des conséquences immédiates qui sont graves pour les entreprises et leurs salariés.

Le MEDEF-NC alerte ainsi sur une situation qui est en train de s’aggraver de jours en jours – c’est un effet boule-de-neige sur plusieurs secteurs d’activité qui se produit actuellement et en matière sociale des mesures vont devoir être prises rapidement :mise en congé, mise en chômage technique ; non renouvellement de contrats de travail etc. ; tout cela dans une période économique déjà très fragile.

Nous sommes face à un risque économique et social majeur car en fait, s’est-on aussi interrogé sur le coût d’une telle crise pour la Nouvelle-Calédonie ( : pour les contribuables, et les organismes sociaux) ? Les effets en cascade obligent à une réaction rapide des autorités politiques : la décision sur les suites à donner doit être prise dans les plus brefs délais, dans l’intérêt de l’outil industriel, des entreprises et des salariés.

* Communiqué publié ce jeudi 15 mai.

Quelques futurs points de tensions et de crispations

Quelques futurs points de tensions et de crispations

La mandature qui s’ouvre va sans doute être marquée par un drôle de jeu d’alliances de circonstances. D’autant que de nombreux dossiers vont poser problème. Inventaire en quatre points symboliques…

 

Le nickel : voilà sans doute le point le plus divergent au sein du camp non-indépendantiste. Si Calédonie ensemble plaide la cause d’une prise de majorité dans la SLN et d’une remise en cause du protocole d’accord Prony-Pernod, le FPU et l’UCF ont déjà fait savoir qu’ils souhaitaient le statu quo pour la Société le nickel et qu’ils avalisaient la démarche de Cynthia Ligeard pour les deux pépites du Grand Sud. Dans ce contexte, le parti de Philippe Gomès semble avoir davantage de proximités avec les indépendantistes, d’autant plus qu’il défend également la stratégie offshore de la SMSP pour le traitement des minerais pauvres.

Les squats : ces trois dernières années, la réhabilitation de l’habitat précaire initiée par Pierre Frogier n’a cessé d’être vilipendée par Calédonie ensemble. Durant la campagne des provinciales, dans le squat Kawati, des voix se sont même élevées pour dénoncer les conditions dans lesquelles sont installés des blocs sanitaires qui coûtent très cher. Le Front pour l’unité peut-il accepter de se dédire sur cet autre dossier emblématique, au profit du parti de Philippe Gomès ? Rien n’est moins sûr…

La TGA : reportée après son zéro pointé au Congrès, le projet de loi du pays porté par Sonia Backes va-t-il ressortir du placard dans le cadre de la réforme de la fiscalité ? Voire… Calédonie ensemble n’est pas un fervent partisan de cette taxe alors que tous les autres partis veulent l’instaurer, mais avec des modalités qui diffèrent selon les chapelles politiques. Pour quel résultat ? Sans doute de nouveaux épisodes institutionnels truculents… Car il va bien falloir trouver les moyens de remplir des caisses vides.

Le transfert de l’article 27 : optionnel pour les uns – qui veulent mettre un coup d’arrêt aux transferts – mais obligatoire pour les autres – qui estiment qu’il rentre dans le cadre de l’application pleine et entière de l’Accord de Nouméa –, ce transfert de compétences est sans doute le sujet qui va causer le plus de tourments dans les discussions à venir. Entre l’UCF qui n’en veut pas et le FLNKS qui en a fait une priorité, Calédonie ensemble n’a jamais exprimé clairement son avis sur ce dossier. Mais demain, lorsque les institutions seront en place, il faudra bien trouver un consensus minimal. Dans le cas contraire, il est fort possible que les tensions s’exacerbent. Et donnent lieu à quelques dérapages incontrôlés…

Th. S.

La fuite de Vale provoque une flambée

La fuite de Vale provoque une flambée

Vendredi 9 mai, la tonne de nickel a dépassé les 20 000 dollars au London metal exchange (LME), ce qui n’était plus arrivé depuis février 2012. La cause de cette nouvelle envolée ? La dernière fuite dans l’usine de Goro Nickel. Déjà très tendu en raison de l’arrêt des exportations du minerai indonésien, le marché du nickel réagit aujourd’hui à la moindre secousse. Car les opérateurs craignent de plus en plus un déficit d’offre au niveau mondial. Du même coup, depuis quatre mois, le cours de l’or vert a progressé de 45%…

Et comme de nombreux analystes estiment aujourd’hui que l’embargo indonésien – avec un production plongeant de 80% – va s’installer durablement, la Chine, le premier client de l’Indonésie, devrait être affectée. Chez le premier consommateur mondial de nickel, les stocks commencent à baisser et quelques experts prédisent d’ores et déjà que le marché va connaître le déficit lors du second semestre 2014 ou lors du début de l’année 2015. Ils anticipent même des cours pouvant atteindre les 30 000 dollars la tonne l’an prochain.

Th. S.

De l’info ? Non, des ragots…

De l’info ? Non, des ragots…

Calédosphère est toujours prêt à tout pour faire le buzz, en s’exonérant souvent des règles minimales de notre métier. Ainsi, le site de Franck Thériaux a annoncé mercredi 7 mai que Frogier et Wamytan avaient dealé un troisième accord. Fadaises…

 

Qui peut franchement croire, en pleine campagne électorale, qu’une tête de liste en Province sud et un sénateur en conflit avec la nouvelle ministre des Outre-mer sont capables de boucler un nouvel accord en quelques minutes, le samedi 3 mai ? Bien évidemment, les gens sérieux ne peuvent pas être dupes d’une telle manœuvre qui relève davantage de l’illusion que de l’information.

Mais Calédosphère ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Et le lendemain de ce ragot, le site a même publié un texte intitulé : « Les politiques réagissent ». Or, à l’exception d’un colistier de Roch Wamytan qui dément et de l’annonce d’une rencontre entre Philippe Gomès et Gaël Yanno, il n’y a pas la moindre réaction. Vous avez dit fumisterie ? Nous n’en sommes pas loin.

Pour s’en convaincre, il faut juste rappeler que, dans le cadre de ce troisième éventuel accord, le Rassemblement souhaite notamment le dégel du corps électoral et la modification de la clef de répartition. Tout ce dont les indépendantistes – M. Wamytan également – ne veulent pas entendre parler. Et en matière nickel, autre exemple, il est bien délicat de voir où se trouvent les convergences entre l’UC et le parti de Pierre Frogier. Les premiers exigent les 51% dans la SLN et la remise en cause du récent protocole de Prony et Pernod. Tout ce que le Rassemblement ne veut pas. Bref, s’il y a un deal entre Frogier et Wamytan, c’est bien davantage dans les rêves fantasmagoriques de Calédosphère que dans la réalité.

Th. S.

Le nickel reprend de la hauteur

Le nickel reprend de la hauteur

NickelCoursPrès de 40% de hausse depuis le début de l’année 2014… Visiblement, les prédictions de Jim Lennon se vérifient puisque l’expert de Macquarie annonçait dans une étude publiée début avril : « Vous n’avez encore rien vu ». En dessous des 14 000 dollars US la tonne il y a quelques mois, les cours du nickel sont désormais repassés au-dessus de la barre des 18 000 dollars. Une envolée amplifiée par les possibles sanctions qui planent désormais au-dessus de la Russie qui représente 12% de l’offre mondiale de nickel.

Cette éventuelle menace s’ajoute bien évidemment à l’arrêt des exportations indonésiennes qui a largement réduit la production chinoise de fonte de nickel. Et comme les demandes en provenance de l’Europe, des Etats-Unis et de la Chine sont en augmentation, les cours reprennent de la hauteur au London metal exchange (LME). Malgré des stocks qui atteignent encore près de 750 000 tonnes de métal et les stocks de minerais, les réserves accumulées devraient fondre rapidement, selon certains analystes, pour tomber à la fin de l’année 2016 au même niveau que dix ans plus tôt, lorsque les cours avaient atteint les 30 000 dollars la tonne. Néanmoins, dans un contexte fortement marqué par une importante spéculation, il ne faut pas exclure quelques notables corrections.

En attendant, il faut savoir que les producteurs japonais de ferronickel sont parvenus à pallier l’absence d’importation du minerai indonésien par une hausse de leurs achats aux Philippines et en Nouvelle-Calédonie. Mais l’utilisation d’un minerai plus pauvre va renchérir leurs coûts de production. Bien évidemment, ces cours à la hausse permettent à la SLN de souffler un peu et à la SMSP de retrouver des couleurs financières en Corée du Sud. Il reste maintenant à savoir si ces nouvelles éclaircies vont permettre à Vale dans le Sud et à Glencore dans le Nord de produire plus et de se rapprocher de leurs objectifs initiaux.

Th. S.

Les drôles de compatibilités des Nouvelles

Les drôles de compatibilités des Nouvelles

Dans son édition du jour, le quotidien nous propose, en page 2 et 3, une présentation des six têtes de liste en Province sud. Et si les brefs portraits présentés résument assez bien les trajectoires de chacun, c’est plutôt la rubrique « Compatible avec… » qui interpelle. En effet, à côté de chaque candidat, Les Nouvelles ont décidé de nous dire qui est conciliable avec qui et sur quoi. Or, la lecture de cet encadré donne lieu à quelques surprises.

Philippe Gomès serait donc compatible avec les parti non-indépendantistes sur les thèmes suivants : économie, référendum éclairé, enseignement. Visiblement, la rédaction du quotidien n’a pas bien lu le programme de Calédonie ensemble qui, dans le domaine du nickel et de l’enseignement, est à des années-lumière de l’Union pour la Calédonie dans la France et du Front pour l’unité. En outre, on ne peut pas dire que Cynthia Ligeard et Sonia Backes apprécient vraiment le référendum éclairé.

Roch Wamytan, lui, serait compatible avec le FPU et Calédonie ensemble sur… l’indépendance, le social et la vie chère. Si, pour les deux derniers thèmes, il peut y avoir effectivement quelques convergences, concernant l’indépendance, on ne voit pas où sont les compatibilités entre le FLNKS et les partis de messieurs Frogier et Gomès.

Cynthia Ligeard, elle, serait donc en phase avec tous les partis sur le troisième accord, l’économie et l’emploi. Rien que sur l’économie et le nickel, ce n’est pas du tout le cas pour la prise de majorité dans le capital de la SLN, voulue par Calédonie ensemble et les indépendantistes, mais aussi pour la remise en cause du protocole d’accord pour les gisements de Prony et Pernod.

Sonia Backes, enfin, serait compatible avec les partis non-indépendantistes pour la non-indépendance, la vie chère et l’environnement. Or, il nous semble que le quotidien nous précise que le FPU et Calédonie ensemble seraient également en phase avec Roch Wamytan pour l’indépendance. Vous avez dit paradoxe ?

Au final, on se demande bien à quoi sert cette rubrique, tant elle est aléatoire, parfois contradictoire et un peu illusoire… Faut-il en déduire que le but de la manœuvre était ailleurs ? Une tentative d’embrouiller un peu les esprits ? Voire…

Th. S.